‹ Traité de géologie et de paléontologieChapitre 133 sur 278 · ÉBOULEMENTS · texte numérisé non relu

ÉBOULEMENTS

potassium, le chlorure de chaux et le bromure de magnésium sont moins abondants. '

8 8 . Formations de cavités, ébonlemcnts, tremblements de terre, bouleversements des couches, conséquences de l'activité souterraine des

eaux. — L'influence qu'ont les eaux en an'qchant une grande quantité de matière minérale à l'intérieur de la croûte terrestre, ne se mesure pas seulement à la quanté des dépôts qu'elles forment, ni au contenu en matière minérale des fleuves et de l'eau de la mer; mais on la voit d'une manière beaucoup plus frappante dans la diminution de la masse même des montagnes, et dans l'influence de cette diminution de volume sur les rapports de stratification des couches situées au-dessus. Les plus remarquables de ces phénomènes sont la formation de cavités et, comme conséquence de l'effondrement de ces cavités, les tremblements de terre, les éboulements et le bouleversement des couches.

Parmi les roches qui prennent une part importante à la structure de la cj^oûte terrestre, il faut citer le calcaire, la dolomie et le gypse, qui sont dissous, par l'eau en plus grande quantité : ce sont par conséquent les lieux d'élection des grottes. La plupart de celles-ci sont des chambres coitimuniquant entre elles par des canaux ou des fentes et qui peuvent* être superposées, au même niveau ou à des hauteurs différentes. Les parois de la plupart des grottes calcaires sont ornées de^ stalactites; celles de gypse sont tapissées de cristaux de gypse. Le fond de beaucoup d'entre elles est recouvert d'une boue argileuse ou du lènm, dans laquelle on trouve des restes de hyènes, d'ôurs, etc., quelquefois en quantité telle qu'on les appelle des cavernes à ossements. Les plus célèbres de ces grottes dans le calcaire sont celle d'Adelsberg en Carniole, celle de Castleton dans le Derbyshire, celle d'Antiparos, celles de Baumann et de Biel en llarz, celles de Klutert, Balver et Dechen en Westphalie. On trouve aussi de ces grottes dans la dolomie jurassique (Muggendorf), dans la dolomie du Zechstein (Liebenstein), dans le gypse (Mansfeld), etc. u-v»-^x^ rv

•Partout oîi les parois des grottes ne sont pas pourvues d'un revêtement calcaire provenant de la filtration, les eaux travaillent à leur agrandissement, aidées par les hiisseaux qu'il n'est pas rare de voir circuler dans ces cavités souterraines. C'est ce qui se passe surtout pour ces canaux creijsés dans le gypse et remplis d'eau ; elle dissout sans arrêt les parois qui la renferment. La profondeur et la largeur de cavités de cette nature vont toujours en augmentant jusqu'à ce que leur voûte ne soit plus en état de supj)orter le poids des couches sus-jacentes : il y a alors effondrement. Lorsque ces phénomènes se passent très-profondément, ils ne se manifestent à la surface que sous forme d'ébranlements ; mais si leur siège est voisin de la surface, ils déterminent la formation de fentes ou de dépres-

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