‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 410 sur 483 · PUOCÈNE DE LA FRANGE MÉRIDIONALE · texte numérisé non relu

PUOCÈNE DE LA FRANGE MÉRIDIONALE

quartzeux et grenatifère, dont la faune offre un mélange des espèces faluniennes de TAnjou avec certains types caractéristiques du pliocène anglais, comme Voluta Lamherti. La présence, dans ce gisement, de Polamides Basteroti, semble devoir le faire attribuer au pliocène inférieur.

Dans FAquitaine, où nous avons vu que certains faluns appartenaient à la partie tout à fait supérieure du miocène, le pliocène parait représenté par Timportant dépôt du sable des Landes. Ce sable, dépourvu de débris organiques et caractérisé par un banc d'alios^ a été attribué par quelques auteurs à Tépoque quaternaire.

BoMssliloii, liftngaedoe. — Dans le Roussillon, le pliocène est franchement marin; il se compose de marnes sableuses d*un«gris bleuâtre, développées à Millas, Banyuls, etc., à plus de 30"* au-dessus du niveau de la mer et contenant : Nassa semistnata, Chenopus pespelicanU Turritella vermiadaris, Dentalium sexangtdarey Pectuncultu glycimerisy Balanus iintinnabtduniy etc.

Un dépôt analogue dessine à Papiol, près de Barcelone, un ancien golfe de la mer pliocène.

A Montpellier, la base du pliocène est formée par des marnes sableuses jaunes à Auricula Serresi, Poiamides Basterotiy etc., que surmontent 30 à 50™ de sables jaunes, calcaréo-siliceux, micacés, avec lits d'Oitrea undata. Dans ces sables se trouvent aussi des ossements de mammifères, Mastodon brevirostris. Rhinocéros megarhinus, Tapirus arvemensiSy etc. Dans le haut les sables passent à des marnes, que couronne un poudingue à éléments surtout calcaires. Les marnes contiennent les genres Hélix et Clausilia. A Celleneuve, près de Montpellier (1), les sables manquent et le dépôt marneux contient la faune pliocène d'Hauterives, dans la Drôme.

Dans le Gard, à Saint-Gilles, sur le Rhône, une marne bleue à fossiles subapennins supporte les sables jaunes à 0. undata et le pliocène se termine par un poudingue dont M. Collot a signalé la structure, qui indique un ancien delta torrentiel du Rhône. Le même poudingue, sans doute identique avec celui de Montpellier, se retrouve à Arles et à Saint-Martin de Grau.

Des dépôts terrestres à Elephas meridionalis existent à Saint-Martial (Hérault) et à Durforl (Gard). Cette dernière localité a fourni des squelettes entiers du gigantesque proboscidien (2) ainsi que des restes nombreux de Rhinocéros. La végétation de ces gisements comprend des espèces de chênes qui, depuis, ont émigré en Espagne et au Portugal. Elle marque les derniers temps de la période pliocène.

Bassin da Rhône. Conehes 4 eongéries. — Le pliocène de la vallée du Rhône, dans le Haut Comtat Venaissin et le Bas Dauphiné, est intéressant parce qu'il occupe la région où sont venus expirer les derniers efforts de la mer. Cet

(1) Paladilbe in Tournouêr, Bull, de la Soc. géol. de France^ Zf série, II, p. 20i.

(2) L'uD de ces squelettes, exhumé d'un limon grisâU^e sableux par N. Gazalis de Fondouoe, a été monté, sous la direction de M. Paul Gerrais, au Muséum d'histoire naturelle de Paris.

étage se présente souvent en discordance de stratification complète avec le miocène. Aux environs de Saint-Paul-Trois-Châteaux, on le rencontre adossé aussi bien aux grès turoniens (fîg. 548) qu*à la mollasse, et son altitude augmente du

V, t^VloùTkxM-dêbimn ^ BoBêue

Fig. 548. — Conpe de Saint-Paul-Trois-Cb&teauz à Bolléne (d'après M. Fontannes).

1, grés à Epiaster et à inocérames; 2, grés i Amm. papalis; 3» grés à Amm, Requieni; i, sables et argiles bigarrés éocénes ; 8, mollasse sableuse à Pecten prxscabriusculusy avec poudingue i la base ; 6, mollasse à Pecten $ub-Holgeri et P. subbenedictus ; 7, sables et grés i Pecten Gentoni; 8, marnes à congéries ; 9, marnes à Nassa semislriata et Ostrea Barriensis; 10, alluvions pliocénes des plateaux ; 11, alluvion» quaternaires anciennes des yallées et des terrasses,

sud au nord et de Test à Touest. Ainsi on Tobserve à 100° à Bouchet, à oOO"» près de Nyons, à 330° à Hauterives, ce qui prouve que le pliocène de celte région a participé tout entier au mouvement d*exhaussement qui refoulait la mer loin de nos contrées (i).

L'étage messinien est représenté par des marnes, des grès calcaires et des faluns, développés à Bolléne, à Théziers, à Saint-Ferréol et contenant Congeria subcarinata^ C. simplex, C, dubia^ Melanopsis Matheroni, Cardium Bollenense, etc.

Marnes marines, eoaehcs 4 potamldes et ft syndosmies. — - Ces marnes à

congéries, dont l'épaisseur ne dépasse pas 10° et qui sont l'équivalent atrophié

d'une formation très développée dans le bassin du Danube, supportent des dépôts

que M. Fontannes rapporte au plaisancien et qui, réunis avec les précédents,

constituent le groupe de Saint- Ariès du même auteur. La série des couches est la

suivante :

n. Sables ferrugineux / 6. Sables blanchâtres ou d'un jaune vif. Sables a concrétions

et marne sableuse I ferrugineuses,

à Poiamides Basteroti | 5. Marne à Potamideê Batteroti, Hydrobia EscofficrXj Mêla-

(50"» au plus). l nopsis Neumayri, Congeria êub-Basteroti,

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