Chapitre V
Z>e# verbes. — Des personnes dans les verbes.
324. a) Les personnes étant distinguées dans les principaux temps du verbe, les pronoms ne sont ajoutés que pour rehausser le sujet, § 298. Mais tel n'est plus le cas, lorsque le participe, actif ou passif, est employé comme troisième temps, à côté du parfait et de l'imparfait, § 183. Suivant le principe que le radical nu représente la troisième personne, celle-ci n'est pas exprimée par un pronom : £pc Jo H <J ^àio jtuwf^ «Jio par le yjiptr àpiàç lui-même, on sait s'il vivra ou s'il mourra, Physiol. Tychsen, p. 10; mais la première et la seconde doivent l'être par le pronom personnel, placé après le participe, § 183 : \è*o Sois
&J| renie . ... et tu vivras, Martyr, homerit. Ckrest. Ends, 39, 8;
oi^t p| \\L JJo J^àio V^»? de peur qu'elle ne meure et que je ne la voie pas, id. 48, 7.
b) Lorsque plusieurs participes se suivent, le pronom est répété après chacun d'eux, mais il peut être aussi omis après un second ou un troisième participe : ^H-*° \0*>$ ^ifttn ]2* ^Isû-éx) pourquoi restez-vous à regarder au ciel? Apôt.1, 11 ;>wi^ *^iàq yA o) hj) pendant que tu es boiteux ou manchot, Matth. 18, 8.
c) Les formes, où le pronom est contracté avec le participe, sont, en général, moins usuelles que les autres : &**^» tu t'occupais, Josué le Styl. 2, 3; \*±rkje sais, Aphraat.25,14; elles sont ordinaires avec ^1» : «jiNSwn ^u^o? \—^> *4 nous parlerons comme nous pourrons, id. 39, 15.
d) Le pronom de la troisième personne est mis après le participe, lorsque celui-ci est pris comme un adjectif, et la phrase est construite comme une phrase nominale : ^S« ^^3) ^niw l^o^o ces corrections sont suffisantes, Josué le Styl. 5, 10; &*ôn p9
^U| ,-Io-é,? je pensais qu'elles étaient dignes, id. 3, 12 ; y5{& ^2 *sf aa jlaio eZZe erf même cachée aux anges, id. 4, 3 ; ^-al'&ja V*aoi ^J r^-l^f^-iJj si donc les choses . . . sont écrites, Addai the Apost. 20, 23; VdV^i^ ^aJ) ^kôoijjaioî Vfci parce qu'Us sont pressés de nanger, Aphraat. 226, 3 ; ^oJ| ^»ous ils s'égarent, %oJ| ^ift *in Us sont frayés, Spicil. syr. 3, 1 et 3. Ces constructions se rencontrent surtout avec un participe passif ou un participe de verbes neutres. 325. a) Un verbe impersonnel, ou pris impersonnellement, est tantôt au masculin, tantôt au féminin, comme le neutre des noms, § 355 : ^^ U arriva, Luc. 10, 31, ou à-s^, Anal, syr., p. 86, 1. 18; %**o£*l£> l^ào ou ^oio^V0 V»4^û U est en son pouvoir, Spicil. syr. 5, 13; Lév. 12, 8; Act. 5*39; Hébr. 11, 19. Les verbes du sentiment, dont le sujet logique est âme liai, sont généralement an féminin : «-^ à-»f© il hii fut pénible, ^> \*i* il m'est pénible;
*^ hJ^o U m'a déplu, ^ ^U V U ne nous déplaira pas, p]^> P
^ U ne nous déplaît pas, Ps. 95, 10; 2 Cor. 4, 1; Gai. 6, 9. Le masculin, cependant, est possible : ^o a S ^V-°° ^ vous fûtes affligés, Hébr. 10, 34; ^ *£>) — Mo et que nous soyons heureux, Dent. 6, 24.
h) Les verbes de la lumière ou de l'obscurité, des couleurs, ont plus souvent le féminin : h-*** ^ lorsqu'il fit sombre, ^«J r* lorupi'U fit jour, Matth. 14, 24; Luc. 6, 13.
c) Les adjectifs et les participes les plus usités sont : Po U convient, t£?1 U est juste, IV* ou j*** U est beau, ^ns il est utile, U vaut mieux, o^ U est mauvais, Vé4*o U est à cœur, |^o il est possible, AàAs ou Vé^? U est facile, \±£> ou ^om^ U est difficile, >^4 U est ion etc. Le féminin se rencontre moins fréquemment que le
masculin : ^yi^ééX ]1^i ^^ P il n'échappe pas à ta science, Josué le Styl. 14, 17, comp. Jul. 16, 8; fsViv>N *-*<* V*as U vaut mieux wmrir, Anal, syr., p. 7, 1. 2; \1^> P U ne se peut pas, Josué le Styl. 42, 1.
d) Les tournures impersonnelles et passives sont aimées en syriaque ' : ^ r^s^l i*& tu m'as ordonné, Josué le Styl. 3, 15;
V&o<ji$ ^io JyïNéN <n-^ \o<n s^lsz] p les Romains ne lui avaient pas
répondu pacifiquement, id. 16, 6; ^o\À ^û^ ^>\ comme on Va
1. Comp. en arabe \3 on a dit, <G*'£ on raconte, do /Jî\ on Vamena etc.
dit précédemment, Anal, syr., p. 35, 1. 18; «-^ r&|l2? Zo« ji^i jS VL?ao9 V*o* ^ào t'Z n'était pas possible qu'il lui fût dit par le Saint- Esprit, id. 129, 7 ; ^ \*h\±*) ^\ comme nous l'avons appris, Spicil. syr. 16, 22; Addai the Apost. 44, 3; vo<JL^ £o*£? o^j] *'& 2e désiraient, Josué le Styl. 13, 5.
e) Plus rarement, on emploie impersonnellement l'actif k la troisième personne du pluriel : «^ o^ojo woaû^L 0*0» on annonça à Jacob et on lui dit, Gen. 48, 2; p$V=> ^ V*S/ w»oi V> voici pourquoi on me suspend aux oreilles, Jacq. de Saroug, Zeitschr. £i).M.G.,XXX.,p.241,1.8;|2^f>^va^^ lettre, Néhém. 2, 7. On se sert plus volontiers d'un pronom indéfini comme sujet, § 320; une phrase telle que : £**? \<$*+ï on les a foulés aux pieds, Nah. 2, 3, répondant à l'arabe JjAî Jlï, était évitée en syriaque.