LIVRE VI. — LF.S POI.Yf'DRES
des prismes inscrits dans les diverses tranches de la pyramide SABC a pour limite le volume de cette pyramide, lorsque le nombre n croit indéfiniment.
■ Remarquons, à cet effet, que les droites SK, LR, HP, EN, étant égales et parallèles, les figures SKLR, LRIIP, HPEN, sont des parallélogrammes; les segments KR, RP, PN, sont donc parallèles à l'arête SB, et, comme l'extrémité do chacun d'eux est l'origine du suivant, ils appartiennent tous à une même droite KN parallèle à SB. Les points K, T, Q, 0, soni, également, sur une même droite, KO parallèle à l'arête SC. Il en résulte que la figure AKON est un tétraèdre dont la base est parallèle à celle du tétraèdre primitif ASCB (63-2), qui difTère d'autant moins de ce tétraèdre que la division SK est plus petite, et qui coïncide avec lui à la limite, lorsque n croît indéfiniment, puisque, dans cette hypothèse, SK tend vers zéro. Mais le volume fixe ASCB et les volumes AKON et S qui varient avec /; satisfont évidemment, pour toute valeur de l'entier n, aux inégalités
AKON < S < ASCB.
Donc, puisque AKON a pour limite ASCB, la somme S tend vers celte même limite.
1" Considérons maintenant (/t^. 807) deux pyramides triangulaires SABC, S'A'B'C, de bases équivalentes et de même hauteur. Si l'on place les bases ABC, A'B'C, sur un même plan, de façon que les sommets S et S' soient d'un même côté de ce plan, ces sommets seront dans un plan parallèle au plan commun des bases. Si l'on opère alors sur la première pyramide SABC comme il a été dit ci-dessus, en menant des plans parallèles au plan commun des bases par les points de division de l'arcle SA supposée divisée en n parties égales, ces plans partageront aussi SA' en n segment égaux entre eux et, à chaque tranche de SABC et au |)risme qui y est inscrit, corresiiondront une tranche de S'A'B'C et un prisme inscrit dans cette trancln;. Mais d(;iix prismes inscrits correspondants, tels que GIÏTDQP, G'I'II'D'Q'P', sont équivalents (G2G); car, leurs hases GIIT, G'I'II', sont équi-
GÉOMÉTRIE DANS l'eSPACE.
valentes (639), et leurs hauteurs sont les mêmes puisque les bases supérieures sont dans un même plan aussi bien que les bases inférieures. Donc, la somme des volumes des prismes inscrits dans la pyramide SABC est, quel que soit l'entier n, égale à la somme des volumes des prismes inscrits dans la pyramide S'A'B'C; et, comme chacune de ces sommes a pour limite le volume de la pyramide correspondante lorsque n croît indéfiniment (i"), les volumes de ces pyramides sont égaux (611).
THÉORÈME
643. Le volume d' une pyramide a pour mesure le tiers du produit de sa base par sa hauteur.
Fi(î. 359.
1° Soit i/ig. 358) la pyramide triangulaire EABC. Par les sommets A et C, menons les droites AD et CF, parallèles à l'arête BE, jusqu'à leurs rencontres D et F avec un plan mené par le sommet E parallèlement à la base ABC de la pyramide. Le polyèdre ABCDEF sera un prisme triangulaire ayant même base et même hauieur que la pyramide proposée.
Si l'on fait passer un plan par les trois sommets D, E, C, le prisme triangulaire ABCDEF se trouve décomposé en trois pyramides triangulaires EABC, EDCA, EDCF. La première est la pyramide donnée. Les deux autres sont équivalentes (6i2), car elles ont même hauteur et leurs bases sont équivalentes comme moitiés du parallélogramme ACFD. Or, si l'on prend la face DEF pour base de la pyramide EDCF, son sommet est le point C. Cette pyramide a donc même base et même hau-