‹ Traité de géométrie pratique comprenant les opérations graphiques, et de nombreuses applications aux travaux d'art et de constructionChapitre 36 sur 95 · INSTRUMENTS POUR FORMER DES ANGLES · texte numérisé non relu

INSTRUMENTS POUR FORMER DES ANGLES

65 . Le fil à plomb. — Un corps pesant quelconque suspendu à l’extrémité d’un fil ou d’une corde déliée ,

coîn|)o.se tout cet iustrument , qui sert à trouver la verticale {fig. 28).

6,6. Le compas ordinaire. — Il est composé de deux brancbes AC, BC, mobiles sur un axe placé à la tête G de l’instrument : il sert à décrire des arcs ou des circonférences sur un plan de peu d’étendue.

La distance AB entre deux points se nomme rayon.

Ije compas est le deuxième instrument du géomètre

(fiy- 29)-

67 . Le compas à verge. — H se compose d’une règle ou verge A B à l’une des extrémités de laquelle se trouve une pointe fixe; on adapte à la même règle une autre pointe qui peut glisser tout le long de la règle qui latravei’Se.Cet instrument est trèsÆommode pour décrire des arcs avec un grand rayon (^fig. 3 o).

REMARQUE. — Pour se Servir du compas, on doit autant que possible tenir les pointes dans un plan vertical pendant qu’on raei\t l’instrument.

68. Moyen de remplacer le compas à verge, lors- (pion opère sur le terrain. — Soit AB le rayon donné,

A le centre du cercle à tracer. On prendra une perche ou uue corde de la grandeur AB; on fixera ime des extrémités en A par une cheville ou un piquet, au-, tour duquel puisse tourner la perche ou la corde ; à l’autre extrémité B on placera un second piquet, puis, en faisant tourner la perche ou la corde tendue

sur le point A, on trouvera la circonférence BCDB. • Quand on trace sur une surface unie et bien solide ,

— as —

comme un plancher, on emploie en B, de la craie, un charbon on tout autre moyen de tracer {fig. 3 1 ).

ft9. Le rapporteur. — C’est un demi-cercle ordinairement en cuivre ou en corne, sur le bord ou le limbe duquel sont marqués les degrés et quelquefois les demi-degrés de la circonférence. 11 sert à faire un angle égal à un angle donné {fig. 32).

70. La fausse équerre. — On perce un trou à l’une des e.\trémités de deux règles ou de deux perches, on traverse les deux règles d’une cheville ou d’un clou rond, de manière qu elles soient mobiles sur cet axe; on a la fausse équerre, dont on peut ouvrir les côtés sous un angle plus ou moins grand, de la même manière qu’on ouvre ou qu’on ferme les branches d’un compas (fig.33).

71. La fausse équerre du tailleur de pierre. — Les tailleurs de pierre se servent d’un compas dont la forme est indiquée dans la fig. 34 ; ce compas leur sert de fausse équerre et ils lui donnent ce nom.

72. L’équerre est un triangle rectangle qui peut être formé d’un morceau de planche, de règles assemblées à angle droit. On en fait en métal comme en fer, en cuivre ; on peut la composer de cordes réunies par des nœuds ; si trois cordes tendues ont des longueurs comme 3 , 4 et 5 , elles forment un triangle rectangle ou une équerre {fig. 35 ).

REMARQUE. — IjCs côtés de l’angle droit peuvent

avoir une longueur quelconque. Lorsqu’on a déterminé l’angle droit, on peut à volonté augmenter ou diminuer les côtés liés entre eux, les faire égaux, par exemple, pour faire un triangle isoscèle.

73. L’équerre cf arpenteur. — Cet instrument repose sur un pied qu’on place verticalement. Il se compose d’un plan circulaire que l’on place horizontalement sur le pied; aux extrémités de deux diamètres perpendiculaires entre eux s’élèvent deux petits montants AC, BD, qu’on nomme pinnules; il s’y trouve de petites fentes verticales à travers lesquelles on vise sur des points donnés ou des points à trouver {Jig. 36).

74. L’équerre octogone. — La figure ABCDEFHI offre le plan horizontal de cet instniment; il a huit pans ou faces perpendiculaires à ce plan , et qui sont par conséquent verticales lorsque l’instrument est placé. Ces huit pans forment une surface continue; ils sont traversés è leur milieu par des fentes verticales très-resserrées qu’on dirige sur des points à observer {Jig. 3g).

75. Angles que peut donner cet instrument. — On peut, avec l’équerre octogone, former des angles droits et des angles demi droits. On peut s’en servir pour planter des arbres en quinconce.

76. Le goniasmomèlre , qu’on pourrait aussi apj)cler fausse équerre cylindrique. Cet instrument est

une boîte en cuivre composée de deux parties cylindriques qui s’adaptent bien l’une à l’autre. A la partie inférieure FCDL est une douille qui s’emmanche sur un pied vertical B' K; sur le bord supérieur FECG de cette première partie sont tracées et numérotées les divisions de la circonférence en degrés; de plus aux divisions o et i8o répondent des fentes verticales qui tiennent lieu^de pinnules. La seconde partie FCD'M a aussi deux fentes verticales diamétralement opposées. En tournant à volonté cette seconde partie sur la première, on prend l’angle que l’on juge convenable , en plaçant l’une des fentes de la pièce supérieure sur la division de la pièce inférieure qui correspond au nombre de degrés demandés {fig. 38 ).

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