‹ Traité de géologieChapitre 176 sur 533 · DÉTEBHIEATIOE DE LA SUCCESSION DES ASSISES · texte numérisé non relu

DÉTEBHIEATIOE DE LA SUCCESSION DES ASSISES

Principe 4e ■■pei yltf— . — La classification des formations sédimentaires a pour principe fondamental l'observation de leur ordre de superposition. A moins dun renversement ultérieur, toute couche stratifiée qui en recouvre une autre est plus récente que cette dernière. Si donc il y avait, sur le globe, des points où la série entière des couches se fût déposée, un simple puits vertical suffirait pour en faire connaître la succession.

Cette succession devrait d'ailleurs renfermer en elle-même la clef des événements qui se sont déroulés sur la surface terrestre. Pour qu'un dépôt d'eau douce succède à un dépôt marin, il faut que le fond primitivement immergé ait été amené au-dessus de la surface de l'océan. Ite même, pour qu'une assise d'argile vienne recouvrir un sédiment arénacé, il est nécessaire qu'un changement se soit produit, soit dans le régime des courants, soit dans la puissance des vagues. Or un tel changement implique, en général, une modification dans les rivages maritimes par suite d'un mouvement du sol. Enfin la substitution, parmi les fossiles, d'espèces d'eau profonde à des organismes littoraux, témoigne d'un affaissement du fond correspondant. Chaque assise est donc une sorte de monument historique, un hiéroglyphe plus ou moins difficile à déchiffrer, mais qui peint avec exactitude quelques-unes des circonstances caractéristiques de l'époque où sa formation a eu lieu.

Toutefois ce n'est pas à l'aide d'observations exécutées le long d'une seule verticale que l'histoire des formations sédimentaires peut être reconstituée. D'une part, un dépôt stratifié, de nature déterminée, est toujours plus ou moins étroitement localisé. Inu côte de quelque étendue ne saurait avoir partout la même

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