‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 155 sur 209 · Chapitre XXVm · texte numérisé non relu

Chapitre XXVm

De* particules exotiques usitées en syriaque.

297. Le grec a fait passer en syriaque un certain nombre de ses particules :

^io jiiv pour la division des périodes (dont le conséquent est Tr- *?, § 294, 2°, répondant par le sens et la prononciation au grec H).

r*^ ou £^ yop avait roukkâkh du gàmal, souvent aussi avec qouiS&i f.

H Sça, est-ce quef servait de particule interrogative et était enclitique comme ^>; il était usité aussi dans le sens de cette, opa.

U-*l sTxa ensuite.

^oNNv) jjloXXov, davantage.

\lviè\to {AoXcara, surtout.

fi peut-être, téyjx.

\ûA v.%% en vain, gratis.

l^o) e^ê, 6îen/ 6ien/ dans le même sens, ^lç ^V?, emprunté de l'arménien, suivant Barhébrœus, I, p. 181, 1. 14.

*•©« âuot, euA/ suivant la prononciation nestorienne, ^o<n chez les Jacobites, Barhébrœus, I, p. 178, 1. 10.

1. Ce peu de fixité dans la prononciation du gamma grec, que non» irons déjà constaté, § 133, est cause que Barhébrœus, I, p. 161, 1. 17, ▼oit dans jr*\ un mot syriaque et dans i-^ un mot grec.

«Jo oiw, éh! Marc 15, 29 Héraq., comp. Barhébr., I,p. 178,1.20.

^û£) xtxnai, hélas! Barhébraus, I, p. 182, 1. 10.

VM, exclamation de reproche, Barhébrseus, p. 182, 1. 7, était sans doute composé de l'interrogatif ai et d'une autre particule de doute, avec laquelle on peut comparer le néo-hébr. }fâfc, dont l'origine est incertaine, v. Luzzatto, p. 96 et Mand. Gramm., p. 202, note 1.

C'est sans doute de i^ea forme qu'était composé Vj£>\£> à l'instar de, par contraction de V*r*^ «■© de la même manière. Ce mot était employé par Antonius le Rhéteur, cité par Barhébrœus, I, p. 175, 1. 11 : o^jd\ti )M rj^\o . JLa^ +*) . \x±i Vûi, qui travaille comme un

chameau et est patient comme lui. V^V3 était même employé par le même Antonius, comme un mot simple, avec la signification de manière, Barhébrseus 1. c. : pi >omY> \+q*± V*r^V° ^aôAÎfcJ^ tous deux, je vous aime d'une manière égale. On lui donnait aussi le suffixe in que nous avons rencontré dans quelques adverbes, § 295 : ou^ ]r*±> |^ ^r^V0 1^°^^ Ir* **ne seule prière le pénètre à l'instar d'une flèche, Antonius ap. Barhébrœus, I, p. 175, 1. 5. ^éN^jN vite! vite! était toujours répété, Barhébrœus, I, p. 165, 1. 10; mais on avait fait une forme simple, au moyen du suffixe des adverbes &A, Mi*^- ^e mot était sans doute d'origine étrangère, car il est peu probable qu'il vienne par altération de V^L, mand. bv&b.

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