aa
8ÜR LES S0CLÈVEMENT9
formations récentes. Cette ligne, qui est sen^ siblement parallèle à la direction Pjrénéo- Apennine, semble donc avoir été le rivage méridional d’une vaste mer qui, à l’époque des dépôts tertiaires, couvrait une grande partie du sol de l’Europe, et qui se trouvait limitée vers le Sud par un espace continental traversé par plusieurs bras de mer, et dont les montagnes du système des Pyrénées formaient les traits les plus saillants.
Les lambeaux de terrain tertiaire qui se sont formés dans les dépressions de ce même espace y sont souvent disposés suivant des lignes parallèles à la direction générale du système des Pyrénées : on conçoit toutefois que, comme ce grand espace présentait aussi des irrégularités résultant de dislocations plus anciennes et dirigées autrement, il a dû s’y former aussi des lambeaux tertiaires co-ordonnés à ces anciennes directions. C’est par cette raison que la direction dont il s’agit ne se inanifeste que dans une partie des traits généraux primitifs du bassin tertiaire de Paris, de i’île de Wigbl et de Londres. L’enceinte extérieure qui environne l’ensemble de ces dépôts, se trouve en effet en rapport avec des accidents de là surface du sol toul-à-fait étrangers au système des Pyrénées, auquel semblent au contraire se rattacher les protubérances crayeuses qui, s’interposant entre eux, les ont empêchés de former un tout continu.
Digilized by GoogI
DES MONTAGNES
De nouvelles montagnes s’étant ensuite élevées pendant la durée de la période tertiaire, les plus récentes des couches comprises sous cette dénomination, sont venues s’étendre le long des nouveaux rivages que ces montagnes ont déterminés, mais sans que la forme générale des nappes d’eau cessât de présenter de nombreuses traces de l’influence prédominante du système pyrénéen.