Suffixe ai
De même nature que le suffixe du paragraphe précédent, celui-ci s'en distingue, et par la forme, car il demeure immuable grâce au renforcement de la diphthongue, et par le sens, car il ne donne que des adjectifs dérivés de noms, adjectifs relatif 8.
En syriaque, ces adjectifs n'indiquent pas seulement l'origine ou la descendance, comme ^oi^oj édessénien, ^Looori romain, ^4 arabe (de la tribu de tai), **+££» hébreu, mais, en dehors des noms de personnes ou de lieux, ils peuvent être dérivés de tout autre nom, même d'un adverbe : <-*?a*^ unique, >*NonnS oppose, **h-^ non existant, **b*z inférieur, *ï*± supérieur; a un autre adjectif dont la forme sans suffixe est peu usitée ou inusitée : ^^f^ un, **huï*z troisième, **++&* dixième. Ils sont fréquents dans les ouvrages scientifiques et facilitent les traductions du grec en syriaque : >*JUa naturel, >*wqy>i légal, ^<ju^ divin, ^^dZ^£) inhérent à un mot, ^^zo^ pourvu dfun lâmadh; d'un plur., ^jmjuIû^ nominal, ^ouioj maternel.
Il s'ajoute au suffixe an àes adjectifs de la substance, § 2506, et indique, k la différence de ceux-ci, non pas qu'un corps est formé de telle substance, mais qu'il jouit des propriétés inhérentes a telle substance : sUio^o^ corporel, *i*ob spirituel, *-V<*
2. Comp. Zeitschr. d. B. M. G., XXII, p. 274 et suiv. et XXXIII, p. 293. Dans les pluriel» araméens nVJJ^O, Dan. 8, 22, Di^tf'J pouvoir*, le youdh a un autre sens : il sert à maintenir l'hiatus entre les deux voyelles.
ou va1jw^> cJiarnel, >é1«yia, céleste, >+rJ>] terrestre. Ce suffixe répond donc à la terminaison grecque tx6ç ; le double suffixe véJ apparaît avec le même sens dans des adjectifs qui n'ont pas le
oo ** op *»»<n c o y , ,
suffixe an seul : vJ^a? masculin, >*JfcjaûJ féminin, yàià^w pluriel, >*iNi? propre, *Jf& principal, >a3o^ commun, etc. ; on disait ^r^ accidentel et ^il^, fém. M^r^ et Vi*^, Barhébr., I, p. 18, 1. 7 et suiv. !
On formait aussi un nouvel adjectif, au moyen de ce suffixe, des adjectifs en thân, § 251 : ^Jb&o^ plein de bonté, miséricordieux, de pLooJ (le premier se disait de Dieu, le second, des hommes), )L«jki&iA*| ]1*2 une belle âme, mais fo«i£>vi»nm) Izzdj
une belle femme, Barhébrœus, 1. c.
Quand l'adjectif était formé d'un nom k forme féminine, le taw du féminin demeurait, si sa chute eût nui au sens du mot, )ïbj£UD p&& des contes de vieille femme, Barhébraeus, I, p. 19, 1. 15,
sinon il était éliminé, 1*1 *gV^ citadin de I^JU^o, V^f0 karka* phien de )b^D^û7 ^^^ médiat de )k\y*>.
Les l&madh-aleph présentent comme troisième radicale devant ce suffixe lourd un waw : **q1~ boutiquier, talm. ^JH, ^°^ qui fait prisonnier, \*°rà' novice, <-*a2^a prohibitif , mais^ol angulaire de ]i*o\ v. Barhébrœus, II, p. 27 fin.
U modifie les voyelles du radical : on disait >éÎv>>^. de Téman, par distinction de >é1y>»^. méridional, ^ici] araméen, mais ^oi] païen, Barhébrœus, I, p. 19, 1. 1 6 et II, p. 83, 1. 65 ; ^ooiiow Damas faisait ^nfiïnw?, conformément au § 96; **a*l» de ^»^ Adiabhne, ^^^ de ^^ nom de fleuve, >*ioé^3 de ^ru^J, ^po de ^*? j£ ; ^Ainho] Edessénien ne se distinguait pas de t*ono| Edesse ; on disait >iS^Wêj Israélite de V*^u|.
Un nom composé laisse tomber quelquefois la première partie ; ***nJ ou ***nJkA£> mésopotamien, \*lm£>] Xenaias de «frtXdÇsvoç.
Le suffixe ^J ou >J se rencontre dans quelques noms de lieux : véJZ^^^i de Tagrit.
co
1. 1^*? est donc à rayer de Castelli; on rencontre de même dans les