‹ Traite de geognosie, ou expose des connaissances actuelles sur la constitution physique et minerale du globe terrestre. Par J.F. D'Aubuisson de Voisins ... Tome premier 3 Tome 3Chapitre 10 sur 38 · IV. Système des Pays-Bas et du sud du \ de Galles · texte numérisé non relu

IV. Système des Pays-Bas et du sud du \ de Galles

Les formations du grès rouge et du zechstein, déposées primitivement en couches à peu près horizontales, au pied des montagnes du Harz, du pays de Nassau, de la Saxe, sont

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bien loin d’avoir conservé partout leur horizontalité primitive. Elles présentent au contraire un grand nombre de fractures et de dérangements, dont une grande partie affectent en même temps les formations du grès bigarré et du muscbeikalk, mais dont une certaine classe ne dépasse pas le zecbstein, et parait s’être produite immédiatement après son dépôt. De ce nombre sont les failles et les inflexions variées dirigées mojeunemeut de l’Est à l’Ouest, que présentent les couches du grès rouge, du weiss-liegende , du kupferschiefer et du zecbstein , dans le pays de Mansfeld} accidents dont M. Freisleben avait déjà indiqué que la production devait être antérieure au dépôt du grès bigarré.

Ces accidents remarquables de la stratification des premières couches secondaires du Mansfeld me paraissent n’être qu’un cas particulier d’un ensemble d’accidents de stratifié cation qui, depuis les bords de l’Elbe jusqu’aux petites îles de la baie de Saint-Bride., dans le pays de Galles, et jusqu’à la chaussée de Sein en Bretagne, affectent toutes les couches de sédiment dont la formation n’est pas postérieure à celle duzechstein. Dans cette étendue de a8o lieues, toutes les couches dont il s’agit, partout où elles ne sont pas dérobées à l’observation par des formations plus récentes auxquelles ces mouvements sont étrangers, se présentent dans un état plus ou moins

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completde dislocation. Il y a même des pointé comme à Liège, à Mons, à Valenciennes, sur les flancs des Mendip- Hills et dans le bassin houiller de Quimper, où elles présentent les contorsions les plus extraordinaires; où leur profll présente, par exemple, la forme d’un Z, ou des formes plus bizarres encore. ^ Ces accidents de stratifications ont pour caractère commun, que les couches sesontpour ainsi dire repliées sur elles-mêmes sans s’élever en montagnes considérables, qu’ils n’occasionnent à la surface du terrain que de faibles protubérances, malgré la complication des contorsions que les coucbes présentent à l’intérieur, et que les plis (ou les lignes de fracture ) se sont produits, pour moitié , dans une direction parallèle à un grand cercle qui traverserait le Mansfeld perpendiculairement au méridien de ce pays, et pour l’autre moitié, suivant les directions des dislocations que présentaient déjà en chaque point les couches plus anciennes affectées par des bouleversements antérieurs. Ainsi, dans la bande de terrain carbonifère qui s’étend d’une manière presque continue depuis le pays de la Marck jusqu’aux environs d’Arras, les couches de calcaire, de grès, d’argile schisteuse et de houille, se dirigent, tantôt presque de l’Est à l’Ouest , parallèlement au grand cercle ci-dessus désigné, tantôt presque du W.-E. au S.-0., parallèlement à la stratification des terrains

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schisteux anciens de rEiHel et du Uundsruck. Sur les bords du canal de Bristol, et dans tout le midi du pays de Galles, on voit de même la stratification , souvent très-contournée, du système carbonifère, osciller entre deux directions, l’une courant de l’E. un peu N. à rO. un peu S., parallèlement à ce même grand cercle désigné ci-dessus; l’autre courant de l’E. io° S. à rO. 10“ N., parallèlement à la direction des couches de schistes et de grauwacLe du nord du Devonshire, qui probablement s’élevaient déjà en montagnes avant le dépôt de la série carbonifère. On les voit aussi en approchant du pied des montagnes schisteuses anciennes qui couvrent le nord du pays de Galles, participera la direction N. E.-S. O., qui domine dans ces montagnes. Un phénomène du même genre se reproduit dans le bassin houiller de Quimper. Malgré la grande étendue de terrains récente qui séparent les terrains carbonifères de la Belgique de ceux des bords du canal de Bristol , et qui rend leur continuité problématique, on peut remarquer que, de part et d’autre, les contorsions qui affectent les couches, présentent des caractères communs, dont l’un, par exemple, consiste en ce que les contournements sont beaucoup plus forte dans la partie méridionale de la bande disloquée, que dans la partie septentrionale. On peut remarquer aussi qu’indépendamment de leur complication, les dislocations dont

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ce système se compose, se distinguent de celléà qui forment le système précédent, dont quelques géologues les rapprochent chronologiquement, en ce que très-rarement, nulle part peut-être, elles n’ont donné passage à ces roches trappéennes dépourvues de quartz (toadstone, whinstone), qui forment presque constamment le cortège des failles nord -sud du ^sterne du nord de l’Angleterre.

Les traits de ressemblance que présentent toutes les dislocations que je viens d’indiquer, depuis le pays de Mansfeld jusqu’à l’extrémité occidentale du Pembrockshire, me portent à les considérer comme résultant d’un même phénomène, à moins que quelque observation positive ne prouve qu’elles ont été produites à des époques distinctes. Ce phénomène serait nécessairement postérieur au dépôt du zechstein, et antérieur au dépôt du poudingue de Malmedy , et dps conglomérats magnésiens des Mendip- Hills et des environs de Bristol, qui s’étendent horizontalement sur les tranches des couches carbonifères disloquées. M. le professeur Sedgwick regarde le conglomérat magnésien de Bristol comme plus récent que le calcaire magnésien du nord de l’Angleterre, qui est parallèle au zechstein; et rien ne s’oppose jusqu’ici à ce qu’on assigne une date semblable au poudingue de Malmédy; mais comme cependant le conglomérat magnésien de Bristol doit nécessairement rester

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parmi les assises les plus anciennes du nouveau grès rouge des Anglais, on voit que si toutes les dislocations que je viens d’énumérer sont le résultat d’une seule catastrophe, cette catastrophe doit avoir eu lieu immédiatement après le dépôt du zechstein.

Je suis encore porté à rapporter à cette même catastrophe les dérangementsmultipliés qu’ont subis les couches houillères de Sarrehruck, avant le dépôt du grès des Vosges, qui s’est étendu horizontalement sur leurs tranches, et les mouvements moins considérables que parait avoir éprouvé le sol des Vosges, entre le dépôt du grès rouge qui n’y a rempli que le fond de quelques dépressio ns , et celui du grès des Vosges qui s’y est élevé beaucoup plus haut, et y a recouvert des espaces beaucoup plus considérables.

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