‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 116 sur 209 · Le taw avait le roukk&kh, Barhébrœus, I, p. 213 ait · texte numérisé non relu

Le taw avait le roukk&kh, Barhébrœus, I, p. 213 ait

accentuée et primitivement brève, suit la première radicale, tandis que la deuxième est dépourvue de voyelle. La voyelle organique est a, è ou ou.

a) Les noms avec a sont des concrets : \^\ terre, ïf^K ^ommei

|1ûm champ, )£>î* glaive D^fJ ^j**, \à^s> chien, \±sA âme, )r&*

vin, 1v>é*N pain, )iai côté, ]^nc tombeau, \ûfL lit, pfo corne J*]jJ ^3, ffJo poil y& f^àC^i mais hébr. *|Çfr.

À l'état absolu ou à l'état construit, la voyelle en passant sur la deuxième radicale, s'affaiblit en è, §§ 83, 2° et 96, excepté lorsque la consonne suivante est une gutturale ou un ris : ^aJ >o*à^ wOf* ^^o, mais ^J * fâ^ jîu. Quelques noms, cependant, ont conservé la voyelle a devant une consonne autre qu'une gutturale ou un riè, tels sont : Vûm champ, <*s&> vaisseau (d'origine douteuse), ^oj* vigne, >û^ lande, ss&ad poing, Jug. 3, 16, suivant les Jacobites, mais jaao chez les Nestoriens, v. Barhébraeus, I, p. 69, 1. 24 et 70, 3.

Ces noms comprenaient aussi primitivement des abstraits de racines formant des verbes actifs, comme dans les autres langues sémitiques ; mais en syriaque ils se sont généralement confondus avec les noms de la forme Ji», en modifiant a en e, comme Jl&û meurtre ,jis ?1ûj?« En sens inverse, dans cette classe sont entrés quelques noms de la forme Ja» J-»», dont la deuxième voyelle a disparu sans retour : ^Sv> abs. ^io roi, hébr. *7pD mais ar. viO-i, J/^I abs. /^» enfant, hébr. 1^ avec suff. 1*17! sans dages, ar. jJ^, v. ci-dessus p. 80, note 1.

b) Les noms avec e comprenaient primitivement des abstraits de racines qui forment des verbes neutres ; puis avec eux se sont confondus ceux des racines formant les verbes actifs, comme nous venons de le dire : \r>ï\ justice, V*J? lever des astres (lueur), fL* frayeur, |LaI douleur, ]&\2 rêve, y^iL passage, \à** souffle, |9,i ordre, V^r» scission, \h ^ fragment, V&çB divination, înXvn conseil etc.

A cette classe appartiennent également des concrets, soit avec e organique, soit avec e venant de a : \hsa± herbe DfrJ?

*4~~*; 'rH Vmu ^7\ avec suff- T^î ****} V^*> sel PI^Û ^h,

1. Aleph est articulé ici avec a an lien d'une simple voyelle è, de même '<H, emph. ?'<£?.

££ cote, J?^JC ç^>, )*a£ livre *)BD, P-^? pied b^l J4^> 1*»° argent ^IDp.

è demeure devant une gutturale ou riè, seconde radicale, Va** comparaison, V^r" anatheme.

D passe sur la seconde radicale, k l'état absolu et k l'état construit, et k cette place se change en a si la troisième radicale est une gutturale ou un riS, >aL» ^œ, mais ^à^io ^X +&&. Sur \jl£» miel, abs. *-*£>? et ï»fo t?ôn£re, abs. ^»^> v. ci-dessus p. 80, note 1.

c) Les noms avec ou comprennent : 1° des abstraits de racines qui donnent des verbes neutres et se distinguent peu, pour le sens, de ceux avec e : \Liqa sainteté, l^on* gloire, \\*oh colère, ]io9oo Za devant, ^gqjd l'oppose, \sbo\ longueur, V^oj rencontre, IjiocL habitation.

2° De» concrets, substantifs ou adjectifs : V*M chemin, J^ôqjd premier né1, ]^ûast prêtre (propr. <mte, comp. JL^o} ascète), \t>ho~ désertf, p*o^ awje, réceptacle q^- P& V^-^^ cicatrice, \\dq* point, Pla^ gaucher, P^a^ incirconcis, \oL âge de trois ans.

3° Quelques fractions : fo Seul £ter$, V^00' jwarô, 1 »v>o éé anguième, targ. KT^in W»ri HWOITT, hébr. J?3h ttÇSH, ar. vlul

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q ^.«rw. Cependant la forme plus pleine ^>o^ V^a*, rappelant la deuxième forme arabe viJLï çS> ^«ft», était également reçue, v. Barhébrseus, I, p. 71, 1. 16 et § 287, comp. pour l'assyrien, J. Oppert, Éléni. de gramm. assyr., p. 41.

Dans ces noms, la voyelle ou est souvent attirée par une labiale ou une emphatique qui précède ou qui suit, § 93, 2° et 3°, comp. JjioG^ audace, Ij^o* beauté, "Çn^o^ corps, etc.

A l'état absolu et k Pétat construit, la voyelle passe k la seconde radicale ^o^, excepté quand la dernière est une gutturale : .éédoi, vjôo).

Les Nestoriens prononçaient généralement ou la voyelle de cette forme, mais on trouve aussi devant riô une prononciation inclinant vers le son o, le waw étant marqué d'un point supé-

1. Comp. Jo jeune chameau, tandis que le syriaque l^aao jeune thameUe a le point au-dessus du waw, y. ci-dessus p. 47 et 48, et se compare avec *îl3p ; on voit combien ces formes sont peu constantes et varient.

rieur, comme P^ auge, \Lio\ fermeture, ]&îq£> marmite de pierre, ï%k, etc., Bar'ali, 2319, 3472, 4628.

La première syllabe des noms de cette forme était close et la troisième radicale était dure, quand c'était une muette sujette à aspiration, excepté l^oJ. tiers, par distinction de ]t^o^l âgé de trois ans, v. § 126.

Une racine peut former des noms avec les trois voyelles : P^m corde, ILa* douleur, P-ccu* obligation.

227. Les noms de cette classe avec la terminaison du féminin ont, k l'état absolu, la même -forme que l'état emphatique des masculins. A l'état emphatique, la voyelle organique demeure sur la première radicale, si la prononciation sans voyelle des deux consonnes qui suivent n'est pas pénible, sinon elle avance sur la deuxième, § 98 : K|Q* fillette, de ]rn*>, fon^a»

07. .007 .«'Sx0** p

tribu, ]l±ûâ plaine, pi. |£^as, comp. ïWp? ***->> )HaJ> amitié, )2xiû£*ft sagesse, \^r^° adoration, )&^io? pleurs, )î ^^ génisse, ïr^XH ïte?7 )1^3 ou|2^ grain, pi. Jjja, §§ 128 et 150, }L^Lé, plantation, pi. \h S^a> Î^-^sr' cowr* a" eau, *i^M, }£*-l*-a* parure, pi. ^SàiÉ, )h±&JL vengeance, pi. f^^-l, U^oalo mesure, pi. ^ii^ I^oSûm globule, pi. 1-jiooM, J^oi^ charbon ardent, pi. ï'^a^ *j-*4», }2^oJLo^ dew£ molaire, pi. tf-^Oi (Abr. Ecchell. 39) ou ^j-àoo^ (Barhébraeus, I, p. 34, 1. 6). La voyelle ou demeure sur la première radicale dans l^cào© bênédiction,\l^a^o^ blessure, pi. ^Jl^o. jkJol minef pJ. jll«i? ps. 19, 13; 56, 14; 115, 18, Dan. 11, 21, comp. Barhébrœus, I, p. 22, 1. 7 et 8 !, \i^J>oz fente, ]L^lol trébuchement, pi. |2*^ûoA La voyelle de la seconde radicale n'est dans ce cas qu'une voyelle adjuvante.

JkûJo? queue, abs. V^Jo?, targ. fcQJfl, n'appartient pas k cette forme, mais k J-*», comp. £*•*> DJÎ. La forme primitive était }k£>oJ?, par changement de a en ou k cause de la labiale, § 93, 2°, v. Barhébrseus, II, vers 1070; puis, la faiblesse du noun facilitant le passage de la voyelle sur la première radicale qui avait perdu sa propre voyelle dans une syllabe ouverte, on prononça JkûJo\

Quelques noms qui avaient e organique sur la première radicale, avaient k l'état emphatique a au lieu de è, même quand

1. Ce pluriel ferait croire que la voyelle ou n'était pa» organique dans

]&Jh9a*, mais avait été attirée par l'emphatique ri*.

la consonne suivante n'était pas une gutturale, fh^JU soupir. pi. 1^1-, ]zxlêJ souffle, pi. |2s^ûia.

228. Noms de racines faibles, a) Les pé-aleph ont Tune des trois voyelles a, e, ou et des formes masculines et féminines: fi4 Heu, abs. &J, jiajf femme, J^J salaire, \h^\ troupeau JS\, t»*©? longueur, \^o\ énigme; avec modification de la voyelle p?l oraMe Jîfc 0^-

6) Les pé-youdh ont a ou ou, mais e ne se maintient pas, § 106, la : 1,^» enfant, V>r* légume, $$* penchant IBf!*, abs. /^» *dj* ^ ; )fûo* charge.

c) Les 'é-aleph ont £ chez les Nestoriens et i chez les Jacobites, sans distinction de la voyelle primitive : \*p ou V*-*' 1 tête &h cr-fj, M? loup 3KT c^i*, jtyo p^ -ujp ou *j^ y^ j^

douleur, 3R3 v^> \**\± figuier, nMfl c^-f ; plus rarement d, ]àL pefcï &etotZ Jtf5Ê o^*- Voyez sur ces formes p. 80 ci-dessus, note 2. Les racines doublement faibles forment des noms avec a: Up moustache, \±\n boisseau, et avec 4 de a: \^ poumon £*>; è apparaît devant le suffixe jlcT, § 255, lloP fatigue, Ù&\^ délices.

d) Les fé-waw se distinguent des 'é-youdh, quand la voyelle est a : |--aio mor<, Pa^ iniquité, fioao station, ^ûoa jour, poo hau-

o y 0 y o y py oy py

tetw, Û0-^ /w*^, V^00^ jeûne, Isa» ^n, J^oz tceti/7 U^° #«, 1^ c&awe, fi-M» /orce, ^LL cet/, ^ûlud bois, jLs mesure, )^o maison ; état absolu ou construit : *oû* Jo©^ ^û* ^o^ ^q-b }oZ; 4-^0 ^ \^m — -1^ >Wêf> V*s? mais véuD^^o, § 92.

Avec les voyelles ou, i toute distinction cesse : Pa^, enfant, ^ vent, )&g4 bonheur, \b*2feut ]±om* roclwr, ]^Jjoug, %l^ petit de quadrupède. l&*a pléiades.

Féminins avec ow de au: 1^°^ t?ac/i6, pi. I^oâ., !&^a^ 06ane, pL l^«^; par le passage de ou en e, \h^D arc, hébr. flttfp, ar. «j-y ; sans affaiblissement de la diphthongue |£iooo taille; avec ou naturel |2*o^ imaje, pi. £fo^; avec i affaibli de ai)^-^ œuf, pL liLô, DT3 i^.

1. Sur cette écriture v. p. 58, note 2 ci-dessus; Barhébrœus, I, p. 20, 1. 25, malgré Jacques d'Edesse, blâme récriture avec youdh.

2. Le nom du fleuve zâb que les Grecs ont traduit Xuxoç, n'indique pas «ne prononciation différente; car la vraie étymologie est DJ coulant abondamment.

e) Les double-'é ont l'une des trois voyelles : \*&+ mer, V&±

peuple, \ai planche, \£\ côté, lao paume de la main, )i« passion, V^? ours, J}£ chèvre, \&&> cœur, li2 aW, |ool /©«e, )ûaL jeôi, |ôom amour, \\o± élan, \£>*s> épine, 1*oo froid, V^o? sourd-muet, \bo£> sauvage ; ou passe quelquefois en è dans ces noms, § 91. Dans Iajo cotmn (insecte), ar. «3$, néo-hébr. K[^3, à vient de a, à cause de l'emphatique qui suit, § 93, 3°.

Féminins : \Li^jardin, \h^o fiancée, àJs, )te*+ lac, \2^b désir,

\£\Z> toison, \ZçO fin, J-fjào fiel, \^^ canal, ]h±oï endroit, l-f?0® accouchée.

f) Les lâmadh-aleph distinguent également les trois voyelles : l^f lion, l*,^ chevreau, \*m gazelle, V^ gémissement, ll<w» aridité, \^£ pâturage, \+ho\ parcage, \^\ petit de fauve, pi. \*r%i hébr, *MJ, IIloo? ressemblance, pi. V^prâc.

L'influence du youdh sur la voyelle de la forme peut être cause que les noms avec e sont très-nombreux, ceux avec ou, très-rares. Waw n'apparaît, comme troisième radicale, que dans quelques mots, 1^ splendeur, |a^4* cesse, ]o\* vision.

La troisième radicale est tombée dans \?£ mamelle, § 224j, et dans \\\s fruit, § 97.

Féminins : l^-*^v clioix, Jà-iX queue de brebis, K^Ni, membrane qui enveloppe le fœtus, ïT^ttf mais ^U>, ?*-»*£> créafore. Ces noms ont à l'état construit et au pluriel è après la consonne initiale, a étant propre aux participes ou adjectifs de la forme J^» l7 § 230 : ^ \2^£\ etc. ou tend à se maintenir même dans une syllabe ouverte, j&^of élégie, Jà-ura*) bonnet, ?*-*^ai chant, 1*-*-^ malédiction, ]î^aa, récit, mais Jfc-»f° vtBe, nom d'unité du collectif Mao, aj. iKvSnn reins, ffl^îp.

Les noms qui avaient primitivement aleph pour troisième radicale articulent cet aleph avec une voyelle adjuvante è, § 107 a, ]^â parabole, ll^i* haine, \hp2 jalousie, plur. lijlS etc.

Ceux qui avaient waw, le conservent k l'état absolu et à l'état construit; k l'état emphatique, waw se change en ou, \ZQfetjoie, abs. \o^ avec dâlath aspiré, §§ 94 et 135, )2al~ animal, abs. loA-à, judéo-aram. ffiTî HAÏTI, comp. *>**•, jlalio, coup,

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