Chapitre XXI
Desjlexions des noms grecs introduits en syriaque.
280. Les noms étrangers qui ont passé dans la langue vulgaire, ont pris une physionomie syriaque : j,*Sn clef de xXetca (ace. de xAstç), lA^ ~*YIA«, 11-5*-* cxeXsxôv, \au2 ttsigc;, l»oicJ vsjacç foi, V-^l e*/>èc6 eTSsç, polo xav&y, t^^s réponse, Ir^H messager (sur ces deux mots, voyez Lagarde, Abhandl. p. 79, 1. 21 et 187, 1). Cependant, ceux de ces noms qui étaient ou devenaient féminins, § 269, ne prenaient pas le suffixe syriaque du féminin. Ils formaient leur pluriel en }, comme les masculins syriaques: y^û >£^2 £L*, etc.
Ceux, au contraire, qui avaient été reçus dans la langue littéraire, à la faveur des traductions, gardaient leurs désinences grecques du singulier et du pluriel.
Les exemples que nous avons donnés, § 63, nous dispensent de revenir sur la transcription en syriaque des noms singuliers. Quelquefois, ils perdent leurs désinences : uwn JlasiAeioç, 4^r*l Ignatius; ou ils sont pris au vocatif : pas, \^s. Quant aux pluriels, ils présentent quelques particularités :
Les masculins et les féminins de la Ie et de la 3e déclinaison ont la terminaison oç, transcrite par >jo] upo ou *b , quelquefois par jpo a/, voyez p. 46 ci-dessus et Barhébr., I, p. 27, 1. 17: jpou^jjp, Jérém. 50, 39; Barhébr., I, p. 9, 1. 5 et 13, ceipfjva;.
Plus rarement, ils prennent celle eç stç, transcrite par youdh ou hé, suivi de semkath, >m>«n^9 ^rpaçsiç, *jûaip$| alpsasiç, jûa^0'*9
xpcTojstç, Barhébrseus, I, p. 27, 1. 23, opot^d de cera, ^jd^-^jû de setpi et, par analogie, sJdol^ao de vélum, Barhébrœus, I, p. 31, 1. 8, comp. § 269. On rencontre aussi la terminaison } = a», \ôL±*t) Biaôijxat.
Les noms de la deuxième déclinaison changent la diphthongue oi du nominatif en o, v. ci-dessus p. 61 ; plus rarement, ils ont la terminaison de l'accusatif ou; , on*ï*Nn ou ^xPonê^iSn dercs, otaJa» ou ^o9qjo» si/nodes. On disait aussi avec le suffixe syriaque Inê-gêNn.
Les désinences ut» et >-»o étaient moins usitées, car elles
avaient l'inconvénient de se confondre avec celles du singulier.
Les neutres en a conservaient la prononciation grecque: V&Sû^o? dogmes, \\lad chapitres, ]X^o\ instruments, ftX^lof évangiles, vJli^l problèmes, ou V^Jll chez les Jacobites et V^ff\ chez les Nestoriens.
Le syriaque donnait k quelques noms grecs des désinences invariables, )n+ et \L*h*à \ qui servaient pour le singulier et le pluriel. La terminaison lm* comprenait des abstraits répondant
aux neutres grecs en txoc : yrusottoNéq pour )ZasaxgnN»^ ia çiaôaoçtxa, V^?0-* le judaïsme, ^WéiiSoTff Ze saoellianisme, l&ui*»?| £ artanisme, ^is^a^cujuas Ta çmjtoXoYtxa, ]w*sna3oj4wjg) Za science de l'astronomie, vLfkàoo^ xa Y£«»>[A£Tptxa, ^o^] JWÊefeZ'attfoméZon fjviqxoç, sans youdh, li^omaj mw ofy'eJ cîe bannissement, de Sjopoç banni, )su^q2 épaves, de vauctyiov, pa^a^yS Za pédagogique. Les noms en p^à-» étaient des adjectifs intensifs, formés peut-être des participes passifs en ôstç, lLkio*sattoS»«» très-philosophiques, de ©tXocoféw, tLkau$ame| expulsés, de èÇoptoOst'ç, p^z^ygOiÉSè*» j?£*w de confiance, de xXtjpoçopeo), )iè/n*^éSa9 homme politique.
* SX
Les noms propres n'étaient pas susceptibles de flexion, mais ils étaient peu constants dans leur forme : on disait \jX»ù:>\ vu*©'?
ou ,-ioJf Arménie, \^ûot^d, ^do,ao chez les Jacobites et >^oora£ chez les Nestoriens, Cappadoce, Barhébrœus, I, p. 69, 1. 5.