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PLUIES ET NEIGES QUATERNAIRES

Préliminaires de l'époque quaternaire. — Creusement des vallées. —

Partant de ces prémisses, reportons-nous au moment où les grandes montagnes Tenaient d'acquérir leur relief, c'est-à-dire au début de la période pliocène. Déjà, depuis longtemps, l'émersion de l'Europe se préparait ; il n'y avait plus guère, 1 en France et en Angleterre, que des lacs d'eau douce et, dès l'époque mayen- ? cienne, la plus grande partie du nord de la France, définitivement émergée, subis- * sait, sous forme de soubresauts successifs, le contre-coup des mouvements oro- 1 géniques voisins. Un régime hydrographique devait donc nécessairement s'y établir, et les premiers rudiments de nos cours d'eau commençaient à y cVeuser 1 leurs lits. La période pliocène n'a pu qu'accentuer ce mouvement, en y fai- 1 sant participer les régions montagneuses de nouvelle formation. Aussi ces der- 1 nières, où les détails du relief avaient certainement commencé à se dessiner ( dès le début de leur soulèvement, ont-elles été, à l'époque pliocène, le théâtre > d'une activité dont témoignent, entre autres dépôts, les conglomérats du bassin il du Rhône et les alluvions anciennes de la Suisse. Il est donc permis de penser il que, quand le pliocène prit fin, les principales vallées étaient déjà découpées il jusqu'au cœur des massifs et leur fond tapissé d'alluvions et de graviers, tanli dis que, sur les plateaux, s'étalaient les plus anciens limons. Alors qu'au début 1 du pliocène les Alpes n'offraient sans doute encore qu'un massif d'altitude asî sez uniforme, impropre à concentrer les névés et à les faire converger vers un $ petit nombre de vallées, les bassins de réception des neiges, aussi bien que les ri «anaux d'écoulement des glaciers, étaient constitués au commencement de l'épo- [j <jue quaternaire et, pour les remplir de grandes masses de glace, qui se sont i contentées d'en égaliser et d'en polir les parois, il a suffi que quelque cause t inconnue jetât sur nos côtes occidentales des courants d'air plus abondamment ! chargés d'humidité qu'aux époques précédentes.

Plaies et neiges quaternaires. — C'est ce dont il est impossible de douter ^n récapitulant toutes les preuves qui se sont offertes à nous de l'ancienne activité du ruissellement et de l'infiltration. Aucune n'est plus convaincante que ces gours du Sahara, témoins isolés d'alluvions, qui se dressent au milieu d'une région où la pluie est aujourd'hui si rare, et ces anciens Chotts desséchés, les uns, comme le chott Melrir, à un niveau peu différent de celui de la mer, d'autres, comme ceux de l'Algérie, à des hauteurs de i000m et plus. La même leçon ressort, d'une façon plus saisissante encore, de l'étude du massif des Montagnes Rocheuses, où, dans le district des Mauvaises Terres, sous un ciel de nos jours obstinément pur et sec, s'élèvent en tous sens des falaises verticales, des aiguilles et jusqu'à de véritables obélisques, isolés par les puissantes érosions de la pluie quaternaire (1)

Ainsi la fin de la période miocène et toute la durée du pliocène auraient été employées à préparer le régime orographique et hydrographique actuel; après

(1) Voir les belles photographies et les dessins qui accompagnent les rapports publiés par le Gouvernement des Etats-Unis sur l'exploration du 40e parallèle.

EPOQUE QC1TER5HRK.

quoi l'exagération du climat humide qui mit régné jusqu'alors, joint* ai grés du refroidissement général, aurait couTert les districts montaevi neiges persistantes, partout où les conditions d'altitude le permettaient, pt que. plus près des rivages maritinies. des cours d'eau largement abai remaniaient et déplaçaient les alhrrîons prêcèdemmeiit déposées.

L'étude de la distribution des anciennes formations glaciaires fournil m

sant argument en fiiTeur de l'hypothèse qui en attribue l'origine à ne es

lion, dans le sens de l'homiditë. des conditions climateriques actuelles, f.

gleterre. comme en Scandinavie et en Amérique, les districts où l'on rem

aujourd'hui les pins fortes chutes de pluie ont été à l'époque qmternai

centres de dispersion des plus grands srslémes de glaciers. Au contraire.

non de l'Amérique située dans le Wïscenân et comme soos le nom de é

tuse ne l'absence du dépôt erratique, est justement celle où. de nos

stations atmosphériques font le moins abondantes 1>.

En un mot. l'humidité et l'altitude ont été les deux grands facteurs di

noenéne glaciaire, et ce qui prmne bien que l influence de la température

raie n'a été que secondaire, c'est ce ML signale par V. Claremce Kïmr. qu

une partie considérable de la &ruunére anwricame. les districts d'où k

ciers ec* actuellement disparu rossèuentuue température moyenne annuel

ome que celle des répons «A la glace s'est conservée. La sécaVresse de 1

été plus eftfcace. comme agent d'ahlaoea. que le froid comme

Lahun.

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