‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 129 sur 483 · MONTAGNES VOLCANIQUES · texte numérisé non relu

MONTAGNES VOLCANIQUES

Santorin ont [beaucoup varié suivant les périodes. Au début, quand les laves dépassaient à peine le niveau de la mer, M. Fouqué a pu recueillir, à travers celte eau, des mélanges gazeux très riches en éléments combustibles et contenant jusqu*à 30 Vo d'hydrogène libre; ce dernier était d'autant plus abondant (|ue les laves étaient plus chaudes. Un peu plus loin, on obtenait du gaz des marais et de Thydrogène sulfuré ; ces produits combustibles, quand ils arrivaient à Tair, à travers les blocs incandescents, y donnaient de véritables flammes. Plus tard, leur combustion ayant lieu dans la profondeur, à Fabri des regards des observateurs, la vapeur d'eau et l'acide carbonique abondaient avec l'acide chlorhydrique et Tacide sulfureux. 11 est remarquable qu'avec l'hydrogène libre on rencontrait aussi quelquefois de l'oxygène non combiné, comme si ces deux éléments provenaient d'une dissociation de l'eau, opérée à la faveur de la haute température des laves. Notons aussi que M. Fouqué n'a observé aucune fumerolle sèche, et que le chlorhydrate d'ammoniaque lui a paru faire à peu près défaut à Santorin.

En résumé, il n'est pas douteux que les laves en fusion pâteuse de Santorin n'aient entraîné, jusqu'à plus de cent mètres de leurs points d'émergence, des gaz combustibles primitivement emprisonnés dans leur masse. Ainsi se trouve confirmée, une fois de plus, la conception de Ch. Sainte-Glaire Deville, assimilant les volcans à des cheminées d'appel où les éléments combustibles du foyer interne viennent se brûler au contact de l'oxygène atmosphérique. Celle combustion ne s'accomplit, dans les éruptions sous-marmes, que quand les laves ont dépassé le niveau de l'eau (|ui les protégeait contre l'oxydation.

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