‹ Traité de géométrie descriptive. 3. ed., rev. et augm. de la théorie de l'intersection de deux polyèdresChapitre 74 sur 107 · CHAPITRE VI. - INTERSECTIONS DE SURFACES COURBES. lO · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. - INTERSECTIONS DE SURFACES COURBES. lO

En général, une courbe ne traverse pas sa tangente, et, par suite, clans la partie voisine du point de contact, elle est entièrement d'un même côté de tout plan Q qui contient cette droite. Le plan serait cependant traversé si le point N où il coupe la courbe était réuni au point de tangence M, c'est-à-dire s'il était osculateur.

Il peut arriver qu'un plan osculateur ne ti'averse pas la courbe. Supposons que le plan Q, mené par la tangente TT' et par un point N de la courbe, la coupe en un autre point P {fig. ii8), et que les deux points de section se réunissent au point M pour une certaine position du plan : toute la partie de la courbe située entre N et P aura disparu, et il ne restera que les parties qui sont au delà de ces points d'un même côté du plan. Si le plan Q continuait à tourner, il n'aurait plus que le point M de commun avec la ligne courbe AA'. Le contact de cette ligne avec son plan osculateur en M est plus intime que dans le cas général examiné précédemment, car deux points de section se sont réunis au point de tangence.

Cette circonstance se présente notamment quand une courbe tracée sur un cylindre ou sur un cône est tangente à une génératrice Tï'. Tous les points tels que N et P se trouvent alors deux à deux sur des génératrices.

215. Supposons qu'un cercle soit déterminé dans le plan Q par les conditions de toucher la droite TT' au point M et de passer par le point N {fig- 1 17). Quand le plan tourne, le cercle se modifie et, lorsque le point N est réuni au point M, son contact avec la courbe s'est élevé d'un degré; il est alors osculateur. Le plan qui le contient est devenu osculateur en même temps.

Le cercle que nous considérons sur le plan mobile Q est tangent en M à la projection de la courbe sur ce plan et rencontre la même projection en N. On voit d'après cela que le cercle osculateur de la courbe est également osculateur de sa projection sur le plan osculateur.

Une courbe gauche a une inflexion ou un rebroussenient en un point, quand sa projection sur son plan osculateur en ce point a elle-même une inflexion ou un rebroussenient.

215 a. Quand une courbe gauche possède une inflexion en un point M, elle est traversée par sa tangente en ce point; tout plan Q passant par cette tangente la traverse également et doit être considéré comme osculateur. Si l'on fait tourner le plan Q, lorsqu'un point de section N sera venu se confondre avec M, ce plan laissera toute la courbe d'un même côté, et l'ordre de son contact avec elle se sera élevé d'une unité.

216. Si la directrice d'un cône est une courbe gauche, et quen un point M de cette ligne la génératrice G lui soit tangente {fig. 1 19), le plan osculateur de la courbe en ce point sera tangent au cône.

Pour prouver ce théorème, considérons le plan qui passe par G et par une

Page 1