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Chapitre XXIV

Des particules proclitiques ^o,^.

289. Les quatre particules %c ? o \ rassemblées dans le vocable artificiel ^o^, ne se rencontrent pas isolées; elles s'appuient sur le mot suivant avec lequel elles sont écrites. Elles ont chacune un sens propre :cq etl sont des prépositions, ? est le pronom relatif et o, une conjonction ; mais elles sont régies par les mêmes règles dans leur union avec le mot, en tête duquel elles se placent, et c'est k ce point de vue que nous en parlerons ici.

Lorsque la consonne initiale du mot est pourvue d'nne voyelle,

elle se prononce avec un à wâ ou e ouvert : \*£&£>y V^r100? sinon, avec a )mà^ot |mi^. Si une seconde proclitique prend place devant une première, elle s'articule également avec s'wâ ou avec a, selon que celle-ci a elle-même a ou s'wâ : ) m*jV>S??

1. Le suffixe ai se confondait ici avec le youdh radical, comme cela arrive généralement dans les substantifs lâmadh-aleph, § 282. Dans d'autres dialectes, pour se maintenir, youdh se changeait en waw : p.T1*in targ. et palmyr. (inscription de Vogué XV et XVI), comp. Mand. Qramm., § 153.

2. Ces formes sont fréquentes en araméen, y compris le Samaritain, ▼. Neusyr. Gramm., § 80 et Zeilschr. d. D. M. G., XXII, p. 483.

^ÉÉiàViSo^ V^f1^?, Iâ^û^o ; de même, si une troisième proclitique est devant deux autres : V»fLû^?°, W^^i0, ^ÉàVtS,^ ^ÉJÉàViS^o. Toutes les quatre peuvent se rencontrer ensemble : ]** â vin. No

Avec )&-*, six et *-*&** soixante, les proclitiques avaient è au lieu de a, )&▲£> ^à^o, § 99.

Si la consonne initiale avait reçu la voyelle de la consonne suivante devenue quiescente, la proclitique conservait a qu'elle avait avant l'altération de cette consonne. Ainsi les Jacobites prononçaient \\&) de cent, ]£\*>o et le courroux dont la forme originelle \\&r Kk>© s'était conservée dans le dialecte nestorien, Barhébr., I, p. 41 , 1. 16 et Abbé Martin, Syr. orient et occid., p. 469, comp. § 104, 1° et 277. On disait donc ]c$ *£)£ ^o, Isaïe 45, 10, comme on aurait dit jVrs,S; mais au parfait fio\, où aleph avait une voyelle adjuvante, on ponctuait j^lr^, par analogie de jVtSgSy Barhébrœus, I, p. 42, 1. 7 et suiv. Dans les verbes commençant par le groupe <jc>, *é était assimilé à aleph, § 33; les proclitiques suivaient donc la même règle : ?<n^4^ î*-^»^- ^n

prononçait également avec les pé-youdh ^r*^ V^r^? ma*8 ^r*f^ )v^*,S. Devant 1?ool*, cependant, la proclitique était affectée de p'thâ^â, I^oauû^ )?o<n-»o ; de même devant \aiool+ juif,

o o *■ y * pli o po*

\buio<n^i <j%^d ^o|ZoSûlé^, Act. 16, 1 (dans l'édition Lee Jk*?cxn-»?); devant ^o^ Josué, ^oà*So; devant lliûoaô, ^liooi^ jliooori?, Act. 22, 28 et 29; comp. Barhébrœus, I, p. 42, 1. 2 et suiv., et Abbé Martin, Syr. orient, et occident, p. 468.

Les Nestoriens donnaient p'thâfrâ & la proclitique devant V-n^à-»? Testament et disaient )-£u&+vci V-^\^??.*> excepté dans Hos. 12, 2, où ils prononçaient comme les Jacobites ln*à**?ot

Barhébrœus 1. c.

En dehors de ces cas particuliers, la proclitique était articulée avec la voyelle d'aleph ou de youdh initial, lo)?, }&.sr*r>

et une autre proclitique s'ajoutait sans voyelle pleine : W^,

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