MARÉES. VAGUES
Le courant est-ouest de l'océan Atlantique se courbe au sud de l'cqualeur près de la côte américaine (Rio-Janeiro) et se rend de là au cap de Bonne-Espérance pour revenir refroidi aux tropiques.
La même chose se répète dans l'océan Pacifique : la côte du Japon est baignée par un courant venant du nord, et celle de l'Australie par un courant équatorial. Ce dernier, en revenant aux tropiques, touche la côte ouest de l'Amérique du Sud et agit puissamment sur son climat. Les courants marins, en général, tendent à équilibrer les températures extrêmes de deux régions océaniques éloignées, parce que les courants tropiques, d'abord dirigés vers l'ouest, cèdent de leur chaleur aux mers qu'ils traversent et aux côtes qu'ils baignent; aussi sont-ils refroidis à leur retour dans les zones équatoriales dont ils contribuent à modérer la température. L'importance de cette action des courants marins ressort de la manière la plus frappante des perturbations que subissent les lignes isothermiques normales sur l'Océan. Le Gulfstrcam fait rejeter vers le pôle les lignes isothermiques du nord de l'Atlantique, tandis que celles de la zone tempérée remontent au delà de l'équateur sous l'influence du courant Pacifique qui revient refroidi sur la côte ouest de l'Amérique du Sud.
La manifestation la plus simple des marées est l'élévation périodique de la mer sur les côtes, l'entrée du flot dans les fleuves et l'élévation momentanée du niveau de ces derniers, et enfin, l'envahissement régulier des rivages peu élevés, désignés sous le nom de marais salants. La hauteur du flot au milieu de l'Océan est moindre que près du continent, et, ici, elle est encore augmentée dans les points oii deux côtes marchent en convergeant. Ce dernier cas est celui du golfe de Californie par exemple, et encore plus celui de la baie de Fundy, oiî elle atteint de 16 à 24 mètres, tandis que au milieu de l'Atlantique, par exemple à Sainte-Hélène, elle est à peine de 1 mètre, et sur la côte est de l'Amérique du Nord de 2 à 4 mètres. Les courants déterminés par le flot sont surtout puissants là où l'eau circule dans un espace étroit, pour se rendre dans un large bassin ou dans une baie. Dans le Tsien-tang, fleuve de Chine, le flot se précipite comme une cascade mouvante de 1 mille de largeur et de 10 mètres de hauteur, à 16 milles de distance, avec une rapidité de 5 milles à l'heure. Dans le reflux, la mer se retire tout aussi rapidement. Les mêmes phénomènes se passent dans la baie de Fundy et dans les fleuves qui y débouchent, ainsi que dans l'Amazone. En se retirant, les eaux de la marée forment souvent un courant extrêmement impétueux.
Les vagues et les courants causés par le vent et les tempêtes maintiennent la surface de l'Océan dans une perpétuelle agitation et déterminent la formation des falaises contre lesquelles les vagues se brisent et quelquelois s'élèvent à 50 mètres et plus. Dans l'ouest de l'Ecosse, les observa-