PL. 8. INTERSECTIONS
soit terminée. Une erreur assez généralement répandue, c'est que, pour faire de la Géométrie descriptive, il faut savoir lire dans •l'espace, tandis qu'au contraire pour apprendre à voir dans Tespace, il faut commencer par faire de la Géométrie descriptive. ^
83. Si toutefois on a besoin d'aider son imagination, on pourra le faire en représentant les lignes et les plans de l'espace par des fils de métal ou des feuilles de carton mince, ou plutôt, ce qui sera bien préférable, en dessinant une figure en perspective, comme on le faii dans les cours élémentaires pour démontrer les principes de la Géométrie à trois dimensions ; mais il n*est pas nécessaire que les points, les lignes ou les plans ainsi figurés soient placés comme les plans ou les lignes données par la question.
Cela ne servirait à rien et ne ferait que détourner l'attention du but principal qui est la recherche ' des relations géométriques qui existent entre les données et les inconnues.
J'insiste donc principalement sur la nécessité de ne pas confondre la solution du problème avec l'exécution de Vépure.
Cette seconde opération n'étant que la traduction de la première et ne devant être commencée que lorsque la première est finie.
84. Dans les écoles, on détermine presque toujours l'intersection des plans donnés par les points suivant lesquels se rencontrent leurs traces, et l'on est trop souvent disposé à pi;^senter cette opération comme une méthode générale; tandis* que Ton regarde comme exceptions les cas où les traces ne se rencontrent pas sur l'épure.
Or, c'est précisément le contraire qu'il faudrait admettre, et Ton doit considérer comme très-rare dans la pratique le cas-où l'on peut fjaiire usage de l'intersection des traces.
Dans les épures d'étude ou d'examen, le professeur dispose les plans donnés comme cela lui jlaît, et cherche ordinairement des combinaisons qui permettent d'obtenir le résultat