Le syriaque ne forme pas, comme l'arabe, un élatif
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avec aleph préfixe; 11***) ruse,flet, Jà-rfoj loi divine, targ. KTPTIK, sont des noms d'action d'aph'el, des racines *jd+-9 HT, v. cidessus p. 218, note 2.
\&o] taille est peut-être abrégé d'une forme analogue, de la racine >oo.
Sur \*^ double, )La\ hyène, v. ci-dessus p. 27 K En dehors des préfixes dont nous avons parlé sous le paragraphe précédent, mim et taw servent aussi à former des noms.
246. Noms avec mim préfixe. Ce préfixe forme en syriaque non-seulement les participes des classes dérivées, mais aussi les infinitifs, même de p"al. Ces infinitifs sont nés de la confusion qui finit par mêler les abstraits et les concrets, car les noms avec mim sont, en principe, des concrets et le préfixe vient sans doute de la particule ma qui indique d'une manière indéfinie un objet matériel, § 173, 8°.
En second lieu, il compose des noms de lieu et de temps et des noms d'instruments, mais sans les distinctions de voyelles que fait l'arabe entre ^^ ô**« et cV**? J^**f : Le préfixe a la voyelle a, excepté à l'infinitif p"al ; cet a s'infléchit en è, i sous l'influence d'un aleph qui suit; la seconde voyelle varie suivant la forme : elle est faible et tombe dans une syllabe ouverte, ou forte et 8e maintient en tous cas.
1° Avec une voyelle faible après la seconde radicale.
a) Avec a ou è : \&f£ù occident, \*ij& orient, tsr>jV> matrice, jiniSn départ, \r£^iofait, ]^]^ traité, p5^Lo ceintures, talm.pp£, hébr. Iltyt, ftooio fardeau, )^io conscience, \Làio issue, Pfci don; fcao entrée, nSv>v> discours, fcL&io ombrage, de racines géminées,
1. Même page, note 1, nous avons comparé l'arabe (*ai\ avec l'hébreu Wf. Cependant la forme avec aleph initial est aussi usitée en hébreu et en éthiopien, HP&y AtWVî nous sommes donc en présence d'une racine différente, v. Ewald, Lehrb., p. 422, Nœldeke, Mand. Qremm., p. 59 et 147, note 1. Ce mot appartient à ces noms achaTques, dont on trouve une forme analogue dans les langues étrangères, comp. o?tç.
où jiÂ-i se distingue de «J*** par la répétition de l&madh, § 111 ; \ll^ aiguille, Jiûûlo séance ?&>, § 106, yioo jio hauteur, § 86 ; \2\x* balance, V^^û fourche, ^b^Lû festin, WV*> vernie.
Les noms suivants de lâmadh-aleph n'étaient usités qu'à l'état construit : \à) \L^o noifârflia franchise, pu^ ]}*sc vue, fLiaàc )n\n consolation, |L^4 î Jûi cfeanf du coq, .... 1$ j£ chemin de ... .
.... ]TALûjet de Ces deux derniers étaient prononcés avec
é du mim par les Nestoriens, Barhébrœus, I, p. 238, 1. 18.
Féminins : fcj»vi ou fl^pi lieu, § 93, 3°, const. ^n\&, Bar-
hébrœus, I, p. 57, 1. 4, l^^l^o voyage, )t^£\& amivée, ]h£xxoL3 don, làiooio serment avec chute de youdh troisième radicale; jkoiào sortie, ]£*nsao élévation de *û^j&, § 216 ; ^^^c filet ±~**, ]Zf£o grotte !"HÇÛ *>^«, rac. J*; ]h^+Aic camp, ]hà\fixn issue, )2^^5 miroir.
b) Avec ow. Seulement des féminins : l^ao^opZewr, pi. }^yp|V>, |Li^QfiV2 nourriture, pi. iZx^ë^o? comp. D^bjjtft, ll^o}àio fuseau, Bar'ali 6333 (la forme pp^, targ. *6îp&, Prov. 31, 19, est
conforme k l'arabe J>"-«), foSniV) cas, cAute, pi. foNfev»; sur )^ldcuu*lû y. § 251. Dans les lâmadh-aleph ou devient immuable : jZo^jio correction, j/oééWV> Jatw, U°^° ft^te de 1^3, \Zoh-à^> festin, \h<\ *>i V) réprimande, Elias de Tirhan, 45, 8.
2° -4t?ec une voyelle forte ap*es la seconde radicale.
a) Avec # : {Lo^o poîtfe ^£t{ft? J^f , V^r^ commentaire V^VO,
oo y l p o y *> p p 09 •
>,SnV> nativité ^U* rH/fâ, 1**^ «cte j^^«, pyflûo soulier, ïj-»^ édifice, avec è à cause du youdh qui suit, Inr^-v» bas-ventre. Suivant Barhébrœus, I, p. 149, 1. 11, Jli*-i pouvait être in-
'/.eypypypy
tensif de Jju^ : {hào Vaaio ]âulo l«-^o, rac. <n-^ briller, prononcés avec à après la seconde consonne, exprimaient la répétition de Faction; on disait de même ]*\ v> et t^^Lo pour indiquer le lever et le déclin progressifs des astres '.
Les noms avec mim, prenant souvent le sens d'abstraits, ce préfixe n'avait plus en syriaque la propriété de désigner les noms de lieu ; pour préciser on leur préposait h^o, V^r^0 *+& lieu de refuge, Ps. 141, 4, hébr. D1JÛ, Ps. 142, 5; ]1^ **£>, latrine, 2 Rois 10, 27, hébr. JTfenrçiSî ; il faut excepter V^r* et
1. Dans ce cas, ces noms avaient la forme du pluriel, comp. Ps. 50, 1, Marc. 1, 32, Luc. 4, 40.
) oj s v» qui étaient suffisamment explicites, Barhébrœus, I, p. 149, L 16.
b) Avec o, ou. Comme en hébreu, à dans ces noms se colore souvent en o, et de lk en ou, même chez les Nestoriens : ^âioji cantique IlOTO j^j-?, ou ]^£>Vf ' ; piaai obstacle, 7Hftpt5, Barhébrœus, I, p. 235, 1. 25, mais Bar'ali 5939, Po^aip; ]sÀa^ chute d'eau, rac. ^mJ, Bar'ali 6178; ]snôv» source, J?QÛ £**>*, Bar'ali 5316; s^ôiào Maboug «£**•, Bar'ali 5315, comp. ci-dessus p. 47 et 48; PoéhV» tempête, Barhébrœus, I, p. 235, 1. 13; ^^oi peigne àcan^,Barcali3615et6182,parmétathèsedewawetderiô,§41.
Cette coloration est surtout fréquente dans les noms k terminaison féminine, qui, devant cette terminaison, prennent un youdh, § 253 : foiSnSny pilule, Barhébrœus, I, p. 220, 1. 10,
fo»nôiiiV> lacet, Jûo-oô^iô meute, i^tiô^ip grosse goutte, Micha 2, 11, rac. >^iJ, l^^ôûip ou j^/nnsr» morsure, rac. kaJ, |^ôj*jaip mue ou iotte, t&^ôvisy ou foiSon^o baptême, )^ôàio txin, rac. *»aj, j^Sfto^o tanière, Amos 3, 4, targ. KlVPlïHb2, foiSÔ^y cndroû glissant, Jû^oô^i et JiJDÔ^i cor, WViThtjW?, Dan. 3, 5, (v. ces noms dans Bar'ali, sous la lettre mim). 0 ne passait pas ici en ou; en se maintenant, il occasionnait le redoublement de la consonne suivante : l^ovisv», comp. aussi JzZoaio avec deux taw non assimilés.
247. Quelques noms de racines double -*é ou cé-waw ont à après mim; ce renforcement de a en à s'explique par le redoublement de la première radicale après un préfixe dans ces radicaux, § 113; le redoublement ayant cessé de bonne heure de se faire entendre, la voyelle pour se maintenir s'est colorée en 4, comp. § 95 : pô)& vivres, |?ôâ& réservoir, hébr. TtpÛ, \\**& carrefour, posai richesse, targ. W1ÛÇ, comp. pi^tfb déluge avec tQO (v. ces noms dans Bar'ali sous mim).
1. La ponctuation o est celle du manuscrit nestorien 12138 add., Wright Catalogue; dans d'autres manuscrits, waw a le point inférieur, comp. Bar- Mbrseus, I, p. 286, 1. 13.
2. Ces formes sont également communes au syro - palestinien, Zeitschr. «fer D. M. O., XXII, p. 475 ; )h é So n^Lp notamment était palestinien, Anecd. tyr.} IV, p. 223.
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