ACTION DES ORGANISMES MARINS
S 1 SEDIHBMTS DIVERS D'ORIOIME OROAMIQUE
tttfaeats llt«ora«. — Les animaux marins prennent quelquefois, par l'accumulation de leurs coquilles, une part importante à la constitution des dépôts littoraux. Tel est le cas des Huîtres et des Peignes, qui se développent en bancs pissants sur certaines de nos côtes ; nous avons vu en outre qu'il y avait des plages où la trituration des coquilles suffisait pour donner des sables calcarifoes, propres à l'amendement des terres siliceuses.
Us végétaux et, parmi eux, les Nullipores et les Corallines, contribuent efficacement au même résultat, tandis que d'autres, tels que le Goëmon, peuvent, par tof décomposition au fond des baies, donner des couches d'une véritable toute marine, comme il en existe dans la presqu'île de Sarzeau.
fcis c'est surtout chez les êtres microscopiques de la classe des protozoaire ou des protophytes que se manifeste l'aptitude du monde organique à procuw 1 accroissement régulier de l'écorce solide, en fixant le calcaire et la silice (fw l'eau de mer tient en dissolution.
kl effet s'exerce déjà au voisinage immédiat de la terre ferme, dans des baies
tranquilles où les carapaces délicates des protozoaires n'ont rien à craindre de l'agitation des flots. C'est ainsi que la vase qui se dépose à l'embouchure des fleuves est assez riche en foraminifères pour qu'Ehrenberg attribue l'obstruction de l'Elbe au développement excessif de ces organismes. En 1839 et 1840» les curages du port de Swincmundc ont donné 160,000 métrés cubes de vase, dont un tiers était constitué de microzoaires et de microphytes. Dans le port d'Alexandrie, les dépouilles des foraminifères ont formé une couche de 12 mètres.
Sédiment» deu profonde. — Toutefois ces sédiments organiques d'estuaires sont peu de chose auprès des dépôts que les êtres microscopiques forment dans «
les profondeurs de l'océan. Nous avons vu qu'au delà d'une zone qui s'étend ±i
' tout autour des îles et des continents, jusqu'à une distance d'environ «trois cents «j
kilomètres, les matériaux détritiques ne pouvaient plus arriver sur le fond que £>i
dans des circonstances exceptionnelles. Aussi l'action sédimentaire est-elle for- — i
cément interrompue dans la majeure partie des océans largement ouverts et, **'
s'il s'y fait des dépôts de matière minérale, ce ne peut être que par l'altération mc
sur place du lit de la mer, altération qui donne lieu à un dépôt excessivement f mm
lent d'argile rouge avec nodules manganésifères.
C'est alors que la vie intervient pour parer à l'impuissance des forces mécani- — mm
ques et chimiques et que les organismes de haute mer, surtout ceux qui habitent * el-
les eaux de la surface, se multiplient de manière à former, par l'entassement de -of>
leurs dépouilles, des sédiments d'une grande étendue. Ces sédiments se distinguent par la nature des espèces qui dominent dans leur masse. Nous allons passer en revue les plus importants d'entre eux, en nous appuyant principale- — oJ
ment sur les résultais des sondages du Challengei\
Boue a gioblgerlnes. — La boue à globigérines, le plus abondant de tous les «ol<
dépôts marins, après l'argile rouge des grands fonds, se rencontre à toutes les &*>h
profondeurs comprises entre 500 et 5500 mètres ; elle résulte de l'accumulation, * **#r
sur le lit de la mer, des carapaces calcaires de foraminifères appartenant aux xmmu
genres Globigerina, Orbulina, Pulvinulina, qui, dans les océans bien ouverts. «ffs
habitent les eaux chaudes de la surface. À distance des côtes, les éléments dètri- — i*m
tiques y sont en très faible proportion ; mais cette boue est toujours mélangée o^'ée
d'une certaine quantité d'argile rouge, qui lui donne une teinte d'un gris rosé. -osé.
Des organismes siliceux, Diatomées, Radiolaires, spirilles d'éponges, peuvent s'y "£ "^J*
trouver en abondance, ('ne partie assez considérable du dépôt est formée par les «»es
coccolithes et les rhabdolithes, petits granules calcaires microscopiques que l'on rwdi
considère comme des carapaces d'algues. Ce qui est frappant, c'est la grande <&Êie
ressemblance de la boue à globigérines, observée au microscope, avec la craie ~*iw
blanche réduite en poudre.
On a remarqué qu'en approchant des fonds de 5500 mètres, où elle disparaît. <~ M / -
la boue à globigérines est de plus en plus argileuse; en même temps ses petites -&^^, J~l
coquilles calcaires deviennent d'une extrême fragilité. Il semble qu'au delà dnt^pr T. -4
4500 mètres il y ait, dans le milieu ambiant, quelque chose de contraire % "^Ttr