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État absolu

L'état absolu des noms est leur forme la plus simple ; il est opposé k l'état emphatique, qui est propre k l'araméen et dont nous parlerons sous le paragraphe 259, et k l'état construit qui marque la relation entre deux noms, § 258. Les noms peuvent recevoir les désinences du féminin et du pluriel k chacun de ces états ; telles sont les formes qui constituent la flexion des noms en syriaque.

a) Le radical nu donne l'état absolu du masculin singulier et présente les différents types que nous avons passés en revue

1. Au sing., au lieu de »-aJfO, on trouve ^ • î MfQ un homme, Dan. 7, 13.

sous les paragraphes 222 à 226 : Vûm ^Lio >qLm ^o^ *g^ ^ûj-sf » o»yvn v^kô, etc.

Les lâraadh-aleph ont comme désinence è ou ai : è, dans les participes actifs et les adjectifs , y compris le participe passif p"al, § 230 c; ai, dans les substantifs et les participes passifs des classes dérivées.

Ï*NS nuit, avait à l'état absolu vSéS (Saint -Ephrem, cité par Michaelis dans le Castelli lexicon), par redoublement d'un thème ^, § 243 c ; la forme P-àL était palestinienne, quoique Barhébrœus,#I, p. 31, 1. 10 et suivantes, voie là un pluriel, qui devait être marqué du ribboui et considéré comme exceptionnel, le pluriel ordinaire étant floLlL, § 263. La prononciation avec e au lieu de ai est plus hébraïque, c'était sans doute celle du targoumique *h*b, Ps. 1, 2.

L'état absolu des lâmadh-aleph cités § 228/ n'est pas usité, excepté vé^ua, ^-i de suite, où la troisième radicale est quiescente, et ij-o bourg, dont l'état emphatique ^5od est usité comme pluriel, le singulier étant un nomen unitatis, )&*r°, comp. § 95. Les quelques noms qui ont pour troisième radicale waw, n'ont que l'état emphatique, jo^t jto sans cesse l.

b) Le féminin singulier est formé par le suffixe à, abrégé de ai, qui modifie le radical suivant les lois qui régissent la syllabe, § 96 : l^Ssn reine, %^ génisse, )W vache, \e>ix> écrivante, IsuLs écrite, de jLio V^ îo*£ ^z^a *£Wlo.

Dans les l&madh-aleph, les adjectifs et les participes en ai, e font indistinctement yâ, llls^ découvrante, li^ découverte, ^4 jeune file, \èLû$û jetante ou jetée, de |1^ |1^ jLj, § 230 c, liji ou vVijWi. Les substantifs qui ne se forment pas d'un masculin, §§ 228/, 246 et 248, ont i abrégé de it qui lui-même est contracté de yat : *++£> créature, **c>po nourriture, ^o^JL éducation.

Le suffixe it, § 253 i, est également abrégé en 1 dans *£'

gain, mais il demeure dans k*-ô commencement et les autres noms

employés adverbialement, de la forme 2^0^.

Les lâmadh-aleph qui maintiennent waw radical, § 228/, articulent ce waw avec Yâ du féminin : Jo^L ]L*L ]Lm&>.

1. Barhébrœus, I, p. 68, 1. 17 admet un état absolu de 1*°" V^ t***

1©V» et l^IifcSà de même forme que l*\ de \*£\, mais Amira, p. 164, doute qu'on le rencontre dans les auteurs, comp. Barhébrœus, I, p. 68 ult.

Les noms qui ont le suffixe out. § 255, laissent tomber le taw: oa^io Oâiâ. qjclê4 oiaobo etc., même lorsque ce suffixe a entraîné la chute de la radicale, comme oie? ao^ oL^ o=>l. Waw est également quiescent dans les noms de la forme &*» et *J>*1», § 230 c et 232, qL^ ail, chez les Nestoriens â^j âiî. .

Les noms de la forme \1]s ]1)L} § 228 c, conservent le taw, 4» ^l», Barhébneus, I, p. 68, 1. 7.

Les formes particulières sont indiquées sous les paragraphes spéciaux, où il est traité des noms.

e) Le pluriel masculin a la terminaison in, ^inSV) des rois, ^-àûLô écrivants, vif)*^> écrits.

Les l&madh-aleph sont en ^ , par contraction de i, ai avec la terminaison in ; rr^H ^H yaV>i^ y^wv> de PL^ PL^ fLof^ >éS«V). Quelques noms de la forme ,J*», qui avaient sans doute î au singulier, ont in au pluriel, comme K*^l gazelles, hébr. ■» J}t, ar. ^.

Les monosyllabiques, § 224, ont, en partie, la terminaison in : ^-»i-») mains, ^^lû eaux, ^àio Jïfo, v*ià> années, v. sur les autres formes, § 262 ci-après.

Cette terminaison vient du suffixe an, qui forme le collectif, § 250, et qui a ce sens non-seulement dans le duel en arabe, mais aussi dans des pluriels : en éthiopien dans le pluriel externe, en arabe dans la forme o^-*», en araméen dans les plu riels de pluriel, § 265. Par distinction du pluriel féminin ou du duel, à a dû passer de bonne heure en o, ou dans les pluriels masculins, comme en témoignent encore les pronoms JlH J13H ^cxji .noJ<ji, où cette voyelle s'est maintenue par analogie du singulier IH ooi ; puis elle s'est modifiée en e, comme en hébreu M n*?|$, en syriaque ^^cn ceux-là, ^»S«1 quelsf et, en dernier lieu, en t, comp. ci-dessus p. 83, note 1.

d) Le pluriel féminin conserve l'ancien suffixe an, ^nSv> reines, ^ohn écrivantes, ^Jz+te écrites. L'araméen se distingue sur ce point des autres langues sémitiques.

Les noms qui sont terminés au singulier par V ^ |o o, ajoutent au youdh ou au waw la terminaison an, devant laquelle ceuxci s articulent comme consonne : r-^r0 *r*'r° • Qj^£> \°^ t i^^Sv> de Hr^* ^f^ fQ-*-o o£. q-û--^d.

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