Chapitre XII
Formes internes avec redoublement de la seconde radicale.
237. Avec une voyelle faible après la seconde radicale. Les noms de cette classe ont une voyelle faible devant la consonne redoublée et une voyelle faible ou forte après elle.
Les noms avec une voyelle faible avant et après la consonne
redoublée sont rares. Ils se distinguent des noms simples, §§ 226 à 230, par le maintien des deux voyelles k l'état absolu et k l'état construit, qui malheureusement ne se rencontrent guère dans les noms. Quand l'état emphatique est seul connu, la forme est indiquée par le qouâsâi de la consonne redoublée, si c'est une muette sujette k aspiration, § 129, ou par la comparaison avec les airtres langues sémitiques.
Noms masculins : Ijio} agneau, j£\ targ. "HplÊ, ]ig* petit doigt j^^Tj \ri^m paralytique, Bar'ali 3694; Ijioû hérisson Ttej? JJUS +V>Ç% Barhébrseus, I, p. 208, 1. 8. Quelques noms, notamment les adjectifs indiquant des défauts, ont perdu en syriaque la forme forte qu'ils ont encore dans les autres langues, comme ^.f** sourd, Matth. 12, 22, comp. ttf^H Ly»)^\, f*o^ aveugle, mtSj y>s\. Dans ^ JfSj moineau, les deux voyelles sont demeurées k l'état absolu, mais la muette s'est aspirée, § 116, |î-4 cerfb^fi J5J, et ï^j-»? daim devaient avoir aussi, k l'origine, la seconde radicale redoublée, v. § 132.
Mais k cette forme est étranger J$^ grossier, qui est le grec aYptoç, dont le gamma prononcé emphatiquement, §§ 21 b et 133, a occasionné la mutation de l'alpha en l'emphatique *é, § 33. | jâtf bouclier est sans doute aussi un mot étranger ; sur le qoussâi dans ces mots, v. Barhébrseus, p. 213, 1. 18.
L'écriture de deux dâlath dans 1?-^ absinthe s'explique par le paragraphe 261 ; deux voyelles faibles se rencontrent dans jLo plein, îfl£> inondation, sans qu'il y ait de redoublement, à cause de l'aleph troisième radicale, § 107 a.
Noms féminins : \h S ô m échelle, mand. W1T3Û1D, Mand. Gramm., p. 76 et 120, )l±Ll épi, n^Stp *4^> A^flA^? té*\î hameçon, où la voyelle à vient de a k cause de riâ, § 93, 3°, l'état construit est 2+2, , Barhébrseus, I, p. 56, 1. 19; on prononçait aussi ]£téJj *. I^j* sourde, Marc 9, 25, ne vient pas d'une forme forte, mais è est euphonique, § 150. là-kê* gain usure, rac. l^», peut être rapporté k cette forme.