Des pé-noun. L'irrégularité des pé-noun consiste dans
1. Les verbes avec è & l'imparfait étant rares, y. § 185, il est probable que *o&J était le seul de cette espèce parmi les pé-youdh, et que l'uniformisation aura porté sur ceux qui avaient ou.
la chute du noun k la fin de la syllabe, § 110a; c'est-à-dire lorsque le radical prend un suffixe terminé par une voyelle faible ; dans ce cas le noun tombe et la deuxième radicale est redoublée pour soutenir la voyelle aiguë du préfixe. Font exception les verbes dont la seconde radicale est une gutturale non susceptible de redoublement, ïqolU qu'il mugisse, *njj il brûla; wa*J| déchausser conserve le noun, quoique le \}hùi soit susceptible de redoublement, § 115; aj. quelques verbes ayant une sifflante 1 ou ^, Syui ^^i3 *£>^aj (Barhébrœus, I, p. 119, 1. 9). Dans les anciens manuscrits, noun quiescent est souvent écrit (Barhébneus, I, p. 119, 1. 25, Elias de Tirhan, chap. 8).
En dehors de cette irrégularité, ces verbes suivent les conjugaisons des verbes forts et ont comme eux les voyelles qui distinguent les actifs des neutres : ^àJ %sofc3 tirer, ^ ^ traîner, *û»J >sm2 prendre, \*£ \-sJ être rusé, à^J Zo**J descendre, .ûii *ûÙl* sortir, \Jj CâJ tomber, comp. §§ 185 et 186.
L'impératif suivant l'imparfait, laisse tomber la première radicale *ao£ ^ **jd \s> la*, ^os \^; excepté 9o,J consacre, qui maintenait le noun (v. Ps. 76, 11 sic hébr. et targ., mais miâna Ttt, sanhéd. 3, 2). Les verbes qui ont le noun à l'imparfait, l'ont aussi k l'impératif, *nJ brille ; il en est de même dans les radicaux qui sont en même temps lâmadh-aleph, ^^3 <*âj vé*éJ (Barhébneus, I, p. 121, 1. 3).
L'èttaph'al se formait de l'aph'el et ne laissait pas reparaître le noun, *<W/) de -os|.
209. Des €é-aleph. La faiblesse de ces verbes réside dans aleph, seconde radicale, qui est quiescent à la fin de la syllabe, **lo beé pour b'eê, et qui se prononce comme youdh entre deux voyelles ^pa bayeë pour ba'eë, § 107. Cependant aleph est maintenu par tradition dans l'écriture, sauf quelques cas : il disparaissait généralement au participe passif, ^^© méchant, quelquefois au participe présent, Va*e souffrante ; le verbe *£>VJ fait k pa'el et èthpa'al uolj < ruVl.
Par suite de l'influence d'aleph sur la voyelle, § 83, 4°, ces verbes n'ont qu'un paradigme, sans distinction d'actifs ou de neutres, K)& ^luj chausser, *£>V* *£>)** être vieux. A la faiblesse d'aleph est dû aussi le maintien de la voyelle du suffixe au moyen du redoublement de la première radicale, <±>\hi *£>H.
L'a de l'imparfait s'affaiblit en è dans une syllabe ouverte, ,-**}£>£ ^n^ni, il demeure a l'impératif dans les pluriels forts ^o-^V° T^y^y Par analogie de ceux faibles o*l,\£> 0^^o7 comp. § 180.
A l'imparfait p"al, ces verbes se confondent quelquefois avec les pé-aleph ; on dit également .N^o-i ou ^io|^ il serait ennuyeux de ^£>, ^1û3 Act. 12, 1 et *j2$ Ps. 36, 4, Jb0, Luc. 6, 33 et 35 et ^tf Ps. 41, 2, comp. § 217. Telle est l'origine de la vovelle è que reçoit quelquefois le préfixe a l'èthp'fel ^-*^>W ou ^©^|, au lieu de ^â^i).
210. Des xé-waw. Les particularités que présentent les cé-waw, s'expliquent par ce que nous avons dit § 106.
Ils suivent une conjugaison uniforme, sans distinction d'actifs ou de neutres, ? , ?o J chasser, ^o? *ûo,J regarde**, i , ho ^ for mer, >o-o >ocuaJ se lever, s£>? ^0,3 couler, >o^ ^oo^i jeûner; excepte k*io ,/qyi.i mourir, qui au parfait a conservé la voyelle des intransitifs, hébr. n£3 mais ar. OU. La voyelle ou est donc constante a l'imparfait; elle se confond avec la deuxième radicale, en s'allongeant; aussi a-t-elle le point en bas dans la massore nestorienne, tandis que dans les verbes forts de la forme *ooka3 waw avait le point en haut, § 189. >o# yojjaj fait seul exception et rappelle la distinction que l'arabe a maintenue entre les verbes de cette classe qui ont ou et ceux qui ont i, comp. § 106, 1 b.
Le participe actif >o^ se forme du parfait yao et ne porte plus trace de la deuxième radicale, l'aleph marque l'hiatus entre les deux voyelles et appartient a une prononciation primitive qâ'lm, § 104, 1°, devenue ultérieurement qâyem. Le passage d'aleph en youdh est sensible a l'œil, lorsque la voyelle aiguë tombe, parcequ'alors il se forme une diphthongue avec à, )&*£> v*viéo. Quelquefois un youdh additionnel indique la vraie prononciation ok-49 {Anal, syr., p. 48, 1. 15; 89, 30), comp. §46.
Ethp"el se confond avec èttaph'al et redouble le taw du préfixe, qui est écrit double; cependant l'ancienne écriture n'avait qu'un taw >o^joZ] <-»?<4 <-**?^l etc. x Le passif de *ja*s| persuader, était écrit tantôt normalement umas^I, tantôt avec tèth au lieu du second taw *mà*iz), à cause de la prononciation très dure