‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 117 sur 209 · Comp. hébr. PD fraîcheur, Pi1? frais · texte numérisé non relu

Comp. hébr. PD fraîcheur, Pi1? frais

abs. JoééLo, héb. ^fîîp, targ. W1HÛ. Ces deux derniers mots avaient le point au-dessus du waw chez les Nestoriens, comme les noms de la forme iiiî? § 230, mais ils se distinguent de ceux-ci par le pluriel, v. § 264 ; une certaine confusion des formes iii» et 2SJJ* dans ces noms n'a rien de surprenant, ainsi }^-—à» aisselle, plur. \i&m±, Barhébraeus, I, p. 31, ult., a en syriaque la forme iiii, § 230 et en néo-hébraïque, celle J-i», ^t^, comp. hébr. iVVtà fosse. |/o m> cire, ****», appartient également à cette forme.

229. Noms avec une voyelle faible après la première et la seconde radicales.

En syriaque, Jj* et Ja» ne se distinguent pas à première vue de J-i», la seconde voyelle tombant dans une syllabe ouverte a l'état emphatique. Lorsque la dernière radicale est une muette aspirée, la forme J*» peut être indiquée par le roukkâkh, ,ji» et J*», par le qouSêâi, § 123 d. En dehors de ces signes, les seuls moyens de distinction sont le sens et la comparaison avec les langues congénères.

a) J-*» comprend quelques abstraits, noms d'actions de verbes neutres : \i*e>faim, JÇÇ, Jjûfi mensonge, SJÇ mais v^, $**& proverbe 7\^tJ J-li, ï^ûi satiété J?^J? çf^>, Vp-J* sève, avec roukkâkh, Barhébraus, I, p. 123, 1. 22 ; des concrets, substantifs ou adjectifs, |La^ chameau b$\ J-i**, \\i*> grile *\*Q >y., tç*^ lèpre 3*£ ^Jj^, InSii lait 3"JÇl *-Â*-y )\nnl beau-frère DJ£, P&* gendre |]HÇt ci***, ^Lo? menton JJ2J ^>, ]£^h outre, avec roukkâkh, Barhébraus, I, p. 123, 1. 22, J^o-i datte *1IÇ£| ji$} J-f ,* nouveau ttf'jÇî

Ces noms affectant en sémitique une tendance a se simplifier en J*» ou Ja», comp. § 226 a, on doit comprendre parmi eux ceux qui pourraient paraître douteux, comme ]£>+£> foudre p*^S mais ,JJ3, 1'*-» corde, ^IV maisy^, fiai fleuve ^irtt^ 0ViA*-

A Fétat absolu et a l'état construit a s'affaiblit en è, comme dans les noms de la forme J*», <£,-», excepté dans ceux où il est suivi d'une gutturale ou d'un ri§, § 93, 1°, et dans les suivants : V**, ,d? et ^-©1, v. Barhébraus, I, p. 69, 1. 24, 25 ; 70, 3; aj. \Jû^ et \Lo.

Il s'affaiblit aussi sur la première radicale, à l'état empha-

tique, dans ?*e? mâle *Oî J>>9 l^mo chair *|fr£ yti, V*** «*fe» °* l'aspiration du phé se manifeste par le maintien du no un, §§ 110, 2° et 123 d, r|J9 Utis, feï jo^V, § 213 d, v*^, tandis que la seconde forme \hl avec noun éliminé répond a l'hébreu ^JH-

Dans quelques noms d'action de verbes neutres, la voyeDe demeure sur la seconde radicale à l'état emphatique, mais en s'allongeant, elle passe en é, i : \±>)*3 ou \±>\*i respiration y y~-**j p^Sûs embûche, comp. §§ 46 et 58, jL^* e/roi flfn, l?U* y?te,

rac. ^, rnç.

Avec la terminaison du féminin : Jk^jU souffle PîÇrçfa £i-i->, ou JàiooiJ mugissement, avec voyelle furtive de la seconde radicale, § 98, ïtÇîljJ mais À^>, |Lo?ï aumône ïïjj^ £fo^. De racines faibles, \&sy* emprunt, devant urie gutturale ou riâ, R.'Sr» science, l^^cu fatigue; avec chute de youdh radical, l^s^ souci, \hXk> sommeil, \£^± église de J?V* ; de racine géminée, ^NN*) gémissement] de 'é-aleph \h^\L demande; de pé-aleph, \ï*&\ soupir.

Il est souvent difficile de distinguer ces noms de ceux de la forme &i**} comp. § 98.

b) Ja» donne le participe ou adjectif verbal des verbes neutres dont Jj*£ est le nom d'action, vlao <-*© affamé, Vàai ^a=J

tempérant, I^ûJ tacheté, \à>^ lépreux, |iu^ impudique, \âim impie, )<*\m pervers, sur la prononciation aspirée du *s de ces mots, v. § 126, V-4^ bègue, 1 nms difficile, \Jld1 ferme. Il comprend quelques substantifs concrets, Ifû- camarade, *13Çt, V^La épaule PjnÇ «5#, Mmd. Gramm., p. 485 ; £-ûé /oîe *13Ç *x*S, et par affaiblissement de a en è, ]^ns ta/on, § 126, SpJJ <*^£i.

Le féminin £i*i ne se distingue pas de '<&** ou Ài£», K,^» compagne, )&>!*} impure, HJ-o-i ferme, ou selon la prononciation nestorienne, |LaIj )Llo^, Barhébraeus, I, p. 240, 1. 10, U\&impure, ou suivant la prononciation plus ancienne des Nestoriens \l\£ï nw&Ç, Barhébrseus, I, p. 129, 1. 21, |ÎJ&© enceinte, jLûûJ femelle îf^jj}, 1^2^ tefle Pîjsb, I*û^ fromage, 7^*2} mais ^^ l*-a^ t»</ne, JÇ3 0*4-; appartient a iiii, sur ces formes comp. § 110, 2°.

Jjô et J^i ne se distinguent que dans les noms qui ont

Digiti

zedbyGOQQle

roukkâkh sous la troisième radicale ou qui maintiennent noun seconde radicale, )b^x± raisin, pi. V^jl^ 3}J? *-r*% \9™± corbeau,

\->\'j* mais DTJ?; tç^oL outarde, v. § 123 d. Cependant )&* collier,

hébr. p)%, ar. Jji* cou, a une forme contracte.

230. Les noms de racines faibles dont il n'a pas encore été question, présentent les formes suivantes :

a) Les 'é-waw ont à k la forme Jâ» : (Lo voix, ]^oh élevé, \k^i bon, |àn^ oppression , comp. Va» vieux de w©l» ; é (i chez les Jacobites) à la forme Ja» et à celle Ja», qui ne se distinguent guère que par le sens, Ja» formant des concrets, jii, des abstraits : \ï\a juste p, ]3]s pierre P]3, }?V* démon 1$, tsi* eZan, îs|l altération, ]&\a sourd-muet; et aussi les suivants, écrits avec youdh, V"** odeur tP% J^ luâîiSl *■$, Jà-àie un mort r\0, Mand. Gramm., p. 108.

6) Les double-'é ont les formes suivantes: *£>* grand, ]£j± rivale ÎT^ *}^>, 1*V* Ziores, sing. )$V* £, in J-i.

cj Les lâmadh-aleph ont Ja» : liio roseau rDj3 *-**, Ht* poitrine n|Ç|; avec la terminaison du féminin, \h^$* froidure &j*; adjectifs : $4 emphatique ]^4 jeune ou jeune homme, fém. lli^j emphatique \i~ê^ jmne fille, Jfo V*f° bref, \à± V*^ ^a^> 't10 \*^o capable, JLo pfem (de JJLû avec aleph radical). Les verbes lâmadh-aleph forment leurs participes passifs de la même manière : |L^ t*^ découvert, ]j£> \*i& créé, ]&£> lima caché etc.

iii» forme des noms d'action, aussi bien des verbes neutres que des verbes actifs ; la troisième radicale, comprimée entre les voyelles de la forme, est éliminée et les voyelles se con-

tractent en à, § 106, 16; |ko© pleur, \i^o recherche, \±^> investigation, Jl^ et ]2^r> ai, U)» vue, \bie connaissance, camarade, làJUtf portion, \b^^ sacrifice. Comme concret, on trouve ]£j* pouce (prop. le bref).

h'â passe quelquefois en o chez les Nestoriens et en ou chez les Jacobites : )i<^ prière, d'où l'arabe *^U> ou *^-i, Y^o^g copeau *$'/>, l^cy» hanche, r. \^ = if» être creux, jîôaio lait caillé, Bar'ali, 6183, ou jlmie, Barhébrœus, II, vers 1248 et comment, y/r\*à> ou Ï^J*-** aisselle, v. ci-dessus § 22% fin; No«m bain ou \h^a, Tit. 3, 5, abs. |L*; Act. 27, 42 et 43, pi. \lkLu, Amira, p. 90.

Ces noms se distinguent surtout de ceux iii», § 228/, par leur pluriel, v. § 264.

A cette forme appartiennent également \£\*> blâme et W^ impureté de ]]s \]^, comme l'indique le pluriel \m\^} donné par Amira, p. 74, quoique celui-ci le rapporte k tort k Ko}^; on disait aussi au pluriel |z|^ ]£$, § 271.

231. Avec une voyelle forte après la première radicale. Avec une voyelle forte, les formes résistent davantage aux altérations phonétiques et sont plus faciles k distinguer.

Jil* ne comprend que quelques mots : foSs abs. >ûL^. monde

DTlp, ^o&~ sceau DT11PT, peut-être aussi \> M trésor TX1K, IsNn^ ver JTJIfl, J^QA^à» ou I^qaa^ clairon *!Ç1t&, comp. Ewald, Lehrb., p. 393 ; sur la modification de â en au ou ai, i, v. § 86 et p. 82, note 1. Nous verrons, § 235, que quelques diminutifs internes affectent une forme analogue.

Jfl* forme du parfait des verbes le participe actif, non seulement des verbes actifs, mais aussi des verbes neutres, avec le sens d'un présent, § 179 : *£>&* qui est assis, <el° qui se tient debout.

Pris substantivement, les participes des verbes actifs donnent des noms d'agent et par extension des noms de métier : ]1^

OO 0 9 Où

pasteur, V»j-o lecteur, \û^a sauveur, \*x& créateur, v. Barhébrous, II, p. 125, 1. 7 du comment \a£ maître, seigneur est sans doute l'hébreu TTÇD.

Comme nom d'agent, il peut être formé d'un nom !, »m nv> percepteur de JinaLo impôt

Avec t, au lieu de e : \±*£>] bourbier, |&*a*?l pluie d'orage D*^, ^giol massue, V^r* ensouple de tisserand, forum* abréviation.

as x

Les mots arabes de cette forme se modifient en passant en syriaque : IruSofl habile, prompt, Barhébrous, H, vers 1145,

est l'arabe «jJlt, \û+\qî amas de provisions, Barhébrous, II, p. 1 1 8, 1. 2 du comment, ar. JJj\j qui fournit des provisions ; le passage de â en ou indique que b et j étaient prononcés emphatiquement, § 93, 3°.

1. Cette formation n'est pas identique à celle d'un participe qui, comme temps, peut être usité, alors que les autres temps ne le sont pas, tel que ^'1 il est juste, P© il convient, § 118.

Le féminin fournit quelques concrets : l^io^o statue; avec a, à cause d'une gutturale ou d'une palatale, K,vis terre habitée, )£f*>l gouffre, lLûi| espèce de lézard, jLo£s vertèbre, fe\ île, ]*~j* oiseau; de lâmadh-aleph, jL»f£ poutre îTïlp, l*-*r* articulation, fo«Nn obstacle.

232. -4wc <J ajw^ fa première radicale et o (ou chez les Jacobites) après la seconde. En araméen, blpp J^ avec deux voyelles fortes est une forme très-usitée pour les noms d'agent; sa lourdeur Ta fait peu estimer des Hébreux et encore moins des Arabes qui s'en servent rarement. Elle naît du participe actif par l'insertion de o, ou après la deuxième radicale : 1?à^» père, ]nnV>n conseiller y \ho^D fossoyeur, pi£o meurtrier, )£>ôb*> écrivain, |*i£j portier, t^ô^i planteur, l£©r» visionnaire, \ho*\ magicien, )mm^ newr, |àioo*5 amante.

Le féminin prend souvent devant la terminaison un youdh, §253, \^àl^a^ meurtrière, Anecd.syr., IV, Physiologus, chap. 14, a l'état absolu faofiD rebelle, Woij intempérante, Prov. 7, 11 ; dans les lâmadh-aleph, Jfc^o^o qui appelle, Barhébraeus, I; p. 41, 1. 2; 42, 15. 18, comp. |2^o<Jil qui avertit, Barhébrœus, I, p. 42, 1. 19.

Quand le participe actif est pris comme nom d'agent et que le nom de la forme J*»l» est aussi usité, ces noms sont synonimes, on dit : V*f° ou V*°f° lecteur, \d^s ou Voo js sauveur, V**0 et V©fû créateur, Barhébraeus, II, p. 125, 1. 7 du comment

Par extension, ces noms désignent des choses inanimées, \èAc\i cloche, comme nous disons le battant, Voams section, propr.

secteur, }^ûqld\ moule, matrice de V^l mère, ]£tek» archet à carder, \^o\ circoncision.

Pris adjectivement, ils qualifient un substantif, l*-*oji \1*2 âme intelligente, V*^** V^r* ^Vne distinctif, )L*oU f^olj fe#re gut atâre un j/Ad/iâ, foSoV» K0ZJ Zeftre gruî enére dans un nom comme préfixe. Sur V^0f* et J$ar^, v. § 240.

A cette forme nous rapportons quelques lâmadh-aleph dont la prononciation du waw comme o était constante chez les Nestoriens, ]£o±l boutique, d'où l'arabe OyU., 5UU», hébr. nMn,

Koj* repas K

1. De la racine Ir* délier, rompre le jeûne, comp. ^Li déjeuner de J»i wstpre; il est possible que l^o^s £a6fe, qui » été considéré comme on mot étranger, soit formé de même et ait an sens pareil, comp. rac. hébr. *TT)B.

233. Avec â après la seconde radicale. La première radicale ne conserve de la voyelle brève primitive qu'une mi-voydk incolore ou S'wâ simple, de sorte que les différentes formel Jli», que distingue l'arabe, se confondent en araméen. Elles comprennent des concrets, substantifs ou adjectifs, et des abstraits, noms d'action de verbes.

a) Des adjectifs Jli* sont : ***\ chauve, Bar'ali, 268, -4e bigarré ', ^^ gaucher, à côté de Plo^, p. 209; de doublet VaiLfc voisin; de lâmadh-aleph, *Jjk.fou, >*^£> usé.

b) Substantifs concrets Jl*i et Jl*» : ]jèJ] homme ttTte|t ^L

J<iX Dieu ffb$ aJI, tfSJ ânesse \\n$ 0^i, £*. âne niOÇ >U? ]]f* onagre THÇ >£, £w ira* 21*11 f\j>f tiii> niwiflfe fîJJÇ oA

lii^ rameau *|}JJ, V^î^ rejeton, Jà*a£? abeilles, de V*-^? »»? Bar'ali 3037. l^ïpZomt ITT^, § 33 a; dans jlfl» ctevew, 4 est attiré par riS, § 93, 3°, la forme primitive est ^** ou ji •yj^ ï'jki* ; de même l-^j^o pétiole du gland ïTJJJp.

Jli» apparaît dans l&ô^* bave v>li), ^ô^lo morve bUr9, dans lesquels ou de la première radicale peut avoir influé pour le changement de â en 0 de la seconde.

c) Des verbes actifs ou neutres se forment une foule d'abstraits, comme en arabe les noms d'action Jl*» et J^*? quoiqu'ils ne forment pas l'infinitif p"al, comme en hébreu (Slpfî) et en néo-syriaque, Neusyr. Gramm., p. 93; tels sont par exemple: foSà. paix, \£)2te> écrit, livre. ]r£&>fait, \nsas retranchement, t«4"

péché, }?£** moisson, l^j-o approche, combat, comp. les noms des voyelles, p. 74 et 75 ci-dessus ; de racines faibles : \^\ lien,

}+&*) honneur, V**J repos, tàxLo pacte, \^ habitude, \+^o fraction, lias longueur, llf* solution.

Avec la terminaison du féminin : \Ll>£x> lettre, )hs&<n retour,

I&Ô0I9 précipitation, \h*~\*0 trouvaille, |£***J récréation, \hsuL repentir, ^Sin mesure, Matth. 7, 2, l&-*fO lecture; )i^johA et li,-^»» nourriture sont formés de même de %*iwi ^u» 2.

1. Dans ces mots, il est vrai, â peut être dû à la prononciation emphatique du heth, § 93, 3°.

2. Ces mots et d'autres, comme foVun résurrection de /^-Of, montrent qu'il ne répugnait pas au syriaque de former des abstraits de cette espèce de radicaux dérivés. Dans certains dialectes araméens, ils sont fréquents; en araméen biblique notamment, ils servent d'infinitif, comp. rnnln iyRpn!?

-Avec youdh devant la terminaison du féminin, § 253, \i repas.

234. Avec i après la seconde radicale. L'araméen forme avec t les participes passifs dep"al qui ont ou dans les autres langues. "Par contre les adjectifs J-**» prennent souvent, par distinction, la forme intensive J^i*, § 239. Les participes passifs se forment non -seule ment des verbes actifs, mais aussi des verbes neutres, avec le sens d'un passé, comp. § 231, à-**o qui est mort, quoique parfois on se serve dans ce sens d'un adjectif verbal de la forme J^ii, § 239.

Les adjectifs qui ont conservé la forme simple J-**» appartiennent surtout à des neutres : j-»^ défectueux, j-*juio habile, r+2^ prêt, >niim besoigneux, ^o^ aveugle, *^cà large, *^ droit, * àiD méchant, ***J doux.

Quelquefois l'adjectif et le participe existent simultanément: >a±**h aimable et aimé, \-»l effroyable et effrayé.

En syriaque le participe passif étant envisagé comme un

passé, par opposition au participe actif, employé comme temps

présent, il peut se construire activement et indiquer une action

accomplie mais qui dure d'une manière continue ; tel est le cas

avec les verbes suivants : ^i qui tient (d'une maniîire continue,

opposé à ^1 qui tient maintenant), ^oX et *o+\* qui saisit, V*n-à,

qui supporte, ^*i qui porte, ^^ et ^^ î1*1 entoure, ^c? qui con-

duit, ^^ qui tire, j*^ qui traîne, ^en qui se souvient, 1 Sam., 15,

2, jâVim qui soutient. Parmi les lâmadh-aleph qui ont la forme

J*î, § 230 c, lîx> qui possède, Barhébrseus, I, p. 159, 1. 7, 26;

160, 9, etc.

Substantifs concrets : fl*o* chemin, lf*-*J narine, |KS- cowronne, tf v>s Aer&e cultivée, )jàtr\u levain, ]$**>* h*ouet, \f**>£> bétail, û^J prophtte7 JU^o rhéteur, ^S} \x*v mercenaire, \£ll£i±, flamme yy&, Job 41, 10. I^^porc est simplifié d'une forme plus pleine, ■Vflj^àpSv comp. § 116.

rtSçj^ HJjn?, etc. , dans Daniel et Ezra, flPï}^ H^n dans Esther, n^lp?

• yWfr '"ItT??> etc#> <*ana les t*!111^^ l^nVnêqi /a» est encore en syriaque un vestige de cette forme, ainsi qne quelques noms expliques plus loin § 245.

Les abstraits ne sont pas nombreux : |f«-&-o nécessité. Quant à |k*a effroi nrn, v. § 229 a.

Avec la terminaison du féminin : ]z^jjûm manque, \ft*n\fcrit, ]h^M, péché, l&iottf trésor, |AaéO maZ, jM*n4> habitation, )fj* v^ c&aw£, \Zj+£&û fiancée, \hJL*£Lk> palme, \h^>+b* miche, |Mé^w barque,

235. -4t?ec ai après 2a seconde radicale. Le syriaque possède encore quelques vestiges de diminutifs internes qui ont en arabe la forme J-s**j soit avec maintien de ou de la première radicale, comme %*\o±faon, soit avec chute de cette voyelle, )£aJLï> jeune homme, targ. W?)$, ar. ?$*, I^yô» petit porc, Bar'ali 3960, comp. §95.

Sans doute ce diminutif était plus usité à l'origine, mais l'altération du vocalisme l'ayant affaibli en araméen, comme en hébreu, il fut remplacé par des formes externes, § 252. Si l'on observe qu'en arabe, la diphthongue se modifie quelquefois en a, comme dans ^U cité ci-dessus, ou dans <J}**i, le poète de la tribu J-SJ^, on admettra que quelques mots delà forme blJ?B, qui ont le sens de diminutifs, peuvent avoir eu une forme originelle J<ï*i ; tels sont 7J13 poussin, Jj«£- pigeonneau, syr. tf^ol, § 41, talm. nnîTJ, ar. jj$4- petit veau, ^13 caillou, comp. EwaJd, Lehrb., p. 434.

236. Avec ou immuable après la seconde radicale, a) Quelques adjectifs et substantifs concrets ont la forme <Jy* ^J?B • V*0^* fiancé, \hojo± blé, p?-^ tresses, ]bo\»porc, à côté de ^y*, Bar'ali 3800, comp. ^ai* vêtit porc, Bar'ali 2953, Chrest Michaelis, 9, 1, à côté de ]^o~ ci dessus § 235, V&olj mets exquis, \36\n soulier (avec la diphthongue eu?), Jean 1, 27. Hrq., J^oJ*» trou. Féminins : làico*} chérie, \JL\oix hdie, Prov. 30, 23, écrit aussi izoji», Deut. 21,15, |k^oko vierge, |£-»w concubine, \ZOf* fiancée *, Bar'ali 3668, Barhébraus, II, p. 49, 1. 9 du comment., I, p. 96, 1. 13.

Dans quelques noms la terminaison du féminin est précédée

1. Ce mot ne vient pas de la racine <£f", comme on pourrait le croire, mais c'est le féminin de V^0***, énoncé pins haut, par absorption du ^ dans le taw du féminin, comp. p. 107, fin du §111, et § 34 c Quant à l'origine du mot, on peut comparer gj^a» litière.

d'un youdh, § 253, ]i*Jaîu hirondelle, Jer. 8, 7, targ. KrVJIÎD, ar. y>y^», \bJ>oh^} salamandre.

b) Les abstraits de cette forme répondent k J>ià biPB : Pal* base, extrémité inférieure, V>oomZ limite ?Q}; \ à»nnS habillement VPSb, Poiz pesage, l^aio sépulture, HoLlo ou Joai^LD plénitude, § 56, J*o»| ftèn etc.

Avec le suffixe at, § 253; ces abstraits sont objectifs et indiquent l'action subie par le patient, abstraction faite de l'agent; ils sont donc opposés k ceux de la forme Jl*», § 233 c, qui sont subjectifs et expriment Faction exercée par l'agent; tels sont: V*"&^>? trouble, 1*a*o^a* agitation, llsow persécution, \±&oi] angoisse, Anal, syr., p. 41, 1. 11, \±±q£** emprisonnement, JéWiS,; oppression, î«r>ni» suffocation, léonin rassemblement, tl}aLû^ habitatton, |â^Qfr« rapine, V»,aao apostasie etc. ; des verbes neutres, \Loof* fuite, vLoo}é* départ (de ^£)~ partir } mais V^V* ceinture de *s]m ceindre, Barhébrœus, II, p. 95, 1. 5 du commentaire).

C'est la forme dont se servent très-souvent les grammairiens pour indiquer le nom d'action, ainsi ils diront que *£>? est de 1*9Q£», tandis que j£? est de If^o?.

c) Quelques noms appartenant primitivement k la forme J^*» ^1PÇ> § 233, se confondent, par coloration de â en o, ou, avec ceux de la forme J>*» ; cette confusion est complète chez les Jacobites qui ne distinguent plus o de ou, mais chez les NeBtoriens le waw est marqué du point supérieur : fSâi^ lit nuptial eA^ ^rS- et ta'm- Berach. 156 KJ1JJ, $qL* noces; il est vrai que, suivant Barhébrœus, I, p. 236, 1. 3, on prononçait toujours o le waw entre les deux consonnes pareilles des radicaux géminés. fo±\ petit, Ûio\ id., Bar'ali 3552, sont formés de même. Les féminins avaient quelquefois youdh devant leur terminaison, )Lrtâ«1 écarlate, Bar'ali 3479, v. § 253.

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