LIVRE VIII. — LES COURBES USUELLES
donné M, les exlrémiiés D ei E de ce diamètre décrivent donc pendant le mouvement de AB les deux drortes fixes ODY et OEX. Ces droites étant à angle droit, il résulte du théorème précédent (1068) que le point M décrit une ellipse ayant pour demi-longueurs de ses axes, dirigés suivant OX et OY, lesdistances ME et MD.
Les perpendiculaires variables élevées en D .et en E aux droites OY et OX se coupant au point mobile C, on obtiendra la normale en M à celte ellipse en menant la droite MC (1069).
SCOLIE
1073. La position du point C est indépendante de celle du point donné M. Donc, si le point M varie, toutes les normales aux points correspondants des difTérenles ellipses obtenues viendront, pour une même position de la droite AB, secouper au pointe.
D'ailleurs, le lieu du point G est la circonférence décrite du point 0 comme centre avec la longueur constante OC pour rayon, et le cercle wC, variable de position, reste constamment tangent au cercle OC dont le rayon est double du sien.
On peut donc se figurer le mouvement du triangle ABM, en le supposant entraîné dans le mouvement du cercle wC qui roule sans glisser àl'iniérieur ducerclefixeOCderayondouble.
On sait que, dans un pareil mouvement, /ow/ point du cercle mobile décrit un diamètre du cercle fixe (théorème de de la Hire), résultat qui coïncide avec la remarque sur laquelle la démonstration précédente est fondée. De plus, d'aprèsce qu'on vient de voir, tout point M lié invariablement au cercle mobile, et situé en dehors ou en dedans de ce cercle, décrit une ellipse; c'esi un autre énoncé de la proposition du n° 1072.