QUAI UBS GRANDS-AUGUSTINS, 55, A PARIS
JAUN (J.), Membre de l'Inslilut, Professeur à l’École Polylechnique et à la Faculté des Sciences do Paris. — Petit Traité de Phynque, à l'usage des Ëlablissemenis d'instruction, des aspirants aux Baccalauréats et des candidats aux Écoles du Gouvernement. In-8, avec nombreuses firaret dan.s le texte; 1870 8 fr.
Le premier fascicule (CiiALEUR, ÉLECTRlciré) est en vente; le second (Acoustique, OmouE) parnitrn à la fitL douars 1870.
Depuii lit coinmencemenl de ce siècle, la Physique a élu renouvelée daitA^u ensemble. Fresnel a établi la Théorie do la Lumière, Ampère colle du UKnétisme; l’étude des vibrations sonores s été cniisidémblemenl accrue; ÿ a recouiiu que l'enserable des ladiations rmiscs par les corps échaiilTes se distief^ue par des irrranaibilites croissantes, noiTpar des cli.xogements de nature et d’essence, et que par conséquent les diverses chaleurs rayounantrs, les lumières ou couleurs dilTerentes et les rayons chimiques, ne sont que les notes distinctes d'une série de gammes, et no diflerent que par leur durée de vibration. Dans les dernières années enfin, on a démontré qu’un nombre di'iiné de calories peut se transformer en une quantité équivalente de travail mecani>|ue et réciproquement, et que la chaleur, autrefois appelée «slifee et considérée comme un fluide, n'esi autre chose que la somme dos forces vives qui animent les molécules des corpa rhaufiés. L’ensemble de ces remarquables piogrès a fait justice d'anciennes hypollièses, et la Physique n’est plus ou ne sera bientèt plus qu’une Mécanique rationnelle où les forces naturelles exercent leur action sur les substances pesantes et sur un milieu spécial et unique, qui se nomme Véther.
Cependant les Traités élémentaires semblent prendre è tlehe do dissimuler ces idées géiiétales, et de se contenter do détails sans lisison : le magnétisme est toujours présenté comme dépendant d'un fluide; la chaleur est réduite è des notions empiriques, on professe qu'elle se dissimule et ilevient latrnle; la chaleur rayonnante est prise comme distinrtu de la lumière, et l’on ne dit t;irn de la Théorie optique. — Le livre élémentaire que nous olfrona aujourd’hui au public est eunçu dans un esprit dillérrnt. Dès les premiers mois l'Auteur démontre que la chaleur est un mouvement moléculaire, et cette idée guide ensuite le leetour dans toutes les expériences, et les explique. La terre et les aimants n’étant que des solénotdcs, on fait dépendro le magnétisme do relcctricité. L’Aennstique montre dans leurs détails les vibrations longitudinales, transversales, circulaires et clliptiquos; elle prépare à l'Optique. Letié dernière Partie enfin est l'etude des vibrations do toute sorte qui se produisent dans l’éther; les interférences et la polarisation sont expliquées do la manière la plus élémentaire, et la Théorie vibratoire est rendue accessible à tous.
L’Aulcur espère que 1rs motliflcations qu’il propose dans l’enseignement de la Physique seront approuvées par ses collègues, et qu'elles seront profitables aux elévea en les délivrant de ce quo les savants ont abandonné, en devant leur esprit jusqu'è de plus hautes conceptions, en leur montrant l’ensamble philosophique d’une science déjà très-avaucéc et qui semble toucher à son terme.
SALMON (6.), Professeur ait Collège de la Trinité, à Dublin. — Leçons d'Algèbre snpérienre; traduit de l'anglais |>ar M. Baxin, Ingénieur des Ponts ol Cliausséc», et augmenté de Notes iwr M. Hermitb, Membre de l'Institut, ln-8; 1868 7 fr. 5o c.
Cet Ouvrage n’a rien de commun avec les Traités d'Algèbre supérieure publiés jusqu’à ce jour. .Son but principal est l’élude dra foneliona dont les relatious mnliielles ne sont pas altérées par une transformation linéaire des variables. Les méthodes originales cl fécondes qui y sont dévoloppées forment une branche moderne de l'analyse algébrique, qui, malgré son imporunee, est encore presque inconnue eu France. Voici les titres des principaux Clupiires : Oéterminantt, — Décetmmanu léciproqmes et mmrurt. ■ — Fonctions tymêtê^ises. — Aéju/lsn«. — Discnminonlt. — Tntnsfoi mettons linroirrs. — Invnriâm^et eo^vnhnnts. — Fatmes canoniques* *~‘Aprtiemtioni.gnx/brmeiùinnires, ternaires* quaternaires. — Nnvrs os M. Flaanivr : Sur les inraria'nti des /ormes du 5* degré I — Sur l ’inrariant gauche des /ormes du (>• degré.
TVNDALL (John), Professeur k l'Institution rotalo et à l'École royale des -Mines de la Grande-Bretagne. — Le Son, traduit de l'anglais et augmenté d’un rlppmdice par M. 1 Abbé Moigno. ün beau volume in-8, orné de 171 figures dans le texte; 1869 7 fr.
Péril. - IsiprlBtrit ét CAL’THIER-VIIXARS rue ds SsIar-SsialdiarBulD. lo. pris riBflIiai