‹ Traité de géométrie (volume 2)Chapitre 21 sur 375 · XXXII NOTIONS HISTORIQUES · texte numérisé non relu

XXXII NOTIONS HISTORIQUES

profonde stagnation, et ce n'est que vers le milieu du xYi« siècle que la Géométrie, suivant le mouvement général des Lettres, des Sciences et des Arts, se ranima.

Pour être juste envers les Arabes, il faut cependant reconnaître que la Trigonométrie leur doit la forme simple et commode sous laquelle nous l'appliquons. Parla substitution des sinus aux cordes des arcs doubles qu'on employait auparavant, ils abrégèrent notablement les calculs. Cette substitution est due au savant Albategni, surnommé le Ptolémée arabe, qui mourut à Bagdad en 929. Il convient de citer encore Alhazen, mort au Caire en io38, auteur d'un Traité d'Optique, où l'on trouve la solution du problème du miroir (ou du billard) circulaire.

Dès le commencement de la Renaissance, le fil fut enfin renoué, la tradition reconstituée, et l'ancienne Géométrie cultivée en Europe avec succès. La plupart des Ouvrages laissés par les géomètres grecs furent traduits en latin ou en italien. L'étude des langues anciennes, alors fort répandue, multipliait les moyens d'instruction, et l'imprimerie, en propageant les productions des anciens Maîtres, favorisait le réveil de la Science.

C'est notre compatriote Viète, de Fontenay-le-Comtc ( i54oi6o3), qui ouvrit la marche; véritable créateur de l'Algèbre, il eut la gloire d'introduire cet admirable instrument dans la science de l'étendue. Par sa construction graphique des équations du deuxième et du troisième degré, il fit un premier pas dans la voie féconde, qui devait, en unissant intimement l'Algèbre et la Géométrie, conduire aux grandes découverles de Descartes et mettre en notre possession la clé universelle des Mathématiques.

Très versé aussi dans la Géométrie des anciens, Viète restitua le Traité perdu d'Apollonius, Z><?7'ac^^o/^/^w5 (des contacts),

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