‹ Traité de géographie physique; climat - hydrographie - relief du sol - biogéographieChapitre 53 sur 162 · IV. à radio · texte numérisé non relu

IV. à radio

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y Argile rouge.

Océans, mers bordières et mers continentales. — La répartition géographique des régions abyssales et de la Plateforme Continentale, le développement et le rapprochement plus ou moins grand des rivages, tels doivent être les éléments d'une classification morphologique rationnelle des mers du globe.

Une première distinction s'impose entre les grands océans, comme l'Atlantique, et les mers, comme la Méditerranée. Les océans proprement dits sont les parties de la masse océanique où les régions abyssales sont le plus développées; la Plateforme Continentale n'y occupe jamais plus de 10 à 15 p. 100 de la surface. Les rivages sont formés par des masses continentales distinctes assez éloignées. Les îles sont en moyenne peu nombreuses et peu développées. La communication avec les autres océans est largement ouverte. Aussi tous les océans ont pour ainsi dire la même vie et obéissent aux mêmes lois physiques. — Au contraire, les mers ont toujours des conditions d'existence plus ou moins anormales. Les régions abyssales y sont relativement peu développées et même souvent manquent complètement. Bon nombre de mers sont limitées à la Plateforme Continentale (mer du Nord, Manche, Baltique, etc.). Les rives en sont formées par un seul continent avec des îles ou des presqu'îles s'y rattachant. Les hauts-fonds et les îles sont nombreux. La communication avec les océans est toujours plus ou moins imparfaite. Elle a lieu souvent par

des détroits ou des seuils, dont le fond ne permet pas l'échange direct avec les eaux de la région abyssale. Aussi chaque mer tend-elle plus ou moins à vivre de sa vie propre : la circulation, la distribution des températures et de la salinité y ont des caractères particuliers.

On peut distinguer les mers bordières, toujours situées sur le bord des grandes cuvettes océaniques, et communiquant avec elles par des seuils et des détroits assez larges et assez profonds pour participer dans une certaine mesure à leur vie (mers de Chine, du Japon, des Antilles, mer du Nord, etc.); — Les mers continentales, plus profondément engagées dans la masse des continents et ne communiquant avec les océans que par une ouverture étroite et peu profonde (mer Baltique, mer Méditerranée, mer Noire, etc.); l'influence du climat des continents qui les entourent et des cours d'eau qui s'y déversent peut imprimer à ces mers des caractères très particuliers. Quant aux mers fermées (Caspienne, mer d'Aral), elles se distinguent à peine des lacs.

Les grandes lois qui règlent la distribution des températures, de la densité des eaux et leurs mouvements ne sont applicables qu'aux océans et, dans une certaine mesure, aux mers bordières. L'étude des mers continentales fera l'objet d'un chapitre spécial.

Le tableau suivant montre par quelques exemples les caractères morphologiques différents des océans (I), des mers bordières (II) et des mers continentales (III).

1. Surfaces en 1000 km2; — 2. Profondeur moyenne; — 3. Proportion de la surface occupée par les régions abyssale et pélagique (°/0), d après Penck, pour les océans;— 4. Insularité, c.-à-d. rapport de la surface des îles à la surface totale (°/0), d'après Kriïmmel ; — 5. Largeur de l'ouverture (7o du pourtour), d'après Kriimmel.

( Océan Atlantique. . .

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