‹ Traité de géométrie (volume 2)Chapitre 193 sur 375 · LIVRE III. — LES FIGURES SEMBLÂELES · texte numérisé non relu

LIVRE III. — LES FIGURES SEMBLÂELES

on peut donc prendre n assez grand pour que les différences

a et r ;

ùî sont inférieures h r—a, deviennent moindres que toute quantité donnée.

L'application simultanée de ce principe et du problème du

n" 286 permet de calculer - et par suite tt avec telle approximation qu'on voudra.

On partira d'un polygone dont on sache trouver directement l'apothème et le rayon, par exemple du carré dont le périmètre

est égal à 2 ; le côté étant égal à - ? l'apothème aura pour valeur

«= -^ et,Ie rayon,r= i/ ( -^ J +(7) = tV^^. Puis, à l'aide

des formules du n° 286, qn calculera successivement les apothèmes et les rayons «< et n, «2 et r2, . . ., a^ et r^t, . . ., des polygones réguliers et isopérimètres ayant 4-2, 4-2^, ..., 4.2^, . . ., côtés.

Voici le Tableau des calculs jusqu'au polygone de 128 côtés :

a = o,25ooooo. .

as = 0,3182459. .

r rr= 0,3535534. .

Pi = 0,3266407. .

r2 = o,32o3644' • rs = 0,3188217 . .

rji = 0,3184377. .

La dernière ligne montre que - est compris entre o,3i82 et

TT

0,3181, et par suite a pour valeur o,3i83, à moins d'un dixmillième ; quant à tt, il est compris entre

et

c'est-à-dire entre 3,i4i et 3, i43; il a donc pour valeur 3, 142, à moins d'un millième.

On peut remarquer que r= -^ est la moyenne arithmétique

entre o et - et que r r-= - ^ est la moyenne géométrique entre et «, et l'on est ainsi conduit à ce théorème :

Le nombre - est la limite vers laquelle tend la suite des nombres

G,-, «, r, «2i, rj, ^2, /'a,

obtenus en partant de o et -> et prenant alternativement la

moyenne arithmétique et la moyenne géométrique entre les deux qui précèdent.

Pour compléter l'exposition de la méthode, il reste à chercher une limite du nombre des opérations à faire pour obtenir tt avec une approximation donnée.

Pour obtenir — à moins de — - > il suffit qu'on ait

Mais la différence r/c — a/c est moindre successivement (288) que

et, par conséquent, que

(r/c-i — afc-i), 7^(a-2 — «/r-2), .-., (ri — ai),

puisque rj — ai = 0,0248. . . est inférieur à — -• L'inégalité primitive sera

donc vérifiée si l'on a

4/c> lo'/i-i, d'où k> '"

et, a fortiori,

log

puisque log4 = 0,602. . . est supérieur à -• Donc, pour a^mr - a moins

de — - f il suffit de pousser les calculs jusqu^au polygone de ^.1^ côtes,

k étant V entier égal ou immédiatement supérieur à - [m — \)

D'ailleurs, dès qu'on connaît uns valeur approchée do - avec m dt'ci-

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