Il faut se garder de confondre avec les noms dont nous
1. Les grammairiens syriaques dérivent ce pluriel d'an singulier f^Ofâ, fiarhébraus, I, p. 33, 1. 22, Abrah. Eckeîl., p. 41, Amira, p. 75; mais ce mot a le sens de mœurs, Chrestom. Kiios, 27, 2; l^û^jS, néo-hébr. XrV^B, est peut-être usité au singulier, v. Ewald, Lchrb,, p. 421, note 2. Le pluriel se trouve dans Isaïe 60, 4.
2. Voyez en ce sens Philippi, Ueber die Zahl zieei, dans la Zefachr. der V. M. G., XXXII, p. 753.
venons de parler, les pluriels des féminins lâmadh-aleph de la forme &*», § 230 c, tels que : )2oië )2aLo )2kL± |lo^a pouces,
l^ôL^ )Zo$& )ZQf* \/n*È>,. Ces pluriels sont, en effet, occasionnés par la voyelle à qui, au singulier, suit la seconde radicale et qui, au pluriel, se décompose en la diphthongue aw devant un autre â K
265. Le syriaque a aussi quelques pluriels forts, a forme masculine, où la terminaison ) abs. ,-*, s'ajoute au suffixe du collectif an, le prototype du pluriel masc. absolu, comme nous l'avons dit § 257 c. C'est le pluriel du pluriel, à forme masculine ; il est assez rare, on le rencontre dans P^l de \t$ fruit, pvuftm de ]iau poison, comp. § 261, sur le redoublement de *■£> et de <o, P©V* de 1o)m vision, p^Sû* de Ij^cw vin, pJJko de î«àVi fau/e, p.*** de W^ odeur, )\ l VS à> de UéV**' gouverneur, ^i£>9o$
sa as
de \aw prince, p£>5 de )£>i maître, p^mc viandes de 1*»2>, comp. § 271. Cette forme est aussi usitée, plus ou moins, dans les autres dialectes araméens, v. Neusyr. Gramm., § 68 et Mand. Gramm., § 136.
266. Les féminins qui ont youdh devant la terminaison du singulier. § 253, le conservent au pluriel : }àliû-k** )h '. «a->/l ]&^o^£> 1^-4X004 )l^JoZ'^Oj etc. d un singulier foiV^â» Jà-^o^l
Les noms suivants n'ont youdh que devant le suffixe du plunel : |k*5aia^ fragments d hostie, |à-.5oû? abeilles, }£-*co$ endroits,
\hÏ£ûo*) queues, |2>I*a^h lits, Barhébrœus, I, p. 35, 1. 17, targ. K#3*H, 1^5o-^l petites, \hïin ni étrilles, Jkl^o-*. cercles, ^ï^nn belettes, |M\nir poignées de main, l^I^aio ou foà>oYn réunions, \l^»ufa faisceaux, \î>SlûqLd ou Jàio'àio serments, }à-»$aifcio cachettes, l^tAO^pLD circuits, \K'è\QnT\V\pe8ons, \i£joqjo juments, }^-*5a^a c/iampignons, 1^-*^ hameçons, l^oao urne*, fo'înoru* bâtons, |2u&4^ ftoàe* à parfum. Les singuliers i^aifcio, )2>— oojûio, }2>l*o2>^io appartiennent à la catégorie des noms qui ont généralement au singulier youdh après le radical, § 246, 2° ; llrc-L) jpetôe, laisse paraître le youdh a l'état absolu l*?o^1 ; J-iro» jument vient du masculin ll*a# cheval, \hj*QX* réunion, de l'abstrait lltoie,
1. De même, l'arabe a des pluriels semblables de singuliers différents, comme £j\'yjjt* de *£&> <*^Ja 0\^U> Olj>j*> de *\ jo li^Ja *\jL
il est donc probable que ces deux noms avaient aussi youdh à l'état absolu.
Les noms féminins des formes J**U et Jy*, §§ 232 et 240, qui ont quelquefois youdh au singulier, l'ont plus régulièrement au pluriel : \idaoL] joueuses de flûte, Jà^ao^e laboureuses, ^5oû^ passagères, }fc-*ûo^s libératrices, Barhébreus, I, p. 35, 1, 7, }2û-*o2>^ gutturales qui attirent ptâhâ, id. I, p. 117, 1. 8, i&^fo^L grossières, l&^fe^Lfe sottes etc. Les diminutifs féminins en |à-»o n'avaient le youdh qu'au pluriel, \idsoo , § 252 a. Ces formes de pluriel sont très-répandues en néo-syriaque, v. Neusyr. Gramm., § 70. Sur l'origine de ce youdh, voyez § 253 a ci-dessus.
267. Les noms lâmadh-aleph qui conservent le youdh radical devant le suffixe }lcT, § 255, l'articulent au moyen d'une voyelle adjuvante i au pluriel, ou le laissent tomber : )Zo1sd] ou \£is>]
médecines de \2o~jjo), \tr\l'lï\èV\ continuations de }<£o-*k*io, Barhébreus, I, p. 35, 1. 12, BÎbl. orient, II, p. 312.