TEMPÉRATURE DE L'INTÉRIEUR DE LA TERRE
thodes pour arriver à ce but. La première repose sur la déviation que subit le fil à plomb dans le voisinage d'une montagne ; la seconde sur l'observation des oscillations du pendule au sommet d'une haute montagne ou dans un puits profond et ensuite en plaine : la différence dans le nombre des oscillations devant être attribuée à la masse comprise entre les deux points d'observation. La troisième méthode, enfin, est fondée sur les oscillations d'un pendule horizontal et par conséquent échappant à la pesanteur, mis en mouvement par l'attraction d'une grosse masse métallique ( balance de torsion).
Le poids spécifique élevé de la terre doit nous surprendre si nous le comparons à celui de la croûte solide que nous connaissons et dont le chiffre est environ 2, 5, tandis que la densité moyenne de la surface de la terre, continentale et océanique s'élève à peine à 1, 6. Le poids spécifique de la terre à son intérieur, doit donc être beaucoup plus élevé que 5, C, et il est vraisemblable que la densité des matières qui la composent s'accroît avec la profondeur. — Ces données viennent encore corroborer l'hypothèse de l'état Huide primitif de notre planète surtout si l'on considère que le point central et le point pesant de la terre concordent, en d'autres termes qu'il faut admettre une disposition parfaitement régulière de masses également denses en zones concentriques.
§ 5. Températare de l'intérlear de la terre. — Fluidité du noyau
central. — L'action dcs rayons calorifiques provenant du soleil est limitée à la surface la plus extérieure de notre planète et ne se fait déjà plus sentir à une profondeur de 20 à 25 mètres. L'influence du soleil, même dans ses variations annuelles, étant annulée à cette profondeur, il y règne une température constante qui est, en général, la même que la température moyenne du point de la surface de la terre situé verticalement au-dessus. Ainsi, il y a dans les caves de l'Observatoire de Paris, profondes de 29 mètres, des thermomètres (jui marquent une température constante de 11",? C. et dont les oscillations annuelles ne sont pas appréciables.
Tandis que la chaleur de la partie la plus extérieure de la croûte terrestre lui est étrangère et provient du soleil, on observe des phénomènes calorifiques en dessous de cette enveloppe externe de notre globe , qui forcent d'admettre en son sein même une source de chaleur. Depuis le point où l'influence de la chaleur solaire ne se fait plus sentir, partout et à une aussi gr.ande profondeur que l'on ait pénétré dans l'écorce terrestre, on a constaté un accroissement constant de la température avec la profondeur. Il règne donc, par conséquent, dans les dilTérents niveaux, une température la même en chaque point et augmentant également avec la profondeur. Celte importante proposition trouve sa con-