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EFFONDREMENTS

sions en entonnoir ou en bassin. De toutes façons les rapports de stratification des couches sus-jacentes à la cavité sont effacés. De nombreux tremblements de terre locaux qui affectent les régions gypseuses ou calcaires semblent devoir leur origine à celte cause. On peut ranger ici le tremblement de terre de la vallée du Visp, dans le Valais, en juillet et août 1855 : il dura plus d'un mois et eut pour conséquence la formation de fentes dans les roches du pays, les églises et les maisons, le renversement des murailles, le glissement des roches. Comme on connaît dans ce pays au moins vingt sources séléniteuses, dont une seule enlève à l'intérieur de la terre plus de 200 mètres cubes de gypse par an, on s'explique par les cavités qu'une semblable action doit former, et les effondrements qui s'ensuivent nécessairement, les tremblements de terre fréquents qui au cours d'un siècle et demi (jusqu'en 1854) ont été observés en Suisse au nombre de 1019.

Le pays de Karst, totalement miné de grottes et de canaux souterrains, est un des pays les plus éprouvés par les tremblements de terre; on peut aussi en chercher la cause dans l'effondrement de ces cavités.

Les effondrements sont bornés aux régions gypseuses, calcaires, dolomitiques et salinifères; mais ils sont très-communs dans ces contrées. Ainsi, il y a d'innombrables effondrements dans les régions montagneuses calcaires de la Carniole, de l'illyrie, de la Croatie et de la Dalmatie; les plus grands atteignent 700 mètres et plus en diamètre. Ils sont aussi fréquents dans la région du Teutoburgerwald et du Haar; sur les plateaux calcaires du département du Doubs, de la Haute-Saône et du Jura en France, et dans les terrains crétacés du nord du Jiitland, sur le calcaire carbonifère du Missouri; dans le gouvernement de Tula en Russie, où ils sont partout causés par le lessivage du carbonate de chaux, tandis que les tremblements de terre observés par tout le bord S.O. du Hartzctà Lunebourg sont dus à l'action des eaux sur le gypse. Beaucoup des dépressions formées ainsi par effondrement se remplissent d'eau et forment des étangs et des lacs, comme les lacs de Sperenberg dans les marches de Brandebourg, de Segeberg en Uolstein, et les nombreux « Trous du diable » du bord sud du Harz, etc.

Les bouleversements des couches, formations de fentes, etc. , sont partout très-communs dans les régions gypseuses et salinifères, où des amas de minéraux facilement solubles sont recouverts de couches sédimenlaires qui dans l'effondrement des cavités sous-jacentes se brisent, s'enfoncent et subissent ainsi des plissements variés. Un exemple très-instructif et qui ne peut recevoir d'autre explication, nous est fourni par le pays d'Eisleben (fig. 4 1 ). On voit là au-dessus du conglomérat du llothliegend, un dépôt de la plus parfaite régularité formé par le kupferschiefer, puissant de 2 à 5

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