BOULDER-CLAT
PLAGES IOULEVÉEI
»rirt, Tiil, Booiter-elay. — Dans les régions septentrionales, comme l'Ecos le nord de l'Angleterre et le Canada, le sol est presque partout recouvert <f manteau de dépôts quaternaires, d'origine glaciaire, constituant le dilurium ilrift, ou encore le terrain erratique des pays du Nord. Le terme le plus car* ristique de cette formation est le till des géologues écossais, argile tenace, s stratification, contenant des pierres disséminées en désordre et sans que ri
(I] Voir anlè, p. 281, les considérations eino*ées tur le régime des glaciers. [ï] Bull, de la Soc. géol. de France, 3" série. X, p. 548. (5, De Saporta, Revue de* Deux Monde*, 15 septembre 1881.
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ins leur disposition, accuse l'action de la pesanteur. Quand ces pierres sont tondantes, le till prend le nom de boulder-clay ou argile à blocaux. En général les pierres de ce dépôt ont des formes anguleuses, mais à contours us ou moins énioussés, et beaucoup d'entre elles sont polies et striées, de telle rte que leur origine glaciaire est incontestable. Leur composition n'est pas rtout la même et se ressent beaucoup de celle des régions voisines; ainsi, dans i district gréseux, le till est chargé de blocs de grès; dans une région volcaque, les roches ignées abondent (1).
Le till atteint sa plus grande épaisseur dans les terres basses ; dans les hautes liées, il tend à se distribuer en terrasses; sur les plaines, sa surface est gênélement ondulée, formant quelquefois des crêtes allongées, arrondies et parailes à la direction de la principale vallée du district; s'il rencontre des massifs cheux formant saillie, il s'accumule de préférence sur l'un des côtés. La roche sur laquelle repose le till est toujours polie et striée, et la direction s rayures, souvent indépendante de la pente du sol au point observé, coïncide i moins, en général, avec l'orientation des vallées principales. Enfin, dans le isinage, les collines et les montagnes offrent des contours sensiblement arrons, surtout quand on les regarde d'en haut. À tous ces caractères, on reconnaît ins le till un dépôt à la formation et à la distribution duquel les glaces ont dû roir une part prépondérante.
Graviers marins du boulder-clay. — Mais ce n'est pas tout, et fréquemment, irtout dans ses parties les plus basses, le boulder-clay contient des cordons trizontaux de cailloux roulés, ainsi que des lits, des poches ou des lentilles sable et de gravier (fig. 558). Ce phénomène ne peut pas toujours s'expliquer nplement par une fun et une stratification ^rées dans la moraine >fonde d'un glacier orlaire ou d'une calotte
glace SOUS l'action des Fig- 558. — Coupe du boulder-clay prés de Sunderland (d'après Ramsay)
LirantS SOUS-fflaciaireS *» calcaire magnésien du permien; 2, boulder-clay inférieur;
® ' 3, sables et graviers; 4, boulder-clay supérieur.
v dans bien des cas les
ûles et les graviers du boulder-clay contiennent des coquilles marines. Quand tels graviers ne présentent aucun dérangement dans leur stratification, on ut penser que le glacier qui déposait l'argile à blocaux débouchait dans un tuaire, où los oscillations de son extrémité permettaient le mélange des dépôts arins avec ceux de la moraine. Dans ce cas, l'altitude actuelle du boulder-clay nne la mesure des changements survenus depuis dans le niveau du sol. C'est ainsi que, dans la partie du Yorkshire où affleurent les couches liasiques oolithiques, toutes les vallées qui débouchent à la mer sont plus ou moins mplies de boulder-clay9 de sables et de graviers. À la pointe de Cromer, ces
1) J. Geikie, The great ice âge.
intercalés entre deux nappes de boulder-ctay, des graviers à coquil à environ 360" d'altitude (S). Entre Berwick et l'embouchure de l'I espèces les plus abondantes de ces dépots sont Cardium edule, Cyp dica, Leda obtonga, Saxîcava rugota.
A Moel Tryfan, près de Caernavon, un dépôt coquillier situé à 375 et formé de sables à fausses stratifications, recouverts par un lioulde tient Cardium edule, Aslarte borealù, Saxîcava rugota, Litlorina lit ta erinaceus, Tmpkon antiquum, etc., et les cailloux striés abondent dan du voisinage. H. Ramsay pense que l'ancien glacier débouchait e dans la mer, dont les vagues remaniaient les matériaux de sa morai
Mode* dJver* Je formation im biinUdei-elnj. — Les glaces côtièi aussi donner naissance à un dépôt tout à Tait semblable au bouldt effet, dans les terres arctiques, où les glaces côliéres des fjords sont c pierres et de graviers tombés des falaises voisines, ces glaces se d fondent en été sous l'action des eaux plus chaudes des torrents. Alor qu'elles portaient, tombant sur la boue d'alluvion des embouchures un véritable boulder-clay (3).
Quelquefois, les sables et graviers du till sont étrangement contoui leversés, comme si, pris dans la moraine et poussés en aiant par 1 avaient subi des pressions énergiques. Le fait s'observe à Berwick su Bridlington, sur les bords de l'Uumber et en beaucoup d'autres po n'est donc guère douteux que, plus d'une fois, des graviei-s préexis été labourés et entraînés par la glace, qui a pu ainsi les porter à di supérieures à celles qu'ils occupaient primitivement.
Mais il n'est pas absolument nécessaire de recourir aux glaciers j dits pour expliquer cet état de contournement de certains graviers boulder-clay. Les observations de H. Youle Hind (5) ont montré que, nord-est du Labrador, les glaces côtières, épaisses de 3 à 4 mètres, e1
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