LIVRE ▼. — LE PLAN
et qui les rencontre aux points d ei d'; prolongeons AB, de l'autre côté du plan P, d'une longueur BA' = AB, et joignons chacun des points A et A' aux trois points d, d, d'.
De régalité des triangles AB^ et A'Bd et de celle des triangles AB^ et A'Bc?', on déduit respectivement Ac? = A'rf et Arf'= A'rf'. Les deux triangles Add' et A'Jrf' sont donc égaux. Cette égalité entraîne Tégalité des angles At/d, X'dd; par suite, celle des triangles Arfdy A' £/j; et, enfin, celle des longueurs Ad et A'i.
La droite Bd ayant deux de ses points, B et d, également distants des extrémités A et A', est perpendiculaire sur le milieu B de AA', et AB, à son tour, est perpendiculaire sur B^.
SCOLIB.
515. Le point B où la perpendiculaire AB rencontre le plan P est le pied de la perpendiculaire.
Une droite est dite oblique à lin plan, lorsqu'elle rencontre ce plan sans lui être perpendiculaire.
THÉORÈME
516. Par un point donné A, on peut toujours mener un plan perpendiculaire sur une droite donnée \Y, et l'on ne peut en mener qu'un.
I* Supposons le point A situé sur la droite XY(/^. a86). Dans deux plans différents passant par XY, menons à cette
droite les perpendiculaires AB et AC; elles détermineront un plan P, perpendiculaire à XY au point A (514).
Il n*existe pas d'autre plan perpendiculaire à XY au point A. En effet, tout plan mené perpendiculairement à XY par le point A doit couper le plan XAB suivant la perpendiculaire AB
GÊOMfiTRIB DAMS L*B9PAGB.
à XY (512), et le plan XAC suivant la perpendiculaire AC à cette même droite; il ne diffère donc pas du plan P.
2** Supposons le point A extérieur à la droite XY [Jig^ 287).
Soit UZ la parallèle à XY menée par A. Les droites parai*
lèles XY et UZ ayant leurs plans perpendiculaires communs (513), dire que par le point A on peut abaisser un plan perpendiculaire sur XY et qu'on ne peut en abaisser qu'un, c'esi dire que, par le point A, on peut élever un plan perpendiculaire sur UZ et qu'on ne peut en élever qu'un; or c'est ce que nous venons d'établir (i*).
COROLLÂIBE.
517. Deux plans perpendiculaires à une même droite sont parallèles ou coïncident; car s'ils se coupaient, d'un point de leur intersection, on pourrait mener deux plans perpendiculaires sur la même droite, ce dont nous venons de démontrer rimpossibilité.
THÉORÈME
518. Par un point donné A, on peut toujours mener une droite perpendiculaire à un plan donné P, et l'on ne peut en mener qu'une.
I® Supposons le point A situé dans le plan P (Jiff. ^S8\ Considérons à part une droite OH et le plan Q élevé perpendiculairement à cette droite par l'un de ses points H; puis, transportons cette flgure tout d'une pièce, de manière que. le plan Q s'appliquant sur le plan P, le point H coïncide avec le point A. La droite OH, dans sa nouvelle posi-