‹ Traité de géologie et de paléontologieChapitre 210 sur 278 · AGE RELATIF DES FORMATIONS · texte numérisé non relu

AGE RELATIF DES FORMATIONS

lion no présente un si grand nombre de fîicies alternant les uns avec les autres que le trias des Alpes et le tertiaire.

Les diflorences cliinatériques, les courants marins, la limpidité plus ou moins {^ranile de l'eau de la mer et sa profondeur plus ou moins considérable, la nature de son fond, roclieux, sableux ou boueux, déterminent également des différences considérables entre des faunes voisines, par conséquent des faciès très-différents dans une même formation.

§ C. Age relatif de formations de facie» paléontologiquc Hemblalile.

— Le changement des mondes végétal et animal au cours des périodes qui se sont succédé n'a pas eu lieu en même temps j)ar tout le globe. D'une part, les conditions locales de transformation et d'immigration étaient plus ou moins favorables, d'autre part, il s'écoulait de longs intervalles avant que des formes nouvelles vinssent à rayonner de leur patrie dans les contrées voisines, et enfin le développement des habitants d'un continent isolé ou d'un bassin fermé se faisait tout à fait indépendamment des autres bassins et continents. Il en résulte que le caractère organique de la surface de la terre à ces époques anciennes présentait aussi des différences locales et que le développement de l'ensemble des organismes pouvait déjà être porté loin sur un point, tandis qu'ailleurs il était resté stationnaire. Malgré l'identité ou la ressemblance extraordinaire de leurs caractères paléontologiques, des formations peuvent très-bien n'être pas synchrones, mais simplement avoir acquis plus tôt ou plus tard et indépendamment un même degré de développement. Si l'oii dit, par conséquent, que la formation crétacée se rencontre dans le nord de l'Allemagne et en Californie, cela veut dire simplement que l'on trouve dans ces deux pays un même dépôt de roches qui enferme des fossiles identiques ou très-semblables, ce qui les fait considérer comme homologues ou équivalents : en d'autres termes, ils représentent seulement un même degré dans l'histoire du développement de la terre, et la question de savoir s'ils sont de même âge ne peut être tranchée. .

La confusion dont était menacée la géologie slratigraphique par ce fait important, nouvellementétabli, que des formations semblables n'étaient pas nécessairement de même âge, n'est au fond qu'apparente. La marche du développement, d'une manière générale, a été la même partout et a traversé partout des stades semblables : aussi peut-on observer que les formations se succèdent régulièrement et en concordance dans des pays très-éloignés les uns des autres. C'est pour cela que les formations équivalentes ont un même âge relatif. Partout où on la connaît, la formation dévoiiietme e>t plus récente que le silurien et plus ancienne que le carbonifère, c'est-à-dire que, dans tous les lieux où l'on rencontre ces trois terrains, le dévonien est situé entre les deux autres. En Asie, en Amérique et en

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