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SUCCESSION DES ASSISES

composition et les sédiments, arénacês ou argileux, qui proviennent de sa destruction, ne peuvent occuper qu'un espace limité. A une époque donnée, il se dépose ici des conglomérats, là des grès, ailleurs des argiles ou des calcaires et, dans un autre endroit.il ne se fait pas de dépôts, soit parce que le sol est émergé, soit parce que le point en question se trouve en pleine mer, à une distance trop grande pour qu'aucun élément détritique y puisse parvenir. Il ne saurait donc y avoir de série générale des couches sédimentaires ; mais il y a un grand nombre de types locaux de succession et la tâche du géologue consiste précisément à établir le synchronisme des assises qui composent chacun de ces types.

LaetuMH. DlaeordMeea de atratlOeMlra. — D'autre part, dans tous les points accessibles a l'observation, l'expérience prouve que jamais la série des couches n'est complète. Tantôt le sol a subi des dérangements ou des émersions qui ont interrompu le travail de la sédimentation; tantôt une assise, encore meuble ou déjà consolidée, a été complètement enlevée par dénudation d'une partie du terrain. Chaque série locale présente donc des lacunes, dont il importe de préciser l'importance avant de procéder à des essais de synchronisme.

La valeur des lacunes peut être appréciée de deux manières : d'abord par des observations straligraphiques, ensuite par des raisons paléontologiques.

Les causes qui interrompent la sédimentation sont le plus souvent des mouvements du sol et il est peu probable que ces mouvements se soient bornés à de simples oscillations verticales, sans avoir occasionné de dérangements dans l'horizontalité primitive des dépôts. Par suite, il s'introduit, entre la base de la série et les nouveaux dépôts qui succèdent à la période de trouble, une ditcortiance de stratification, les assises horizontale* ou peu inclinées des dépôts récents venant s'appuyer sur les formations inférieures en couches redressées (fig. 155). Plus cette discordance est marquée, plus il y a de chances qu'un long intervalle se soit écoulé entre les époques de dépôt des couches en contact. Bien entendu il importe, en pareil cas, de ne pas confondre le redressement des strates, soit avec certaines stratification* ' inclinées de nature torrentielle, soit avec les fausses stratifications que les mouvements mécaniques peuvent faire naitre dans beaucoup de roches.

Quand l'émersion des assises n'a pas dérangé leur horizontalité, on est souvent averti de l'interruption survenue dans la formation des dépôts par Y état des surfaces. Une roche qui n'est pas arénacée durcit par exposition à l'air et en même temps elle s'use et se corrode d'une manière caractéristique. Si l'émersion a eu pour conséquence d'amener une assise dure au niveau de la surface libre de l'océan, les mollusques perforants s'y installent et la couche se montre criblée de

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