PÉRIODES ET FORMATIONS
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Caiiiozoiques.
Mcsozoïqucs.
Paléozoïques.
Destruction.
Maxi
nu m.
Apparition.
il ressort de ce tableau que les Lépidodendrécs et les Sigillariées, qui jusque-là avaient eu un développement exubérant, disparurent à la fin de l'époque paléozoïque avec les Zoantharia rugosa et tabulata (section de.s Coraux) et les Poissons ganoïdes hétérocerques ; que les Cycadées, Echinodermes, Ammonites, Amphibies et Reptiles relativement rares d'abord, atteignirent alors leur maximum d'expansion et que, enfin, les Angiospermes, les Coraux constructeurs de récifs (Zoantharia perforata et eporosa), les Bélemnites, les Oiseaux, et les Mammifères firent leur apparition. De semblables changements ont continuellement modifié le faciès général des habitants de la terre ; ils ont permis aux géologues de déterminer des époques précises dans le passé de notre globe, et l'on appelle formations les complexes de couches qui se sont déposés pendant chacune d'elles. Elles sont pour nous les représentants de ces périodes géologiques et enferment pour ainsi dire, dans leur masse, les inscriptions et les médailles relatives aux temps pendant lesquels elles se sont formées, les débris des animaux et des plantes d'alors. Dans ces séries de couches fossilifères, se sont fait jour les produits ignés de la puissance volcanique, qui les traversent en filons ou en masses puissantes, s'étendent sur elles en nappes ou s'élèvent en dômes. De la même manière que l'historien déchiffre les coutumes, l'état moral, les rapports politiques et religieux, en un mot, l'histoire des peuples anciens, dans les ruines de leurs constructions, dans les inscriptions, les sculptures des murailles qu'ils ont élevées, dans les ustensiles ensevelis sous les gravois, dans les armes et les médailles, le géologue recherche les traces que les âges écoules ont laissées sur la croûte terrestre et il reconstitue avec elles l'histoire de notre planète.
Le grand but que nous entrevoyons n'est pas encore atteint ; même la
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surface de notre globe n'est connue que partiellement, tel continent n'est guère connu que dans ses contours, ce qui est caché dans la profondeur l'esl encore beaucoup moins, et l'on n'aura de données plus complètes que par suite du progrés de la civilisation suscitant un plus grand développement de l'industrie des mines.
g 4. Limite inférieure et supérieure des formations. Par le mot de formation on comprend un certain nombre de couches qui se laissent réunir pap leurs caractères paléonlologiques (c'est-à-dire par l'ensemble des êtres organiques qu'elles renferment), qui sont essentiellement les mêmes par toute leur étendue. Les formations sont, par conséquent, les étages isolés des séries de couches jiuissantes dont la partie superficielle de la couche terrestre est principalement formée, étages dont les limites supérieure et inférieure sont caractérisées par l'apparition de nouvelles formes et la destruction d'autres depuis longtemps existantes. La manière dont s'opèrent ces changements de formes est progressive, ininterrompue : aussi les limites que nous posons aux formations, basées sur la diflérence des restes organiques qu'on y trouve, sont-elles arbitraires, et elles ne sont bien tranchées que dans les cas où, par suite d'un changement de niveau, il y a eu lacune dans la série des sédiments. Si, au contraire, toutes les formations successives, des plus anciennes aux plus récentes, se trouvaient superposées en un point déterminé et sans lacunes (ce qui n'existe nulle part), il serait inutile d'essayer de tracer des divisions dans cette masse de couches, le changementdes caractères paléontologiques, depuis les formations les plus récentes jusqu'aux formations actuelles, se ferait presque insensiblement et sans permettre de tracer des lignes de démarcation.
§5. Extension horizontale cV une formation et différences entre des formations de même âge. La répartition d'une formation, c'est-à-dire d'un système de couches de caractère paléontologique essentiellement semblable, est limité dans l'espace, d'un côté par l'extension de la mer ou du bassin au sein de laquelle elle se forme, et, d'un autre côté, parle fait que les conditions de milieu varient dans la mesure de l'extension en surface et déterminent ainsi dans la flore et dans la faune des changements locaux complets par où change le caractère paléontologique des couches. Les habitants des eaux saumàtres ne sont pas ceux de la mer ouverte, ceux des zones chaudes diffèrent des animaux des zones froides, et la faune des côtes ne ressemble pas à celle des régions profondes de locéan ; les sédiments synchrones d'un même bassin peuvent donc être très-différents les uns des autres dans les différents points par les débris organisés qu'ils renferment. Il en était de même autrefois, et le caractère paléontologique d'une formation étendue sur une grande surface ne change pas seulement