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Chapitre III

Du pronom relatif.

316. Le pronom ? est un ancien démonstratif, § 173, 3°, qui se subordonne un mot ou une phrase, comme un nom k l'état construit ' ; de cette manière, il est devenu relatif, cependant il a encore conservé un caractère démonstratif dans certaines tournures propres k Taraméen, dont nous allons parler. H est invariable, quels que soient le genre et le nombre du mot auquel il se rapporte ; en outre, il est toujours proclitique.

317. a) Construit avec un nom, ? est encore démonstratif et signifie celui de : >jdq^ b^i les partisans d'Illus (ceux de la maison dïittus), Josué le Styl. 13, 17 2; u»ai^a£»a£ ^2^ . . . . \om jS>l& il rappelait la dynastie de Constantin, Jul. 8, 13; vJPoftN»6» &-*£>? les gens de PUate, Jacq. de Saroug, Z. d. D. M. G., XXX, pf380, 1. 7 ; \^| Ls2fL aux habitants de Béthel, 1 Sam. 30, 27, où rhébreu se sert du relatif avec D? b^jTJT'SÇ ^^^î ^nwua ^-éw-iio |^o z&* \s\n et Vune d! elles était celle de Simon Pierre, Luc. 5, 3 ; ^niV>o

Jal^ ^oJen ^ ^ ^éooi et nous aurions vénéré celle (la croix) d un des brigands, Àddai the Apost. 15, 10; ,-*? ^ . lof ]A\? ^i ^ V^yû )Lqv yiÉO . I^û Ur10? (H y <>> trois personnes) : Vune est celle de Dieu le père, Vautre, celle du Seigneur le fils, et la troisième, celle du Saint-Esprit, Anal, syr., p. 37, 1. 28; ooi? ^H° P-^r»0? r* Vûûlo? o<ji? ^-»r^1° ^oiai^» po^Mo? (il y a trois personnes) : l une est celle du délateur, Vautre, celle de celui qui est calomnié, et la troisième, celle de celui qui écoute la calomnie, Inedita syr. 5, 3. C'est dans ce sens, que ? est devenu en araméen le signe du génitif et remplace, entre deux noms, le rapport exprimé par l'état construit, § 358 : jnNw \r£^ V esclave du roi signifie donc littéralement V esclave, celui du roi 3.

1. V. Philippi, Ueber dos Wesen und den Ursprung des Statut conêtrucUu, p. 114 et suiv.

2. Dans les Talmuds, la formule correspondante '") '3*1 les disciple* de Babbi ... est fréquente.

3. Le dâlath du génitif est fréquent devant le nom d'un auteur dont

Touvrage suit : **Q Sqé? de Juto, Jîa-*fVnt 1 ïn*4? du bienheureux Grégoire, v. Anal. syr. passim.

b) Il forme un adjectif d'un substantif: ^ow Tcveuptouxoç, j»o? copxtvoç, Rom. 7, 14 (celui de V esprit, celui de la chair). On voit par ces exemples, que le nom peut être k l'état absolu, § 356 A; il est à l'état emphatique, quand l'adjectif a le sens d'un abstrait : )*ov TCveujJiaTixa, \j^i capxtxa, 1 Cor. 9, 11 l] )1éVï<»? ^i^ b iç6aX|ji6ç cou i SeÇiéç, Matth. 5, 29; tV*î? ^fo J^-éJo \oap qui mange et boive des choses df autrui, Anal, sy r., p. 204, 1. 26 ; iJj&jsIad ^ ^oio5|iî ,-ioo ) — i££û? ^ oooi entretenus aux frais du roi et de

ses Grands, Addai 36, 13; lviSs? les choses du monde, Jul. 4, 172.

Le dâlath est également celui des adjectifs dans le passage suivant de l'Apocalypse 18, 16 : |£-»Joll?o po^l?o l^oo? l^fty/» 7cepi6e6XY)|ji.évKj (Suaatvov -/.ai rccpçupoOv xat xoxxivgv; sur la construction de ^^, v. §3446.

L'article grec suivi du génitif est exprimé par un démonstratif suivi du dâlath, comp. § 301 b : l^»? ,-é^kji xà tïjç tccosxuvnfaetoç, l-iaio?? ,-éJoi Ta tyjç [/.op^ç, -4waZ. syr., p. 34, 1. 5; 53, 29.

? forme également un adjectif d'une locution adverbiale : V^? >oi^ éternel, pis V^? surnaturel, Anal, syr., p. 34, 1. 6 et 8; 72, 28; ou d'un nom de nombre : ^4, ^^A etc., § 286a; un adverbe, d'un nom : là^,? sur Vheure, ^2.0^ récemment, §§ 293 et 295, «-1^4? volontairement, Anal, syr., p. 171, 1. 11; 172, 27; 174, 5.

Devant ^A et un démonstratif, il compose un adjectif de comparaison, tel, tel que, ou avec interrogation quelt ^^01 ^a]i p&2&d par de telles paraboles, Marc 4, 33; jLo zJLo ^l^oi ^),-o par de tels mots, Jul. 8, 12; p* +*|?? li^la^ cette richesse si grande (qui est

telle que cela), Apoc. 18, 16; jooi p? \i+\ j*|w 1©oi \ob ^°\ Hy **

un tremblement tel qu'il n y en eut , id. 16, 18; ^*Sé| +*]i

. oooiZî . oa^ ^1 quels devez-vous êtref 2 Petr. 3, 11.

Les locutions lia*] +*b -a*} ^j*> comme, ]!£><* ^h -aoi ,**|? awwt sont également usitées, au lieu de lia*), t^m, U*"", r^01, v- -^e Hermeneut. AristoL, p. 155 et 156.

c) ? devant un pronom interrogatif, li»ï, T^Df oiio, donne à

1. Ainsi s'explique le dâlath qui se rencontre en tête de quelques mots importés en araméen, comme [pl^l = iixwv, corrigez en ce sens p. 23, note 2 ci-dessus.

2. L'éthiopien forme également un adjectif d'un substantif, en lui préposant |f, Aethiop. Gramm., p. 368.

celui-ci le sens du génitif, de qui? duquel? : \omZ ^oou-iào )-iJ\ i ]m\ duquel d'entre eux sera-t-dle la femme? Marc 12, 23; ^io?

^oioiIl, ^inv> qui a les yeux cernés? (de qui sont les yeux cernés?), Prov. 23, 29; aj. Gen. 32, 17; Matth. 22, 20.

Le dâlath du génitif serait également possible devant le dâlath du relatif qui, lequel, pour en former le génitif duquel, dont; mais, dans ce cas, on indique le genre et le nombre au moyen d'un démonstratif, placé entre les deux dâlath; cette tournure est une imitation servile du grec ou, r^, comp. § 405 : V^r^? v*301? )o«i dont le premier fut . . . ., Jacq. de Saroug, Zeitschr. d. î). M. G.,

XXXI, p. 403, 1. 5; jiîio? ^«? . . . \L^> le verbe dont une

partie; \^ Po Jàiào? o<n? .... Va-* le nom .... dont aucune partie, De Hermeneut. AristoL, p. 25, 1. 15, 27, 10.

d) Le verbe w9^» avoir soin se construit souvent avec le dâlath, comme en latin, par exemple, quelques verbes neutres prennent leur régime au génitif: ouin? *s^* f^io f^ooi . f*2»o? KQs^)z\^o<n p ne vous occupez pas du lendemain, car le lendemain aura soin de Ivi, Matth. 6, 34, comp. Rom. 13, 14, 1 Timot. 5, 8, Tit. 2, 5; *^*? fc-àooi ^ 1» tu avais soin de moi, Josué le Styl. 3, 5; p* qui a un sens pareil, est construit de même dans un vers de Saint- Ephrem, cité par Barhébraeus, I, p. 188, 1. 1 : Jooi w9^ li**?? *-*i |ooi ji If^aJ?? fc-»|o Vun s1 occupait du jour, un autre songeait à un temps éloigné.

e) ]ooi et fc-»l étaient suivis de ? dans le sens de avoir, être de, appartenir à ; ovX^ 1^? JooU? qui n'aurait qu'un odl, comp. §3046; *»<*o2u| j/oiàâ? apX^s sTvat, Anal, syr., p. 31, 1. 27; ^toi^à*») )ol&*

aoft Mes ont des myriades de noms, id. 44, 8 ; **<n <*-»L»| pLj? c'est k propre des hommes de bien, Ined. syr. 5, 9, comp. 5. 16. 17, 9. 1; Matth. 3, 4, ajout. §§ 339 d et 340 «.

318. Le passage de ? démonstratif en relatif se comprend aisément si Ton compare une phrase telle que celle-ci : puo^ flpM^ ><iLL p f^fl? la volonté d1 aucun d'eux ne concorde avec celle des autres, Anal, syr., p. 49, 1. 3 et 6, où le dâlath devant ffljûl est plutôt démonstratif, avec cette autre, où ? devant *V est relatif : <n-2> ^Wr-^ <n-^kfi lv»Nso \ho%z pio? qui remplît d' admira-

1. Le sens propre est ; être celui de, celle de, etc., § 317 a,

tion dans l'univers quiconque le regarderait, poème d'Alexandre, Chrest. Knds 82, vers 6.

? signifie souvent celui qui, celle qui, ce qui, ceux qui etc. : ^ oiàtAi Pyû 4^0 en s' occupant de ce qui n'est pas son affaire, Kalil. et Daran. 2, 11 et 16 ; a^?o et ceux qui entraient, Gen. 7, lfi; -o f£>|,i malheur à celui qui dît! Is. 45, 10; oum^?o et ceux qui étaient avec lui, Matth. 27, 51.

Mais il est plus usuel de le faire précéder d'un démonstratif ou d'un interrogatif, § 177 : >*ilo ^-é^oS? ^éS*} ces choses qui sont au-dessus de moi, Josué le Styl. 3, 3; <*c<n^2&û \<n\, ^2 à^i^à**? **<*

celle qui a été proprement donnée par Dieu, id. 15, 16; r^r^? v0^

yLo) \.2* oooi ceux qui assiégeaient Amid, id. 66, 17, v. § 399 et suiv.

Pour préciser le relatif, on le fait suivre du pronom personnel:

|2^? \4*à \ôm octî qui était le chef de Vile, Àct. 28, 7; o,^ KQ&?

lucû'ouio ^ooujkâJ qui se sont faits croyants, Matth. 19, 12.

Chapitee IV.

Des pronoms interrogatifs et indéfinis.

319. a) Les pronoms ^ qui?, ai^ qui est-ce? sont les interrogatifs indéfinis pour les personnes et ne s'emploient jamais adjectivement devant un substantif, ^—io sert pour tous les genres et tous les nombres : nsv>^ vqJoi j-é^ ^qJ| ^ quels sont ceux qui entendirent? Hébr. 3, 16; ^A \^] r^00 saLo1 *-** t^° «P*^ est ma mère et quels sont mes frères? Matth. 12, 48.

oiio a aussi le sens simple de ^>o : *aaj» oIlo qui suffirait? Josué le Styl. 4, 1, 29 ult.

b) Pour les choses, Pinterrogatif est V>° quoi? devenu assez rare; plus fréquents sont ,-io, liio, ^ôio, § 176; ai^ qu'est-ce? oœ ^ia^Lâ ^^2> que signifient, mon fils, tes paroles? Jul. 11,25; ^SJo V-û^m^? (nJLàûvs QAio e* Que nous apprenions ce que veut l'impur, id. 13, 12.

c) Quelquefois cependant, ^ et alio sont pris dans un sens impersonnel ' : ouio-à, ^lo quel est son nom? Exod. 3, 13; ^o-^ oiio quel est ton nom? Jug. 13, 17; ^>o V&io à cause de quoi? Lex. Bernstein, p. 284.

1. En néo-hébraïcjue, *£ est très-souvent impersonnel, 1ÏYÇ (quoi que ce soit) pour le moins.

d) pic et . ôio peuvent se mettre, comme un adjectif, en ap-

position avec un substantif : pL^Jos \L£> quelle différence? ]^o ]}rû<ia quel ordre? y. Neusyn Gramm., p. 279; +&£> jLo \îi£ )xZd quel satan a rempli ton canir? Barhébraeus, I, p. 184, 1. 24.

Ils se disaient aussi des personnes : VnNv> Tr^<n ^oJ| \xlo quels sont ces rois? poème d'Alexandre, Chrest. Knôs, p. 80, vers 10.

e) A l'inverse de ,-io, )Ju\ est surtout adjectif et forme un féminin, )rJ, et un pluriel com. ^éS») : bJ) ^L ^Ln ^ft.^al \L>\L

par quelle puissance fais-tu cela? Matth. 21, 23; M~*l? y/-n »? nSàV> V^?01 &* regardent quel membre est nu, Ined. syr. 7, 16; \*>z ^i^mOMLc ]r*]'> \Ls\ tu ne sais même pas quelle est ma mesure,

Josué le Styl. 3, 3; *2^ \£\ \te*+ l^f ^*>£ Po et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai à toi, Apoc. 3, 3; sur ces constructions v.§383.

Mais il est aussi pronom : «^ àjji véS«}o de qui s' est-il dégoûté? Hébr. 3, 17; V*u ^Jj \Lpour qui a-t-il juré? id. 3, 18; ^iv» 1^*1 lequel des deux? xcTspov, Anal, syr., p. 43, 1. 11 et 24; pja 1^*1? V»V»&^° et on verra laquelle est plus juste . ., Ined. syr. 6, 2; V^û,-o ^oaaJ ^chjULd ^ju)? )!++» pouo dans cette lutte, à qui sortirait le premier, Josué le Styl. 24, 1 ; o±*l quel est? oua^l oL»| l— -àiû? quelle est la croix du Messie? Addai the Apost. 13, 18.

/) Suivis du relatif?, les interrogatifs deviennent des corrélatifs, § 177. Ils sont précédés quelquefois d'un démonstratif: *fL»? ^ic o«ji celui qui V avait commise, Josué le Styl. 68, 1 9 ; 78, 16 ; ? \u\ ogi |£JL>o vLà^ ^igQlà^Oà Julien le pervers et le tyran, celui-là

qui..., Jul. 5, 1 1 ; ? \LZ\ ooi l^lf^ tov Bapa(3gav • Scmç, Luc. 23, 18 à 19; ? y/N») ^oûoi jài'êioN tguç ocv0p<i)rcouç ôtttvsç, Apoc. 9, 4; ? ir*| **a 1piç~id. 11, 8; 12, 13; 19, 2. On voit que, dans ces exemples, Tinterrogatif répond à la particule grecque tiç après le relatif.

g) lL|, adjectif corrélatif, suit généralement le nom : \i£\ ? M cet homme-là qui, quelquefois il le précède : ? )Sj***> 1^*1 la honne œuvre qui, Anal, syr., 20, 21.

320. Les pronoms indéfinis comprennent une liste de locutions variées:

a) ^J| on, quelquun, kààij quelques-uns : *^-Jj m— ^ ^— »? i-iof quelqu'un lui dit, Matth. 12, 47; ^op ^jJ| . 1 « quelqu'un disait,

locution fréquente; ^ààij V-iio à V égard de certains individu», Anal, syr., 67, 11; ^J| p ou p ^jJj personne, aucun : |2>-*ào %-*J) po ou^o Vl, |ooi personne ne faisait attention, Josué le Styl. 23, 4; ^iz véx>] p s^j\ elles ne blessèrent personne là, id. 23, 14, comp. 54, 17; wjjj s-éj p U ne resta personne, id. 26, 14, comp. § 380a et c; en apposition, après un substantif: *ajJ J^oJ ^r^ un passant, id. 27, 10; *aJ| ÎZfcjj une certaine femme, Jacques d'Edesse, éd. Wright, p. 25; répété, *-u| *-Jj cAocun, comp. § 368 a : *-âip ^oJJ ^oio-^âà* ^-»| 'wjJl récompenser chacun selon ses œuvres, Matth . 1 6, 27.

b) yM, en apposition avant ou après un substantif, était plus usité dans le même sens : ^ \lm un prophète, J^* l^*Jf une femme, Luc. 9, 19; 11, 27, où l'héraqléenne a -àJ? fc*, -iJ? V^ï; ^ ^ quelqu'un, Josué le Styl. 26, 18, ou ,1 ^iJj, itf. 55, 12; ^£\ ,1 P personne, id. 54, 19; ï^f* r* °1 lr* ?ttA iwtoc 2v ^ P^ xspafa, Matth. 5, 18. Répété, i* i* signifie Vun Vautre, chaque, chacun : <-èJ] ,* ,-

chaque homme, Josué le Styl. 71, 20; picuoLio làîïio ^lo ^ ^ wmïué4î»o ] «■•âV» ^ ^ est-ce qu'à chaque croyant il revient un Messie propre? Aphraat. 1 20 ult. ; ^oouilo^oi ,-io ^ tmo dans chacun de leurs membres, Josué le Styl. 20, 5; ^ooUio ^ ^ l*!^ fa volants de chacun d'eux, Anal, syr., p. 49, 1. 3. Dans le sens de Vun Vautre, la préposition se met au milieu : ^ <^o v^) ^ ^ Vun de Vautre, fM^. ^ Vun à Vautre, ,* V^ ^ Z'im *ur Vautre etc., parce qu'elle ne porte que sur le second membre du pronom composé : ^r**!

tmo ^joints Vun à Vautre, Anal, syr., p. 139, 1. 21; ^oJ| ^^sJo r^r^û r^ et il les séparera Vun de Vautre, Matth. 25, 32; va^u^ r»? f* JL^$ grue vous vous laviez les pieds les uns des attires, Jean i3, 14. On disait aussi ^ quelqu'un, jl p personne, Josué le Styl. 56, 10.

c) Mais au pluriel contracté }?£*, § 109 fin, la préposition se met nécessairement en tête : )?^~? ^) oSon) tfo «6 présentèrent en face Vun de Vautre, 2 Rois 14, 11 ; oNfrn )v^> tfe s'entretuerent les uns les autres, Josué le Styl. 78, 11 ; l?£*^ a^i^ ]5? V&i jx*r ce qu'ils ne s' étaient pas obéis entre eux, 1 V*£> a-à^k-*| Us se mêlèrent les uns aux autres, id. 43 ult., 58, 2; ]?,«• Xq S fe« wn* près des autres, id. 58, 15.

d) Un nouveau pluriel de ,»,•», formé avec le suffixe âné, y. § 265, est P'^W fém. 1**Vv quelques-uns, quelques-unes : **N» P& ,-io ^'èilÉÉf>iS U changea quelques-uns des mots, Jacq. d'Edesse, Zeitsckr. d. D. M. G., XXXII, p. 489, 1. 19; pL>~ o<* p^»^ il

a &£ donné à quelques-uns, Anal, syr., p. 175, 1. 19; p^r» aûaJ quelques-uns sortirent, Josué le Styl. 54, 18 K

e) ^lo devant un substantif, ou suivi d'un suffixe pluriel, était parfois partitif et signifiait quelques-uns : >? * é *l\ ]dqjo ^lo v| et $e ttveç tûv xXàîcov âÇexXflfotoqcrav, Rom. 11, 17; aliû-un p ^ooulio ^) et •faicTr,otfv -civeç, û2. 3, 3; ^ii£> ^i o[ ou quelqu'un de mes fis, Martyr, homerit., Ckrest. Knbs, p. 44, 1. 2.

f) On se servait aussi de ? fc-»| tZ y en a gw, quelqu!un, quelquesuns : fio\i &*|, r^r^\l *-»! quelqu'un dit, quelques-uns disent, sont des locutions très-usuelles; v^aJ? Jooi h^^ personne ne pouvait sortir, Josué le Styl. 5, 16.

g) L'un dans un premier membre de phrase, Vautre dans le membre suivant, étaient exprimés par un pronom démonstratif ou un pronom indéfini, répété dans chaque membre; dans le second, cependant, apparaît souvent p$-»J ou ^r*l un autre, au

plur. p^-»| ou ^J^) : |Z9a^2^? M© l^Q^^? M les uns pour la prière, les autres pour le commerce, Josué le Stylite 27, 18; à— *}

\i p^Jo \1& & |i.ev exece aXXa 8è sxeae, Matth. 13, 4 k 5,

aj. ex."ci-de8sus § 317 d; <nii ,L*5ol>l? ^ouiio© «Jio ^$©5? ,-unJLi il y en a qui sont plus grandes qu'elle, d'autres, qui sont plus petites,

Anal, svr., p. 138, 1. 20, comp. Josué le Styl. 29, 18; ^<iai

)i*d-*jo quelques-unes . ... et les autres, Josué le Styl. 19, 9.

\)Sou8 l'influence du grec, le premier pronom est quelquefois suivi de ,-lo = |xèv, et le second, de r-*i = 8è. Dans la P'âittà, ^ n'a jamais ce sens.

i) Pour le pronom de réciprocité, on se sert encore de M, If^H, Ifa» : **<na»p ^a^ oa&cl» Us se jurèrent l'un à Vautre, G en. 26,31,

^ooa? £û^ 2^êjd chez chacun à son tour, Job 1, 4, qi|OiiS j-û^ oj&|o Gen. 11, 3. Ces constructions si hébraïques se rencontrent en syriaque, en dehors de la version de l'ancien Testament : \^\

*• ^r*V» d*n» V>r*V* ^r»°l? <H, Jos. le Styl. 12 uit, est sans doute One faite de copiste.

m ? i o» ^ ]2]o quelle est celle qui est plus juste que F autre, Ined. syr. 6, 2; qi^o^S y\ sL |3 «6 s'accorde pas avec celle de F autre, Anal. syr. 49, 4; qi^-omN \zb <J& d'une maison à une autre, Joa. le Styl. 77, 4.

/; ^Ls un tel, fém. iLois, répond à l'hébreu *)îb$ ^1Û^6, mais ne se rencontre dans l'ancien testament que dans un passage, 2 Rois 6, 8, ^9 \te\o dans tel endroit. Cette locution se dit ordinairement des personnes : ^~Ls ^o^ |M*tviX a^l allez à la ville chez un tel, Matth. 26, 18. Pour les quantités indéterminées, on se sert de <^s|, placé devant ou derrière le substantif: )£&a^> ^sj ^>« donne tant de talents, Joh. Ephes.48,4;

p-^o» <-^lo ^s>o dans telles et telles choses, id. 375, 17. Les Syriens occidentaux prononçaient <-^s1, targ. J^Çl '.

321. a) >or^2 sert de pronom et d'adjectif indéfinis pour les choses. Il est pronom dans les exemples suivants : <*>r^ ^?^? qui veut faire connaître quelque chose, Josué le Styl. 22, 8; hh\n <*>V-°? >or-iû (i— a |o«ji et il n'y eut rien qui restât debout, id. 27,

10; pi ^û-Mjuio <or£ k>f*û© >tai [Jtipoç ti tciotsuo), 1 Corinth. 11, 18; «0,10 P et p >Of^û nen au fou£ : ^^^** ^r^ P je n ai nullement pèche, A et. 25, 10; ^oyi îor^? «-^ M PU* # auaiï quelques effets, Josué le Styl. 50, 20; îoj^? V^ P? *#w* awcwn médicament, Addai 7, 10; ? «or^ quelque chose qui, très-fréquent.

b) Comme adjectif, *&£ se place avant ou après le nom: ^0,10 p<* ^ojio ^^a^ot, cette certaine cAose, ces certaines choses; ^©,10 y* une unité quelconque, Anal, syr., p. 48, 1. 24; 5,0,10 p)v>SS à un port quelconque, id. 139, 20; \1*£> \iLa0i <<>,£ o^sut) J3o où&ejjûav amov !<pepov, Act. 25, 18; }©Ji *o^d ,-*? ykjJÎ ^^[xata Se f.va, û2. 25, 19; ^or^> )Zonnt\\o \^o à cause d'une inimitié quelconque, Josué le

1. Nous avons considéré le zaïn en tête de ce mot comme un élément démonstratif, v. p. 26, note 2 ci-dessus. M. Noeldeke y voit une contraction

de ^1 ou ^1 avec ^^fcS, Syr. Granvni., p. 86, quoique le pé ne soit pas prononcé dur.

2. Ce mot est abrégé d'une forme plus étendue, comme le montre le targoumique Dg^tp (par dissimilation DJHJÇ); il est contracté de JHÛ, infinitif de JTP, et de la particule Î1C, dans le sens de : une notion quelconque, v. Nachtriigl. de Fleischer, p. 1, dans le Chaldaisches Wôrterbuch de Lévy.

StyL 40 oit.; )*+*] ^ojio par quelqu' autre chose, id. 45, 8; comp. : tfj-1 |^û^ voki* |o<nJ ]S ^àV>4>2 yoL >o^2? gu'tï* n'aient, en dehors du service, aucun autre travail, Addai the Apost. 32, 15, où j*^ est éloigné du nom auquel il se rapporte.

322. a) Va, emphatique |le ou paa; est un abstrait signifiant totalité : Vb ^ rcavroxparop, Va? la^° rot de V univers, H s'emploie comme pronom indéfini : Vûxî V-àaoi Va xoç oùv Sortç àxouet, Matth. 7, 24; >mi>^ ^aa quiconque peut, Spicil. syr. 4, 2; souvent, il est suivi, dans ce sens, d'un autre pronom indéfini : ? » àiSny ? ^i Va, 9 \u\ Va, quiconque; ? V»0 ^, ? v*5* ^°, ? ter* ^> tout ce qui : à-0? ^^ Va ^cm< ce gu'ii # avait, Jos. le Styl. 26, 13; comme partitif : ^oeUio ^ Va chacun d'eux, Anal, syr., 49, 6; izol» ^i2 1^ ^ Va chacun des animaux, Anecd. syr., IV, 33, 2. Il se rencontre également devant une conjonction : ? *aî£û\ Va toutes les fois que, ? «^1 Vo tout eeZon gue, ? V^> V* tout autant que, ? ]*+) Va partout ou.

6) A l'état construit devant un substantif, il a le sens de chaque : ^pOiNn chaque jour, Matth. 26, 55; \Ll, Va chaque année, Josué le Styl. 24, 15. Si le nom a un sens déterminé, Va prend le suffixe et se met en apposition; il signifie, dans ce cas, tout, tout entier : lia» ou^a tout le jour, )b±± oul^a toute Vannée, §304c; ainsi avec les pronoms des autres personnes : +Lo toi tout entier, ^a nous tous etc.; comme adverbe, oula Va tout à fait, Va p «il nullement ou tf «i>a Va, Josué le Styl. 38, 18; 39, 6; <*iLa Va &-^ tien du tout n est, xd. 65, 2 ; <n^a pci ou p<n oi^a tellement, a ce point, od>* J?oi, ou^a ooi id. Sur ? m-2^a, v. § 395 ci-après.

323. a) Un pronom indéfini est généralisé au moyen de o<*?, ***?, qui suit : omi \L>\ pL©>o en quelque temps que ce soit, Joh. Eph. 22, 20; ***? 1^»| feo^oLi» une œuvre jueKe qu'elle soit, id. 235, 11; wàoi^ 1^*1 }^oo^ Vfcio sous un prétexte quelconque, Jos. le Styl. 72, 7; vqJ<jiî ^é\«1 p^î ^ d'autres quels qu'Us soient, Clément. Eom. Recogn. 63, 17; ooi? ^ ^ chez qui que ce soit, Jacques d'Edesse, Lettre sur l'orthogr., éd. Martin, p. o, 1. 9 ; ooi? volo Vl, *tr quoi que ce soit, Jacq. d'Edesse, Zeitschr. d. D. M. G., p. 481, 1. 13 et 21 ; ooi? V^o **?? o<* cduirlà, qui, si grand qu'il soit, Anal, sy r., p. 54, 1. 17 ; )cièh\ \^nc o<n? pu| Va tout ancien tombeau quel

qu'il fût, Josué le Styl. 35, 17. Après un pluriel neutre, omi est

quelquefois invariable, oct^éSi] fcio^o des choses guettes qu'elles soient, Anal, syr., p. 135, 1. 22.

b) sao après le pronom, en précise le sens interrogatif : aiao ? o<w vto quel est donc celui . . . ? Gen. 27, 33, ^ |o«J ^ }Le ti

opa êorot fyîtv, Matth. 19, 27, comp. Luc. 12, 42; |o<* véx> ^ ce qu'il était advenu, Jul. 27, 2.

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