‹ Traité de géologieChapitre 482 sur 533 · ALPES. GRANDE-BRETAGNE · texte numérisé non relu

ALPES. GRANDE-BRETAGNE

Calamités Cisti, C. cannœformis, Sigillaria élégant, S. scutellata, Lepidodendron Weltheimianum. Les porphyres rouges sont donc vraisemblablement carbonifères. Quant aux porphyres bruns et au pechstein de Grantola, qui les accompagne, ils paraissent étroitement unis aux grès (triasiques ou permiens) qui les recouvrent.

Serpentines et enphotldes des Alpes. — D'après les observations de M. Lory, à la Serre, entre la Mure et Yaldens, il existe un dyke d'amphibolite, passant à Yeuphotide, qui elle-même passe à la serpentine; or cette dernière roche pénètre en filons minces dans le trias.

Dans les schistes gris lustrés triasiques, la serpentine est presque toujours en nappes stratiformes, concordantes avec les couches encaissantes. L'euphotide est quelquefois en nappes, plus souvent en dykes, dont la serpentine forme les salbandes ou les épanchements latéraux. Le mont Genèvre montre une grande masse d'euphotide, ayant pour salbandes, d'un côté de la serpentine, de l'autre la variolite de la Durance, en contact immédiat avec les schistes lustrés.

En résumé, M. Lory considère tous les gîtes de serpentine et d'euphotide du Dauphiné et de la Savoie comme contemporains de la partie supérieure du trias. Il en serait de même des spilites ou variolites du Drac, intercalées dans le système des gypses et dolomies du keuper des Alpes occidentales. Toutes ces roches seraient, en quelque sorte, un mode alpin des épanchements de nature mélaphyrique.

Dans TOisans, on observe une couche mince de spilite superposée au gneiss et régulièrement recouverte par le calcaire rhétien. De plus, sur le versant italien de la chaîne des Alpes occidentales, il n'est pas rare de rencontrer des calcaires imprégnés, par places, de serpentine, comme si cette roche s'était mélangée, à l'état de tuf, au calcaire impur en voie de formation.

Ajoutons que les serpentines de la Corse, que plusieurs auteurs avaient considérées comme miocènes, seraient, pour M. Dieulafait (1), subordonnées aux schistes et aux calcaires de l'étage keupérien, avec lesquels elles alterneraient en bancs minces.

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