V. M and. Gramm., p: 163, note
le singulier est inusité '; et dans les féminins, J/L^a fiancées, (U^2 manteaux, foNNs* causes.
262. Un certain nombre de monosyllabiques maintiennent, par allongement, cette voyelle devant la terminaison du pluriel et insèrent un hé intermédiaire2; ils forment ainsi un pluriel du pluriel et acquièrent la forme trilittère, vers laquelle le sémitisme tend constamment : l«u£l ou ]zkh] pfres, ITÛ£ oV*^>
comp. § 224 a, \<jC&L ou }ZouLû£ noms, rftfcp Ol$U-«»\, \m&* beauxpires, l«:<*-f*l manches. Quelquefois elle tombe, mais le hé qu'elle avait attiré, demeure : \An&>\ mères, OU et Ol^\ ri1l3£, ]<£<*&] servantes, flinJjp^. Waw permute aussi avec hé, sans qu'on doive voir toujours là F influence d'une troisième radicale tombëe, î^oioj peuples, qui se distingue de cette manière de \£m±d\ trières,
o o ** . é t o o y f f * POT O O O
\2a*s> lèvres, OlyLs», \&&\ sœurs, 0^\ lYPPIH, \£°& cents, l^ô^i)
signes, comp. § 224 3, l^oMo bourgs du sing. Jàio, ]zbb^J\ fièvres du sing. \i^A, comp. t^K.
263. La terminaison forte K° se rencontre : 1° dans des pluriels de substantifs làmadh-aleph qui au singulier ont la forme masculine è, ai, emph. yâ : Izocù* serpents, )ZoMZ cuisines, îzofo) parcages, ]Zqjdqjj aqueducs, Barhébrseus, p. 1, 1. 32 ult., )ZnSaS nuits, )Zo^a froments, l-ionJ brebis, l<£o^* poitrines, Barhébr., II, vers 1 108 ; Ko*!>n^> champ de concombres, *i^*-o, ]ZaA^tLD vans, avec maintien du youdh; l^o S a ^fourchettes-à-pot; le participe présent, pris substantivement comme nom d'agent, forme le pluriel de la même manière : ]fn rv] médecins, |/o M bergers, |Zan^ échansons et V^? Barhébrseus, I, p. 38, 1. 5, J^o-^d maîtres*; 2° dans les substantifs masculins qui ont le suffixe ai, § 253 : J^lo^Sos trônes, }-<la»atf chevaux, 1<*lcu9) Ztons, où youdh
1. V^ femmes dn sing. i^fl, § 23 6, comparé arec D^J, trahit un a de même provenance; l'aleph, première radicale, est tombé dans ce pluriel .
2. Ce hé vient d'aleph, comme le montre l'hébreu dans les formes analogues D'tfay CK^Ç, ▼• Ewald, Lehrb., p. 487 ; pins communément, aleph se change en waw, v. les noms ci-après et § 104, 1°.
3. Comme on le voit par ces exemples, l'arabe a tantôt rî, tantôt 5 après la seconde consonne, l'éthiopien a toujours a : f\tl€^* * n*)4D° ' Wt+(D* '
4. Les féminins avaient la terminaison ordinaire I^a^S bergères, \t£Li femmes échansons, Barhébrœus, p. 38, 1. 10.
radical reparaît, comme dans l'hébreu ÏTTJK; i^r*^ ou Vr*^ coussins, v. § 38, J-ioJSoo mulets, }<£oô$as> grues; ajoutez quelques noms étrangers, qui suivent l'analogie, |./'riftNq carrefours de TTAorsta, néo-hébr. flYWB, I^o^jp} tfode* de <rca$iov, lZa*p Zite de çepetov !, l^lOyLo ou V*?aiû boisseaux de modius, sing. V*?0*0 (le terme syriaque estKp, Matth. 5, 15), 1/nSnn membres, xwXov; 3° dans des double-fé ou 'é-waw : )^od^ cœurs, }/qSÏéé armées et, avec affaiblissement de \±o en ]^oJ l^io^oJ feux; 4° dans quelques autres radicaux, U&baii fleuves, DnîlJ, feokj Zteua?.
Cette terminaison s'explique aisément dans les noms qui au singulier absolu finissaient par la diphthongue ai : le suffixe U» s'ajoutait a cette diphthongue sans autre modification que celle de youdh en waw.
Est-ce également un suffixe ai qui entre dans la composition des pluriels cités sous les numéros 3° et 4°? L'analogie nous engage à le croire, quoique ce suffixe ne puisse avoir ni la même origine, ni le même sens. Si l'on remarque que ces formes féminines du pluriel s'ajoutent a des noms masculins, qui ont la forme masculine au singulier, on admettra sans difficulté qu'elles se soient développées d'un pluriel masculin dont elles seraient le renforcement; dans cette hypothèse, le suffixe \z s'est agglutiné, non plus à l'état construit singulier, mais a l'état construit pluriel : Cir£* ^S«J. La même explication s'applique aux lâmadh-aleph qui avaient e k l'état absolu singulier : |£aa*$ serait formé de >*^5 et de \±. La présence de deux formes du pluriel dans quelques-uns de ces noms ne fait que confirmer cette manière de voir : V*f^ et ]^o^f où l'antériorité de la première se remarque a. ce que, seule, elle prend les suffixes possessifs; l££* et |iaâ^, |£» et |1oLaI, etc., comp. § 271. Nous somme s donc ici en face d'un véritable pluriel de pluriel, qu;ont développé également l'arabe et l'éthiopien 2.