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Chapitre I

Des pronoms personnels et démonstratifs.

298. a) Les pronoms personnels s'ajoutent au verbe pour rehausser le sujet, surtout pour marquer l'opposition de personnes :

. . <W. , OfcJ) *S) . ^» pi? ^030^ <-.? . o2>J| . ^|)np foSSO fe

monde ne me verra pas, mais vous, vous me verrez, car je vis; vous aussi, vous vivrez, Jean 14, 19; ^aiw *s| : k^4-£> P vo<rik^? V&io a^fro P Vaa^ et comme leur cause n'a pas disparu, eux non plus n'ont pas encore disparu, Josué le Styl. 4, 12; h N\o? ■ éSéJo o£» p t qJoi ^ ^-.^kio |iSnmv> et ceux qui sont corriges par le fait des insensés, tandis qu'eux n'ont pas péché, id. 5, 20.

b) Le changement de sujet est ainsi indiqué, sans emphase, comme dans les phrases si fréquentes du nouveau testament: jiojo V^k ,-•? o<n lia répondit et dit, ±f*o\ ^ *+<n elle dit, of£>] ^aJci U$ dirent etc.

c) Parfois au contraire, le pronom indique l'emphase sans changement de sujet : |£>fo? ot-oo-é, **5io£*»j ooi ^-^ aiilnd pa*

le principe de la guerre, Josué le Styl. 8, 2; V>jio 1<*»J o<*? >ûûo K«So j^'éViS gt il s'est levé pour être le seigneur des morts et des vivants, Rom. 14, 9; U^Of-o )o<n o<n? jiuo jo s9 imaginant quil sera

le premier, lnedita syr. 8, 15; làiïioS ^tef o«o Jou^ om ^ ^ si Dieu est un et s'il a créé les hommes, Spicileg. syr. 1,7; 1« <J*? vo<juo «JiYttn Aww lesquels nous vivons, Josué le Styl. 4, 11.

d) Avec une faible emphase, le pronom se met après le verbe: pi ^j3 hj^a^j aurais voulu, Josué le Styl. 1, 7; *a^ ^-i* ^éIVIéi^o tJLm notA« croyons, nous, Anal, syr., p. 35, 1. 1 . Saint-Ephrem emploie aussi quelquefois, dans ce cas, le pronom faible de la troisième personne plur. ^oJ], au lieu de vaJ<w, § 174.

Le pronom de la troisième personne masc. sing. peut se contracter avec le pariait : aakn \àY\à, ^àiojo quand le soleil s'éclipsa,

Josué le Styl. 1,3; oN*w| il se laissa corrompre , id. 12, 11 ; Oj-M? qu'il avait versé, id. 47, 5; onWj il se noya, id, 58, 20; ^oà-i&P pas un n'était mort, Jul. 27, 3; oSSv* il parla, id. 28, 8.

e) Le pronom est accentué d'une manière toute spéciale, en tête de la phrase : |/t-É^sn )mL ^o?| ^cno elle, il faut qu'elle soit une fiancée . . . , Jacq. de Saroug, Zeitschr. d. D. M. G., XXX, p. 270, 1. 6; ïflNVnN bj) vSj? l?<n *+àt u]o et toi, ce que tu veux

apprendre . . . , Josué le Styl. 7, 14; «-^ j^û^ P p*? ^o^ ^*? P* celui-ci, rien de mal n'a été fait par lui, Luc. 23, 40.

f) Un pronom intensif se rencontre souvent a coté d'un autre pronom personnel, à forme affaiblie, qui exprime le verbe substantif dans les phrases nominales, § 375 e, ou le sujet après un participe, § 183 : 1^-**? )^^ p) p] moi, je suis la vigne de vérité, Jean 15, 1 ; f£*? 1«^ *Jl *J? toi, tu es le Dieu de vérité, id. 17, 3; ^i^-vj ^-»? tJLm nous, nous disons, Josué le Styl. 38, 19; M M

«fliinmol >oS. tu es bien Eusebeî Jul. 14, 5; pi V*°-^ P ^f^ PI mo^ Seigneur, je ne suis pas digne (fém.), Addai the Apost. 13, 2.

299. L'état emphatique ayant cessé en syriaque, comme en araméen, en général, d'être propre aux noms déterminés, le pronom de la troisième personne remplit devant un nom le rôle d'un article. Ainsi en éthiopien, les pronoms suppléent au défaut d'un article, v. Aethiop. Gramm., § 172, et les langues romanes qui n'en avaient pas reçu du latin, en ont formé un du pronom ille, Ma.

Dans ce sens, le pronom précède le nom : l^oë} ^ioi **]•> & x£ûl? sacliez que les choses que j'ai dites . . . , Spicileg. syr. 4, 17;

Digiti

zedby G00gle

? |io %,-» îfia oot po et la cithare ne sait pas ce qui ... , id. 3, 9. Cette manière de déterminer un nom est surtout usuelle, lorsque ce nom vient d'être énoncé précédemment : Joot ^oto£*»| x-*»^ ji^io ooto . j2^o ev apyyi 9jv ô Xc^o; xal 6 \ô*(oç .... Jean 1,1;

jw^at . . . , Matth. 14, 19 ; «ii ^H |11 oot . . . \I?2 j) £1 ^2? gu'eZ/e ne craigne pas les douleurs . . . .la douleur s* éloignera d'elle, Jacq. de Saroug, Zeitschr. d. D. M. G., XXXI, p. 384, 1. 7.

300. Comme Particle hébreu, il se met devant un pronom ou un adjectif démonstratif : \*±k. Pot oot ce misérable, Va» poi om ce vieillard, Jul. 5, 26; 6, 23; l?<n *-*ji ceci, Josué le Stylite 7, 14; fnvviN ^-Aà^&Lo \U] ^jJ^m voJ<no e£ ces hommes s imaginent agir,

hpicil. 9, 4; tnSt> l^oàio? pai qiv>nin oot cea me/ne gw on appelle destin, id. 10, 23 ; ^iooi? l?<n >-*<* ^.oot à-t^a.) on ava# raconté ce qui se passa, Addai the Apost. 10, 20; ^ é Sot y, É Iot ces choses-là, id. 5, 18.

301. a) Comme l'article grec, il précède quelquefois un nom propre : ^o-a-* oot, ^oa-* ^ oot, ^Iééo* ^-»? oot traduisent le grec b Itjcouç, 6 8à 'hîooïiç, 5 8è 'Iworwjç du nouveau testament, d'une manière usuelle; ?ao ^? oot Zm, Qawad, Josué le Styl. 17, 19; *û2»oJ p<ji oot Zi«, ce£ Eusebe, id. 32, 9.

6) Le pronom oot celui-là permute avec oot dans le sens d'un article : jnSv> r2i^ oot <ju^ ^o| Xéyet rcpbç aùrov 6 PactXtyiç, Jean 4, 49 ; aiJ$ jiij ^ ^oÎot ot 5è èa6(ovT6ç, Matth. 14, 21; pj* oot ^ia? elle plaça la seconde (croix), Addai the Apost. 14, 10; Jk^? oot la troisième (croix), id. 14, 21. C'est surtout dans la version de THexapla que oot traduit l'article grec.

302. oot enclitique sert a rehausser le mot qu'il suit; il a le sens d'un adverbe, même, à savoir, et demeure invariable, quels que soient le genre et le nombre du mot auquel il se rapporte * :

y o vyp yo *yp ? r» •

sW'iV'i oot ^jiûiu . ^J-'V* o<* ^r^û^ c est pour le Seigneur que nous vivons, cfest pour le Seigneur que nous mourons, Rom. 14, 18;

1. C'est par erreur qu'on lit dans Barhébrseus, I, p. 80, 1. 3, que le hé, «Uns ce cas, est articulé; au lieu de |.« ^nn, il faut lire !<* ^ Soo. tTn point inférieur sous ce om n'indique pas que le hé doit être articulé, S 151, mais que le waw représente la voyelle ou et non la diphthongue ««, § 64.

^linSguSfl ^ 0(ïl l^oaia»<jLô c'est dans la foi que nous marchons, 2 Cor in th. 5, 7; ^-*ilo*oi&£ ooi r^r^ rr^\ M** on croira donc maintenant que les douleurs . . . , Anal. syr., p. 59, 1. 18; VI«^^> ^ f^bjû) jé^nin o<w? ooi <ji2m*iû^ persuadés qu'il avait été fait pour V exclusion de ce synode-là, Jacq. de Saroug, Zeitschr. d. D. M. 0., XXX, p. 260, 1. 2; |LI oke o<n k2par cette même force-là, Addai

the Apost. 9, 9; }li^2 o<n *x>L»£ . . . ^éJ| \g^ ^ J si Von veut écrire des histoires . . . , Josué le Styl. 5, 4; Ml ^l^ù o<n ^iSwiv» je rapporte les choses, id. 5, 5; oui ^* à moi-même, Matth. 25, 40; p) Vàfi-i ooi |éSs c'etf an foî que f ai confiance, Ps. 56, 3; ©« pi fc-^&-* oui, f ai péché, 1 Chron. 21, 17; ^Sv>v> ooTzaci de même, je parle, Jean 8, 28; ^linmv» o<n p^p o) ou devons-nous attendre quelqu' autre, Matth. 11, 4; à-uo^ oui ^a^z ^) si tu veux apprendre, Spicil. syr. 1, 18 K

o<n enclitique sert aussi de copule dans les phrases nominales, § 375 c, et il faut se garder de le confondre avec le o<n explicatif dont on vient de parler.

303. Les pronoms suffixes s'ajoutent : aux noms, pour marquer les rapports de la possession, § 308; aux verbes, pour indiquer l'objet, excepté le pronom de la troisième personne du pluriel, qui demeure isolé du verbe, en prenant une forme faible, § 220a; et aux prépositions qui établissent les divers rapports.

Dans tous ces cas, le suffixe peut servir k déterminer spécialement un nom déterminé par lui-même, mais qui ne Test plus suffisamment par sa position dans la phrase.

304. a) Après un nom, il est usuel dans les constructions du génitif, comme )nSv>? <*rû^, au lieu de InSw ]rm>, § 359, parce que l'état emphatique n'a plus la valeur d'un déterminant.

h) Dans ces constructions, le suffixe est pris par le second nom, s'il est réfléchi, au lieu d'être possessif, c'est-k-dire, s'il se rapporte au nomen regens et non pas au nomen rectum. Il est usité notamment, lorsque le nomen rectum qualifie le nomen regens et joue le rôle d'un adjectif, § 361 : <ythv\^ >o»^â) Ephrem-

1. Cette enclitique se contracte quelquefois avec le verbe qu'elle suit: ^oou-à» 0 a ê l V>o iàîÉÉ? qu'il avait été creusé et préparé par eux . . ., Josué le Styl. 51, 13; ftû«, <*■*+ donne, Jul. 29, 24; 34, 18; 44, 13 etc. Les parfaits, cités ci-dessus § 298 d, peuvent s'expliquer de la même manière.

le- Savant, qQo&jfo <*a1cla, Siméon-le-Stylite, <-»<noôNn? >-4^io Marisle- Cynique, mh\~\^ J^ûJ un ftjre tacheté, oui©?? f^àJf une femme

hémorrhoïsse, v. Bickell, Carmin, nisïb., p. 411; <n^.j«? U01' rdAfâ ta forme de pouce, v. ci-dessus, p. 147 ; v^siofV*? ooi 6 Bai|i.oviÇ6|Jievoç, Marc 5, 15 ; aUu^ ],*? |o<nJ? jut n'aurait qu'un œU, Jacq. d'Edesse, Lettre «tr Vorthog., éd. Martin, p. <* 5, éd. Philipps, p. ** 1 ; JZcum ^•<n éS^ à^cril? des animaux quadrupèdes, Act. 11, 6. Le suffixe est également réfléchi dans les locutions adverbiales, telles que: « y>q» $£>2 le jour même, Deut. 24, 15, Prov. 12, 16; mh±A, ^a à Vinstant même, très-usuel ; oiàjso? ^.lo de suite, Zeitschr. d. D. M. G., XVTI, 726; mrÊà^o (s.-e. l^i^l) tout d'un coup, fréquent; oifomoN à l'envers, Josué le Styl. 13, 3.

c) Vo, suivi du suffixe possessif, avait le sens de tout, tout entier, par distinction de Va sans suffixe, qui signifiait chaque; û était construit comme un adjectif et placé, en apposition, avant ou après le substantif: V^ «-^ ou m-^a \&\ tout le peuple; au pluriel, \ vifrs ^oou^o tous les peuples, ou ^oou^o ) Yi<ns ; ]im |Lié09 ôt^o tout ce soulagement, Josué le Styl. 38, 15, comp. §322. 305. a) Après un verbe, le suffixe détermine l'objet énoncé: \amc ^ou»,^ il jeta l'argent, Matth. 27, 5; ^oi? <nJ?p clous U coupa l'oreille d'Illus, Josué le Styl. 11, 19; ^no cué^} ouaias il coupa h tête de Jean, Matth. 14, 10; Marc 6, 27 ; [/nvitigS <^^QiJo et qu'il détruise l'amitié, Inedita syr. 8, 16. Devant un substantif pluriel, le suffixe est remplacé par KoJ\ ,-Jf, § 220: ^J *fci> ^-lo WVéS vo3) ]o<n après qu'il eût donné ses instructions aux disciples, Act. 1, 2; |£^fc&^> ^—aJ] h-£ib*> j'ai écrit les histoires, Josué le Styl. 19, 8.

b) Il est même élégant de séparer le suffixe de l'objet : o»-»^? r*°r* ^fcJo-* de ce que Jonathan sauva David, Josué le Styl. 2, 15. On le rencontre, par pléonasme, devant un autre suffixe introduit par lâmadh : ^ lq^o^ olL <n^al |L*]-*i ^Jj fit de notre

corps un miroir, Josué le Styl. 19, 16; |Lur!ûL <Juî, e^JoViSàî? de

1. Dans l'hémistiche <*r\°* ^Q-^-° ^^-? que Bickell rapporte à tort ici, il faut lire ^Naft n et traduire : puisque mon meurtrier a triplé sa colère.

2. Ainsi en hébreu nJTIJtjrrC âyée d'un an, Nomb. 16, 27, est plus explicite que HJ^|3, Exod. 12, 5.

livrer la ville, id. 50, 15; ^Ofû^ cul* -kwoî^? ceux qui avaient secouru Baraq, Saint-Ephrem 1, 314 c.

c) Le pronom suffixe avec le lâraadh se met souvent après certains verbes, comme pronom réfléchi, mais sans ajouter beaucoup au sens du verbe; on peut comparer nos verbes neutres, s'en aller, s'enfuir, se mourir; tels sont notamment : ou£ ^ll il s'en alla, <n^fc ^ofSk il s'enfuit, «-^ *oaJ il sortit, «J^ à-**J il descendit, oL^ >oo u «6 leva, ou^ M u twtf, oL^ fc-àào il mowut, «-^. 1— ^ # voulut, <nJ*. V&-* # #a& insensé, «^ *£>&-* îZ âat'6 ams; «-^ }o<*i tf exista, «J^ j-iic il pensa, <n-^ ^s2^) #^W trouvé, <nJ^ >n^* iZ laissa (après lui) etc., comp. Jean 1,15; 11, 31; Act. 5, 39; Rom. 1,22; Jul. 5, 9 etc.

306. a) U est pris par une préposition, lorsque le nom en dépendance de la préposition est déterminé, § 359 6 : jk^oko? «jlld de la Vierge, Poa» <-kji? ouiio oe cette école-là, \gq*£ 001? aille cfe ce poison-là, Jacq. de Saroug, dans la Zeitschr. d. D. Jf. G., XXX, p. 221, 1. 5; 222, 11 ; 223, 2 et 10; £&*» (iail^o? *l£I avec la désignation des noms, ]±2q£>*) ^oouiû^ avec les termes techniques, Anal. syr., p. 43, 1. 27 ; 44, 22; l*aij? ^oia^ sur la loi, Aphraat. 26, 3;

w*?|? ^oio^^ sur Addée, Addai the Apost. 5, 13; l*a*^io? <nZo^ vers la ville, Jul. 28, 7 ; de même, devant un pronom seul : «Jio ]wpar là, Rabboula, Overb. 229, 19.

Les autres prépositions, £oa| selon, ^©,-0 devant, ite après, \^>o à cause, ^ non S en face etc., qui prennent les suffixes, se construisent de même. Il faut excepter, outre celles qui ne prennent pas les suffixes, les proclitiques ^ et *£>.

b) Lorsque, en effet, ces dernières prennent le suffixe déterminatif, on les répète devant le nom déterminé : ^ooaû ou£>, jg^^N «-^. Dans cette construction cependant, *a se distingue de ^», en ce qu'il a souvent le sens d'un déterminatif exact, le même, la même : \>^£ ir° K s^° «-£> au même moment, le coq

chanta, Matth. 26, 74; foaiào \loi^\ VnèOà^ ou^ dans la même homogénéité de nature, Anal, syr., p. 74, 1. 13; vioa^ auo dans le jour même, Aphraat. 228, 17; |%iVs «■© dans le même lieu, Luc. 2, 8; ]Zox>r£> eus de même, Jul. 10, 18; Anal, syr., p. 31, 1. 25; 38, 2; 153, '20'.

1. L'araméen biblique a une tournure plus simple et plus archaïque; le nom est mis en apposition sans préposition : flnÇT#"H3, fi-£î T2, Dan. 3, 6 et 7.

c) Cependant cette tournure n'a pas toujours un sens aussi précis : Jraifi «-o v^ il rencontra Illus, Josué le Styl. 11, 17; notamment, lorsque le substantif a un démonstratif avant ou après lui : |kioo* . qJouo . oou© B. O., 1, p. 44, ^v>oéo --*? . ©ou©

^qJoi cfoïw ce« jours-là, Matth. 3, 1 ; M— •-* oot-c ©<w ou.© par ceWe puissance-là, Addai the Apost. 9, 9, comp. § 302. Quand le démonstratif précède, le suffixe peut être rejeté après le substantif : ou© \ld\ oou© en ce temps-là, B. O. II, p. 162.

d) Avec le lâmadh, le suffixe a le sens d'un simple article : |*lokâV>N ou^ etç tov Ya|xov, Jean 2, 2; ooi j,o^S oui* ^o malheur à cet homme-là! Matth.. 26, 24; ? <-^j5 voi^ VjJaio *-éJJ P personne ne tuera ceux que, Josué le Styl. 68, 12; ^jéS oui] oui* \r&)o Xév£t ii [t^v^p tcu iTjaou wpbç aùrcv, Jean 2, 3. On voit par cet exemple que le suffixe est volontiers séparé du substantif par un autre mot.

e) Cette tournure est usuelle même avec un pronom indéfini, susceptible d'être, en quelque sens, déterminé, comp. §. 342 : s^Jp ou-^ *-o?i on doit, Jacq. d'Edesse, Epis toi. de Orthog., éd. Martin, p. o 23.

f) Une autre préposition légère, comme ^ >o^ V^ se répète également devant le substantif, sans différence notable avec la construction, dont nous avons parlé plus haut, où le d&lath se met devant le substantif, § 306 a : \s^ ^i ouiio du navire, Act. 27, 3; l^iàV) >a£ ouîîLl avec le Messie, Rom. 6, 8; $m \L <n^L* pour cela, Act. 9, 21.

g) La répétition du lâmadh avec le suffixe marque un certain degré d'intensité : bJ) « iinâV) ou^ vâ| ^9 ouU cela même tu le trouveras . . . ., Anal, syr., p. 86, 1. 19; Pf^r10 V*aio . ©ou^ )o<n . ©oui*

l^o^so V*?<" ^Q-*-* ^ \<*m r^^pour eux, Moïse fut leur directeur, mais pour nous, Jésus fut notre guide et notre sauveur, Aphraat. 223ftn;

h) fO se place entre les deux prépositions, avec le sens de savoir, même : <n,o*V> ou^, ^ ou^ po] il dit à son camarade même,

|Màn ou© y© ou© oan« la même année, !j^? 0lJL2>0 r° <nJi0 <*tt marne corp*, <^oou^ ,* ^o«u^ à et&g-meme*, ^oial^ ^ ^oia^ «ir lui-même, v. Thésaurus, Payne Smith sous ooi et je. Ainsi, le pronom réfléchi se rend par ooi ^ o« lui-même, *+<n ^ ^<n elle-même, ouis*»? oui»? y© cfe lui-même, quoique d'autres tournures soient également usuelles, § 314.

307. Les pronoms démonstratifs, p<* et 001, se distinguent en ce que le premier indique un objet proche et le second, un objet éloigné. Ces distinctions ne sont pas toujours très-tranchées, surtout au pluriel, où ^-j^oi est d'un usage plus répandu que ^aJoi et ^-aJoi. Le pronom personnel 001 est également usité comme démonstratif, mais d'une manière absolue et en dehors de toute idée de temps et de lieu, v. § 299.

Ces pronoms, pris comme adjectifs démonstratifs, se placent avant ou après le substantif, à l'exception de o<* qui le précède toujours. Dans ces constructions, le syriaque jouit d'une aussi grande latitude que le grec : Vaa yi<a touto to rcomjpiov, Matth. 26, 4;

poi pao xb i;oty5piov touto, id. 26, 39; \&o* oôuo ce jour-là, id. 13, 1 ; ooi yîria^l ce champ-là, id. 27, 7.

Le syriaque ne répugne nullement à mettre un démonstratif avec un substantif déjà déterminé par un suffixe possessif: )*o^l CêJ] ,—k^.si ^.i y-i^É. évt tûv dtèeXçûv piou tgW èXa/Jorcav, Matth. 25, 40 ; ^à* }?<ji celle-ci, ma sœur, **2^& )*><* celle-ci, majUle, Addai the Apost. 13, 10; 14, 5; p* ^nnitSnl, 1 Cor. 8, 9; ^? |?i ^qI^ en comparaison (de ceci) de toi, Josué le Styl. 2, 1 ; <**&? ^izo] lliic ôuftOk£>ï ywand ses parents naturels, Anecd. syr.,IV., p. 60, 1. 1.

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