‹ Traité de géometrie (volume 3)Chapitre 168 sur 781 · LIVRE III. — LES FIGURES SEMBLABLES. ig · texte numérisé non relu

LIVRE III. — LES FIGURES SEMBLABLES. ig

PROBLÈME

298. Calculer le rapport de la circonférence au diamètre. La formule

2ii

montre que, pour avoir tt, on peut :

Soit se donner le rayon R et calculer la longueur de la circonférence C : c'est la méthode des périmètres ;

Soit se donner la circonférence G et calculer le rovon R ?

c'est la méthode des isopérimèlres.

299. Méthode des périmètres. — Pour R = i, la formule (i) donne r. le nombre tc est donc égal à la demi-circonférence de rayon i. Par suite, le demi-périmètre de tout polygone inscrit dans cette circonférence est une valeur de n approchée par défaut, et le demi-périmètre de tout polygone circonscrit est une valeur de tc approchée par excès. Donc, si on calcule, comme au n° 283, en partant du carré inscrit, les demi-périmètres des polygones réguliers inscrits de 8, 16, 32,. . ., côtés, les nombres obtenus seront des valeurs par défaut de plus en plus voisines de tt; et de même, si, en partant du carré circonscrit, on calcule, comme au n° 285, les demipérimètres des polygones réguliers circonscrits de 8, 16, 32,..., côtés, on aura des valeurs par excès de plus en plus voisines de tc. Par exemple, on trouve (283, 285) pour les demi-périmètres des polygones réguliers inscrit et circonscrit de 128 côtés. . . 3, 14127 et 3, 14223 ; on conclut de là que tc est compris entre ces deux nombres et que 3, 142 est sa valeur à moins d’un millième.

On peut aussi partir de l’hexagone et calculer, comme aux nos 283 et 285, les demi-périmètres des polygones réguliers inscrits et circonscrits de 1 2, 2.4, 48, • . . , côtés.

Ainsi présentée, la méthode des périmètres est très-laborieuse; mais en revanche elle est très-simple en principe; c’est d’ailleurs la méthode suivie par Archimède, l’illustre géomètre qui vivait à Syracuse 2Ôo ans avant J. -C, et auquel appartient la gloire d’avoir trouvé le premier le rapport de la circon*

GÉOMÉTRIE PLANE

férence au diamètre. Archimède, en partant de l’hexagone et en s’arrêtant aux polygones inscrit et circonscrit de 96 côtés,

a prouvé que tt était compris entre 3 ~ et 3 -h Ce der-

nier nombre 3 H - ou — ? qui surpasse 71 de moins d un demi-

centième, suffit dans beaucoup d’applications.

Il convient de signaler encore la valeur par exces — -- ■> qui

est due à Adrien Métius, et dont l’erreur n’atteint pas un demimillionième.

Nous allons voir que la méthode des isopérimètres, publiée en 181 3, à Nancy, par le géomètre Schwab, conduit à des calculs beaucoup plus simples; nous reviendrons ensuite sur la méthode des périmètres, pour montrer qu’on peut la présenter de telle sorte qu’elle conduise identiquement aux mêmes calculs que celle des isopérimètres.

300. Méthode des isopérimètres . — Elle est fondée sur le principe suivant :

Le nombre ^ est compris entre les valeurs a et r de l’apothème et du rayon de tout polygone régulier dont le périmètre est égal à 2, et Von peut prendre le nombre n des côtés du polygone assez grand pour que ces valeurs approchent autant qu on voudra de -•

En effet, le périmètre du polygone étant compris entre la circonférence inscrite et la circonférence circonscrite, on a

2 7T a <C 2 <C 2 tt /’, d ou a <- < r.

TT

D’ailleurs, l’excès du rayon OA = /* sur l’apothème OG = a ( fig. 197) étant moindre que la moitié AG du côté du polygone,

et le côté ayant pour valeur -» on a

LES FIGURES SEMBLABLES

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