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DONNÉES ASTRONOMIQUES

chaleur versée par le soleil aux diverses latitudes ne varierait qu'en raison de l'obliquité plus ou moins grande des rayons, ceux-ci étant rasants dans le voisinage du pôle et perpendiculaires dans la zone équatoriale.

L'inclinaison de Taxe terrestre détermine un tout autre résultat. Le grand cercle d'illumination, n'étant plus un méridien, coupe chaque parallèle, à l'exception de l'équateur, en deux parties inégales et dont la dimension relative, variable à un moment donné avec la latitude, varie aussi, pourune même latitude, avec la position de la terre sur son orbite. Aux solstices, c'est-à-dire quand le plan qui contient Taxe terrestre et la perpendiculaire à l'écliptique passe par le soleil, le grand cercle d'illumination ne coupe aucun des parallèles compris entre les pôles et les cercles polaires. Donc, pour tous les points dont la latitude est intermédiaire entre 66°32'39" et 90°, il y a, à ce moment, sur l'un des hémisphères, nuit de vingt-quatre heures et, sur l'autre, jour ininterrompu, mais avec une incidence presque rasante des rayons solaires. Au même instant, les points situés sur l'un des tropiques voient, à midi, le soleil au zénith.

Trois mois après, quand le plan normal à l'écliptique et passant par l'axe

terrestre est devenu perpendiculaire au rayon vecteur qui joint la terre au

soleil, le grand cercle d'illumination devient un méridien. Pour tous les points

de la terre, le jour est égal à la nuit ; l'incidence des rayons, toujours rasante

au pôle, est normale, à midi, sur l'horizon de l'équateur. C'est Véquinoxe (fig. i).

Pi*. 1. — Diagramme des Saisons : I, Êquinoxe de printemps. — II, Solsfice d'été. — III, Équinoxe d'automne. — IV, Solstice d'hiver. — S, Soleil. — PP*, Axe terrestre. — EE', Equateur. — H', Grand cercle d'illumination.

Saison*. — En raison de ces circonstances, chaque hémisphère se partage, de l'équateur au pôle, en trois zones, distinctes par leurs climats respectifs, conséquences du mode de répartition des jours et des nuits.

1° Zone équatoriale, intertropicale ou torride, offrant de moins en moins de différence entre le jour et la nuit à mesure qu'on se rapproche de l'équateur, où ces deux phases sont rigoureusement égales toute l'année. Chacun des points de cette zone voit, deux fois par an, le soleil au zénith. L'incidence des rayons, à niidi, est toujours voisine de 90°.

2° Zone tempérée, s'étendant du tropique au cercle polaire. Jamais le soleil ne se cache pendant vingt-quatre heures; mais la grande différence des jours et des nuits, lors des solstices, rend très sensible le phénomène des saisons.

5M Zone polaire ou glaciale, comprise entre le cercle polaire et le pôle. Pour l'hémisphère nord, au voisinage du solstice d'été, cette zone a trois mois de jour ininterrompu, avec incidence rasante des rayons. Puis viennent, aux approches de l'équinoxe d'automne, trois mois d'alternatives de jour et de nuit avec jour décroissant, préparant, aux environs du solstice d'hiver, trois mois de nuit complète. Après quoi, trois mois d'alternatives de nuit et de jour avec jour croissant accompagnent le passage à l'équinoxe de printemps et ainsi la révolution annuelle se trouve accomplie. La différence des saisons est ici à son comble, car l'hiver se confond en quelque sorte avec la nuit, tandis que l'été est synonyme de jour.

Tel est donc le phénomène des saisons. Sa cause réside entièrement dans l'inclinaison de Taxe terrestre. Si cette inclinaison n'existait pas, il y aurait bien, en raison de l'inégale obliquité des rayons, des zones diversement partagées sous le rapport de la lumière et de la chaleur. Mais outre que la différence serait très peu sensible entre l'équateur et le parallèle de 45°, elle serait la même à toutes les époques de l'année. Si au contraire l'obliquité de l'écliptique venait à augmenter, l'influence des saisons risquerait d'être singulièrement exagérée. C'est '* ainsi que, dans le cas où l'axe des pôles viendrait à être couché dans le plan de

l'écliptique, la nuit totale des solstices s'étendrait à un hémisphère tout entier.

Ajoutons qu'en vertu de cette loi astronomique, qui veut que le rayon vecteur '. joignant une planète au soleil décrive des aires égales dans des temps égaux, la

', durée relative des saisons dépend essentiellement de la position que la ligne des

i solstices occupe relativement au grand axe de l'écliptique. Si ces deux lignes

coïncident, il est aisé de voir que le groupe formé par deux saisons consécutives» de part et d'autre d'un solstice, l'emporte sensiblement en valeur sur le groupe formé par les deux autres. Si au contraire c'est la ligne des équinoxes qui coïncide avec le grand axe, les deux groupes solsticiaux ont une égale durée. Ici donc le phénomène des saisons, causé par l'obliquité de l'écliptique, s'aggrave par le fait de i'ellipticité de l'orbite.

Pré*e»»i«Mi 4e« éqainoxe». — Or il arrive justement que la ligne des équinoxes, qui n'est autre chose que l'intersection du plan de l'équateur avec celui de l'écliptique, ne cesse de se déplacer dans l'espace.

Ce déplacement, connu sous le nom de précession, tient à ce que l'axe terrestre, au lieu de rester parallèle à lui-même, comme nous l'avons d'abord admis, décrit en réalité, en 26000 ans, autour de la normale à l'écliptique, un cône dont l'angle au sommet est de 25° 27' 21". De cette manière, la ligne des équinoxes se déplace, vers l'occident, de 50", 2 par an. L'équinoxe est ainsi, chaque année, en avance d'une certaine quantité.

Mais en même temps que l'axe des pôles accomplit cette révolution lente autour

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