BARRES
cette île perd 2,700 perches carrées de surface, ce qui représente sur tout le pourtour de l'île une bande de 15 mètres de largeur.
L'action de l'Océan comme moyen de transport des substances sableuses et argileuses qui lui sont apportées, se limite presque exclusivement à la partie de la côte étroite et plane qui est fouillée par les vagues. Elle tend à rapporter au rivage et à y déposer les matières charriées dans la mer parles fleuves. Ni les marées, ni les vagues n'entraînent des parties meubles ; au contraire, elles les rapportent au rivage et en débarrassent la mer. C'est la raison pourquoi l'on ne rencontre point au fond de la mer de roche élastique comme le grès, ni aucun conglomérat : leur formation est limitée aux zones côtières. Les plus fines particules argileuses qui restent en suspension dans les eaux, favorisées par les courants, ont un champ beaucoup moins limité, mais elles se répartissent sur une aire tellement énorme, qu'elles ne peuvent constituer de dépôt important qu'au bout d'un très-long temps. La masse de sables et de jjraviers que les fleuves apportent à l'Océan jointe à celle qui est arrachée
au continent par les vagues sont employées à la formation des barres (fig. 51).
Ils sont déposés au pied de ces sortes de digues formées d'éléments grossiers d'origine analogue. A l'issue des baies unies, ils s'amoncellent un peu à la fois et se changent insensiblement en lacs ou en lagunes. Si dçs fleuves viennent déboucher dans ces lacs, leurs dépôts, comme nous l'avons déjà -vu, pourront former un delta et combler progressi-
Fip;. 51. — Baires et lagunes à la côte de la Prusse orientale.
vement la lagune. Ces bancs
de sable sont très-répandus. En Allemagne ils s'étendent du Schleswig jusqu'en Hollande, sur les côtes de la Baltique (Nehrungen) ils séparent les lagunes situées à l'embouchure des fleuves (Haffen) de la pleine mer. Ces bancs côtiers sont entamés par la sortie des fleuves, mais, en ce point aussi, leur solution de continuité n'est que superficielle, ils tra. versent l'embouchure, et c'est surtout alors qu'ils prennent le nom de barres. Les peressips sont dus à des phénomènes tout à fait semblables : ils se trouvent à la côte ouest de la mer Noire, à l'embouchure de