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EAUX COURANTES

qui se rassemblent et, selon les lois de la pesanteur, coulent vers les parties déclives. Pour une hauteur moyenne de 1 mètre d'eau qui tombe annuellement de l'atmosphère, il y aurait sur la terre, en 10 000 ans, une quantité d'eau suffisante pour remplir une mer de 10000 mètres de profondeur, qui coulerait à l'océan, d'oîi elle se vaporiserait de nouveau. C'est surtout contre les hautes montagnes que la vapeur atmosphérique se condense, un peu comme la vapeur de la respiration lorsqu'elle rencontre un objet froid. Leurs sommets élevés couverts de glaciers et de neiges éternelles, forment des réservoirs d'eau glacée qui coulent surtout lorsque, endant la chaleur de l'été, la végétation emploie beaucoup d'eau, et (ju'il se fait une grande évaporation.

Dans les montagnes basses, le revêtement de plantes condense l'eau de la même manière, l'absorbe dans les temps humides et pluvieux, la répartit, entretient une humidité constante du sol et alimente les sources, tandis que, sur des rocs nus, rien de semblable ne peut se produire : les eaux coulent directement dans les vallées et y occasionnent des inondations par leur afflux impétueux.

Selon que le sol est plus ou moins perméable, il laisse pénétrer une quantité plus ou moins grande des eaux atmosphériques qui, ou bien s'amassent sous les dépôts de sable et de galets en nappes souterraines, ou s'enfoncent pour reparaître au jour sous forme de sources. La plupart des sources se montrent au pied des montagnes, là où des couches compactes d'argile imperméable empêchent l'eau d'aller plus loin. Ces couches imperméables peuvent ou bien être coupées transversalement par une vallée (fig. 42), et alors les sources n'affectent qu'un de ses côtés, et se trouvent à la limite précise entre les couches d'argile et les pentes de la vallée. Un

Fig. 42.

Source au niveau

d'une couche.

Fîg. 43.

Source dans une fente.

Fig. 44.

Source pai* débordement.

(a) Roche fendillée perméable ; (c) Couche d'argile compacte.

autre cas peut être celui où une montagne repose sur une couche d'argile disposée en bassin (fig. 44) : les eaux s'amassent dans cette espèce de réservoir jusqu'à ce qu'elles en dépassent les bords, et elles se répandent alors tout autour de la montagne. Si, cependant, une semblable masse de roches riches en eau, supportée par des couches d'argile, est traversée de vallées et de gorges, creusées plus bas que les bords du

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