HI. APPLICATION DF LA STBBÉ.OTOSIIE A LA COUPE DES PIEUSES
i5. Los voûtes se composent de diverses parties qu'on, nomme voussoirs ; la décomposition d’tine voûte en vonssoirs, et l’art de donuer à chaque vous-
3ug GÉOMÉTRIE DESCRIPTIVE.
soir la fift-ine déterminée par l'épure oir le trait, ^ont l'objet spécial de la coupe t les pierres.
Le nombre de voussoirs d'une voûte est toujours igtpair, çt le voussoir du rang marqué par la moitié de ■ ce nombre augmenté, de l’tHutéy se nomme tu clef. La surface d’une vdûfe se compose des faces visibles et contiguës des poussoirs, qn’oti nomme dütudles. Les lignes qui forment fe contour de la douelle d'un voussoir, se nomment en généra) urties rte (fouette, ' '
Les voûtes varient de forme et de grandeur, selon- le monrnnenf auquel elles appartiennent, et suivant la destination qu’elles y remplissent: L’avèhiWicte ou l'ingénieur chargé de la. construction d’un édifice, détermine la forme «t la position de toutes les masses de cet édifice, en se conformant, autant qtre possible, aux règles générales du goût. L’appareilleur considère chaque masseisoléinent, et la divise en pierres ou voussojrs, en' avant égard à k grandeur, k la ténacité des matériaux, et aux -conditions de stabilité.
L'Ordonnancé des voûtes doit ètre-sirople et régulière, comme eeHe des monnnîenS, dont elle» font partie; mais, il y à des Cas, et l’arcbîTecture militaire en offre beancoup d‘excmples, où l’on est- obligé de construire d'es voûte» tresirrégùlières, qili satisfont à des conditions essentielles, mais 'qui nt peuvent jamais servir de décoration extérieure. ' • • ' ' • -
16. Quelle que soit k destination d'une voûte, on la tetanitte ordinairement par Tune des trois surfaces qtî'e nous avons nommées ( page-afï ) surfaces réglées, surfaces déoetoppablès, surfaces de révolution. U y a deux manières de construire les' voûtes et berceaux-, qui -consistent k em|4oyer des pierres de taille, ou des taoèHons, briques, etc., qu’on réunit pur tnt ciment.
Lorsqu’on emploie la secohtle manière, on exécute la voûte par parties, en soutenant chacimç d’elles au moyen d'un système de cftarperftaédenria surface extérieure est de même forme que Ja surface Intérieure dè la portion de voûte » construire. Aussitôt que les cimens ont pris consistance,- on enlève ta cbflrpentei et on l'établit au-dessous de la portion suivante, -et ainsi de suite; jusqu’à ce que toute la voûte soit construite. On pent (Tailleurs se servir d'on système de" charpente qui soutienne la. voûte entière.
i-7. Lorsque des voûtes se rencontrent et se pénétrent, l'appareil de csa voûtes se fait de maniéré que certains voussoirs appartiennent à plusieurs voûtes, et sont terminés par plusieurs surfaces.
Les procédés des appareilletirs se modifient, dans chaque cas particulier, selon la forme et la grandeur des voûtes. Les auteurs qui ont écrit sur la coupe des pierres, ont distingué cinq espèces de voûtes, qu’ils ont nommées portes, voûtes, descentes,- trompes, escaliers. . a . . .
'Nous ferons connaître, par des exemples, chaque espèce de voûtes.
APPENDICE. 3u<)
Les voûtes, quelles que soient leurs formes, sont contenues par des murs qu’on iiQinm e. pieds-droits.
1 8. L)e tous les pieds-droits, le plus simple est un mur droit, compris entre deux plans verticaux parallèles, dont la distance mesure ^épaisseur. Dos plans horizontaux et d'autres plans verticaux, parallèles .entre, eux et perpendiculaires. aux faces du tnur, le divisent en perallélipipèdes rectangles. Ou' nomme twwp la partie du mur comprise entre deux plans horizontaux conséoutifs, et les joints verticaux d'utic assise ne sont pas les joiuts de- l’assise qui la suit ou la précède; on les alterne, afin de recouvrir les joints d'une rangée de pierres, partes laces des pierres de la rangée suivante. Quelle que soit la forme d’un mur, le recouvrement des. joints est nécessaire, tatit pour conserver les çimens que pour donner au système de pierres qui composent, le mur, la solidité qu’il aurait, s’il était formé.d’une seule pierre.
19. La plupart des pierres qu'on erflploie-dans les constructions proviennent de carrières, où elles sont rangées par couches parallèles. Comme c’est ‘dans le sens perpendiculaire aux couches que la pierre est- capable de la plus grande résistance, il est très-important que dans un mur droit, comme celui dont on vient de parler, le sens de ces couches, qu'on nomme le kl de la pierre, soit horizontal; et lorsqu’une pierre d’une forme déterminée doit entrer dans une voûte, il faut, -par la ménge raison, que le lit de cette pierre soit dans une direction perpendiculaire à la résultante -des pressions quelle doit supporter.
Si la substance de la pierre est homogène, le sens dans lequel on doit la placer, pour eu furmur un voussoirou le polyèdre enveloppe de cevoussoir, n’est déterminé que par la comparaison des volumes du polyèdre enveloppe et de la pierre hrutc, lesquels doivent’ différer le moins possible entre eux, pour économiser la matière.
Lorsque les pierres Ont été extraites d’une carrière, où elles sont rangées par couclies horizontales ou inclinées, on nomme la face d'une pierre, parallèle à la surface qui sépare deux couches consécutives, le lit de ia phare. L’appnreilleur fait d'abord dresser ce lit, île manière que Cette face, sensible- .îuent -Courbe, devienne un plan exact. . <y
Le procédé que suit le tailleur de pierres pour -exécuter une surface plaire, mérite d’ètre conuu. Son outil principal .est un marteau a deux tranchaus inégaux en largeur. A l’aide du petit tranchant, il forme sur les deux bords configus de la pierre, deux bandes planes de la largeur au plus de- ce tranchant, sur lesquelles if trace deux lignes droites qui se rencontrent sur 1» ligne d intersection des deul bandes. Hegardant ces droites comme des directrices- fixes, il. fait glisser l’arétc d’une réglé en bois sur ces directrices^
3ro GJÎQMÉTR1E, DESCRIPTIVE.
pt il ôte’ de la pierre tout ce qui empêche la -réglé "de -s’appliquer exactement dans tous les sens sur les droites qui dirigent -oettc rçgle'dam son mouvement. •' ■ • • . • - * * ;
■40. Quel que soit le voussoir d'nne voûte qu’il s’agit 4’ exécuter, on peut toujours prendre pooj son -polyèdre enveloppe, tin solide .dont unPface soit parallèle an plan -du lit de la pierre, dont la position, par rapport au voussoir est déterminée. Cette première face étant donnée, on y trace le polygone formé par les pians des faces qui lui sont adjacentes, et on-oeliève Je polyèdre enveloppe par la 'méthode qu’on a exposée (art. Ci,-Jppend. ‘ '
* CHAPITRE fl cqupr ors- pjfrrts.
» § I. nre portfs. 'PI, n“ i -a-3-4- ) *
lt. F .es" portes sont de petites voûtes pratiquées dans f épaisseur d'un mur, et destinées à rouvrir tin passage, on !t éclairer l'intérieur d’n iiC voûte. I-es voûtes et les portes qui se pénètrent , ou se rachètent, ont lenrs naissances dans le même plan horizontal. ■ ' •“
' Porte droite.
aa. l-a ports la plus-simple, qu'on nomme porte droite -en jdein cintre -, est pratiquée dans l'épaisseur d’nn mur droit, compris entre deux plans vcrttcadx parallèles. F-a surface dé mette porte est un demi-cylindre a* base circulaire, tangent aux plans des pieds-droits, qui sont verticanx et perpendiculaires aux faces parallèles du mur. • . . - (
Ayant djvisé le demi-cercle en un nombre impair de partiea-égAles, on mène par les points de division, des droites, qni sont ( art. 1 5, Apfiend.) des arêtes de doucHes. Les plans mpnés par le» arêtes de douélles et par l’nxe do cylfndre droit, sont perpendiculaires à la surface de ce cylindre, etse nomment plans île joints. Dpnnant la même largeur à tous les joints," chacun décos joints est un parallélogramme rectangle, -dont deux côtés sont égaux aux arêtes de douelies, et la distance de ces côtés parallèles est égale à la largeur du joint. J
Les voussoirs de la porte doivent se lier aux pierres du mur droit ; mais chaque pierre de co mur est un parallélipipède à faces horizontales et verticales; o’eat pourquoi le von* soir de la porte est un priéroe qui a pour section’ droite, un polygone de oinq côtés, formé d’un, àrc de cercle, de deux portions égales
■ • • ..APPENDICE.' . .. • 3i l
de* rayons de ce cercle menés par les extrémités de l'arc, el «le deux droites, l’une horizontale, l'autre verticale. La longueur du voussoir est épile a l'épaisseur du mur. O polygone est marqué des- lettres a, b , c, 4, cysur la planche «le l'appendice rpii a pour titre : Coupe des pierres, porte n ’ i , profil.
Lprsquo ifyafaseur du iu«ü' est trop graudc, et les diiueifciona «les matériaux trop petites,, pour que les voussoù-s soient. d'un seul Uioi-ceeu dans le sens de leur longueur, ou les subdivise par des. plans verticaux perpendiculaires aux arêtes de douelKs, ayant soin que les joints verticaux de deux vôussoirs consécijtil> ne soient pas dans le même plan.
l|es portes Saint-Martiu et Saint-Denis (à Paris), et en général les monuuu'ns désignés sous le nom d’arcs de triomphe, sont des paries droites.
. . Port >: «’ i.
‘ ‘ Paru* biaise, en talui, rachetant tin berçAiu rjdindrir/ue.
' . • V . . Drüuuion ..... ,
a3. Tic berceau cyliudriqhe est exécute en moellons (art. 6, appendice)-, il est raclieté par une porté cy lindrique, tes droites génératrices des surfaces du berceau «îf de la porte, sont horizontales, et leurs projections sur un plan horizontal se coupent à angle droit.
L’ordonnance». de la petite voûte ou de là porte h* i, est la même que pour la porte droite, ambcde est la section droite de l'ua des voussojre. Voici la différence des deux portes. La porté droite est pratiquée dans 1 épaisseur d’un mûr droit : la porte n" i est terminée d’tin bout par la surface cylindiique du berceau, dé 1 autre a fa face plane d'un mur dit biais et eu talus. On nomme mur eu talus celui qûi èst terminé par deux plans, Pan vertical, et T aurre incHn<“ à I horizon ; et Idrsqué Tes lignes droites, intersections, do ces plans par un plan horizontal, ue sont pas parallèles, lé rôtir gô biais et en talus. La face verticale du mur qui Sert de pied-clrdit.au berceau cylindrique, est tangente à ce berceau: l'autre face est biaise et ffcfàltu : c'est pourquoi la porte n” j, pratiquée dans l’épaisseur de cé mur, se nomme porte Luise, en tutus, rachetant un berceau cy lindrique.