RAPPORTS DES TREMBLEMENTS DE TERRE
J. Schmidt, Hopkiiis, Mallet, von Seebach et von Lasaulx ont calculé les éléments fournis par le mouvement de translation des ondes dans un certain nombre de tremblements de terre, Mallet, dans son travail sur le tremblement de terre de Naples en 1857, donne la direction et la situation des crevasses des murailles et des objets renvereés, ce qui lui permet d'établir le point originel des oscillations (centrum), le point central des cercles d'ondulation (epicentrum), ce dernier pris, naturellement à la surface, et la vitesse des oscillations isolées. Von Seebacb démontre que la profondeur du centre, la situation de l'épicentre, la vitesse de propagation et l'instant de la première secousse d'un tremblement de terre peuvent être reconnus lorsqu'on sait exactement le temps auquel le mouvement du tremblement de terre a été observé sur le plus grand nombre de points possible. Pour arriver à prendre exactement cette mesure, on se sert du seismochronographe de Lasaulx.
Le résultat le plus important que l'on ait retiré jusqu'ici de l'élude de ces mouvements du sol, c'est que le point de départ des tremblements de terre (leur centre) est, proportionnellement, à une profondeur peu importante, et que, en tout cas, elle n'est pas à chercher à la limite entre la masse centrale ignée et la croûte solide. D'après Mallet, le point central du tremblement de terre de Naples (1857) est à une profondeur d'environ 1 mille et demi géographique; d'après V. Seebach, celui du tremblement de terre de l'Allemagne centrale (1872) était à 2 milles géographiques au-dessous de la surface du sol; enfin, d'après von Lasaulx, ce même centre dans le tremblement de terre de Rolduc était proportionnellement peu profond, puisqu'il se trouvait au niveau des plus anciennes formations sédim enta ires.
g 4. Relations des tremblements de terre avee les circonstances.
sréo^nostiques. — La faculté qu'a le sol de transmettre au loin les ébranlements locaux repose aussi bien sur sa' nature pétrographique que sur sa structure géologique. Il est manifeste qu'il y a des différences frappantes dans l'intensité et l'extension des commotions, selon que le sous-sol est formé d'éléments meubles ou solides, en masses ou stratifiés, interrompus ou continus ; selon qu'une roche unique, ou plusieurs sortes de roches le formentenalternance. Dans les pays oîiles masses rocheuses sont cohérentes, solides, de même nature, les mouvements du sol sont uniformes et se propagent au loin, tandis que, là où le sol est formé de sables meubles et de galets, ou de roches crevassées, ils se montrent irréguliers et ont des effets terribles dus au manque de liaison et à la plus grande mobilité des parties isolées. Le dernier cas s'observe surtout dans ces points où des manteaux de roches incohérentes recouvrent un fond solide. Presque chaque tremblement do. terre donne des preuves de cette relation de l'intensité des