a) Par opposition au participe actif qui a 4e sens d'un
présent, le participe passif indique un état subi et est pris comme passé: ôij^oio? )Loa* 14J*? «-^ V*t° - - * (ZL*\ une femme ... a éprouvé du chagrin, parceque le jour de sa délivrance était arrivé, V©*J| %sj
^qû^ V*** V-**1 t?ou* aussi maintenant, vous éprouvez du chagrin, Jean 16, 21 à 22; *-*** ***$* fo t'occupais, ^**£* H* s'occupent,
Josué le Styl. 5 et 6; £* qui paît, \^> repu; £)&> qui meurt, £**io qui est mort; \msoi o<* 6 XeXoujxévoç, Jean 13, 10. o\ ^k^io? véS^ ^■«v»^ ceucc jtu étaient morts ou blessés, Josué le Styl. 63, 3.
Nous avons vu, § 239, que les adjectifs verbaux, de la forme J^fS, avaient aussi ce sens : ^4 qui est venu (|2| qui vient)] >o»ji qui est stable (^o\o qui se tient debout) ; >o»ro qui précédait, antérieur; ^b qui a multiplié, nombreux (V^» qui multiplie)] V*1| qui allait, Anal, syr., p. 82, 1. 12; Addai the Apost. 45, 6; VàaZ jut a confiance, Ps. 56, 3, etc.
b) En dehors des verbes neutres, cette distinction temporelle s'est fait valoir dans un certain nombre de verbes actifs et a prévalu sur le sens passif de ce participe, qui prend un complément direct, v. § 234 : fO^i *©,£ Va p| ^a^ je me suis souvenu de tout ce qu'a fait . . . , 1 Sam. 15, 2 ; k+om ^oj? . oLij ^^«JL
vous vous souvenez de ce que j'ai dit, Spicileg. syr. 18, 17; )olL^ j-msll ^ooi souviens-toi de Dieu, Anal, syr., p. 13, 1. 25; o| <-*!£? \1
^Oô? tout ce qu'ils possèdent ou posséderont, Anecd. syr., I, p. 48, 1. 26; Kok$ <-àio? que vous possédez, Jul. 9, 23; t+o» o*? \4-£ ôwl> )ooi parce que celui qui la conduisait, Anal, syr., p. 82, 1. 2; \a.,*«4 *avroxpohu>p5 fréquent; )f*Sn ^ éda, qui porte les clefs, Jul. 11, 10; <n^ 0001 ^éVIémS Us le menaçaient, id. 19, 4, comp. Marc 6, 19; £jol ^iSinà, portant des bâtons, Jul. 25 ult.; W^l ^iiiSj portant des croix, Addai the Apost. 8, 21.
c) Sauf ces exceptions, le participe des verbes transitifs a encore son sens actif ou passif parfaitement distinct et le passif s'emploie pour les mêmes temps que l'actif : n àh n? \ ,i n • ] y&êjo p \Boia3 VV^*? comme il est écrit : la loi n'est pas faite pour
les justes, Aphraat. 24, 12; 1 Tim. 1, 9; ^Jào ^^ns ^ v«
ceux-ci ont reçu l'ordre de notre part, Jul. 16, 25; ^oIaMo) ^*io|
vofcjj quand vous serez réunis, Aphr. 221 ult.; P^iio? \Lo^ jusqu'à ce yu'tZ $o& montré, Josué le Styl. 42, 1 ; Zoo* V**0' W1 ^? r^*> Jl^ééî ^onàSs peut-être que maintenant la crainte vous aurait pénétrés, Jul. 19, 26.
d) Parfois il est pris comme adjectif: ^)p^ioo «j^a-* • . . \h^ih* des lettres belles et lisibles, Josué le Styl. 59, 20; dans le sens d'un gérondif : ^iSr^mv» p? pn\ pS^al les richesses divines, dont on ne peut être rassasié, Jul. 6, 24; ^-osn^oiàio ^ on ) ï* on doit croire, en effet, que les douleurs . . . , Anal, syr., p. 59, 1. 18; jor^ >ÉNmv>? rien de repréhensible, 1 Timot. 4, 4.
e) Il est volontiers construit avec le lâmadh du sujet logique: V^lé, R>iMff <n^ v«SnVi p l'athlète ne célèbre pas le nom, Jul. 9, 15;
^ooi^t tlîooi ,-I^oàio? \4^û parce qu'elles leur étaient nécessaires, Josué le Styl. 64, 21 ; tt^I ^-^ol^a «^ ^sV^n* fy qui n'ait entendu toutes ces choses, id. 65, 11; de même, impersonnellement, v. § 325 a : ou© i**e> on doit le renier, Martyr, homerit., Ckrest. Knbs, 44, 4; Michâelis 35, 13.
De i/Infinitif.
332. L'infinitif est usité comme temps ou comme objet. C'est comme temps que nous l'envisageons ici ; sur l'infinitif absolu, v. § 353.
a) Comme temps, en dépendance d'un verbe, l'infinitif est toujours précédé du lâmadh de la direction qui établit le rapport entre les deux verbes : V*>°<»f^ ^viX wpqiiXoê îoasbz) Julien . . .
avait l'intention de se rendre à Rome, Jul. 7, 23; *.g^nYiN ,-1-^^
que nous devons écrire, Josué le Styl. 7, 11; oYin^yiS *-su^4 H se préparait à se venger, id. 47, 7 ; ^nftviX ^j-L il commença à enfoncer, Matth. 14, 30; ]mY\\ «-^ po ^ p il ne faut pas qu'il vive, Act. 22, 22; <éA*viN fcJj >ÉÉnAVi $ tu ne peux adorer, Anal, syr.,
p. 4, 1. 30; lias ,-i r^viviS **<n \Ln3 U vaut mieux mourir de faim, id. 7, 2; qS^v^vi^ wô?1? ^àio] quand il convient déparier, id. 16, 7 ; ^^a^. ,^<* r^4^ $ P^ 'éViéSééS pour les gens sains d'esprit, ces choses ne sont pas difficiles à connaître, Aphraat. 228, 16; ,jq^ nivièoi^v^N foS\nN ^ ]o<* rendait la chose croyable, Josué le Styl 9, 17; comme gérondif : os^-viS oooi oaus ^om éé'^ ]^a Us s'en-
levèrent tout espoir de salut en péchant, id. 20, 15; après une location de temps et de lieu : )^o » iînViS pLof )o<* p ce n'est pas le temps de réunir le troupeau, Gen. 27, 9; ,^^N <n&iocu oviS.vo et son époque d 'enfanter était arrivée, id. 25, 24 (note karkaph.
Dans toutes ces phrases, l'imparfait et le participe sont également possibles, v. § 390 a.
b) Lorsque l'infinitif est précédé d'une préposition, notamment ^i, le dâlath conjonctif se place après elle, une préposition ne pouvant pas régir un verbe, comp. § 2966 : ^sviS? <^o <mcm\ Us
renoncèrent à entrer, Josué le Styl. 45, 13 5 ^oci'iiiS vOr°p ... ? ^àioj tyi^S? ^-i quand leurs yeux sont trop pesants pour voir, Anecd. syr., IV, p. 60, 1. 2; ^ v/iS? ^ ^l*? qu'il reste sans entrer, Hébr. 4, 1: aj. Gen. 11, 8; Ruth 1, 12: même, dans les constructions
unpersonnelles : *nnàYiN? ^ ^7nNnm ^01 \cn ma faute est trop
grande, pour qu'on pardonne, Gen. 4, 13; V>vjS &*») Ja^o pLo quel conseil donnert Jul. 34, 5.
c) Les verbes Jo<*, bu) il est, buL, U n'est pas, sont suivis du nom de l'agent avec le lâmadh du datif et de l'infinitif, dans le sens de ; il a, il n'a pas : \ nmviN ^oou^ )oat ha] . . . $s) Us n'avaient
pas à se rassasier, Josué le Styl. 33, 10; fiai tsyiviS ^ Jo«J ,J quand même j'aurais à mourir avec toi, Matth. 26, 25; bu] )z\L^o ^ *o&££a^> sé^ ]om j'avais beaucoup de choses à t' écrire, 2 Ep. Jean
12; f****? ,osviS ^ voo«J )b£oou ^oou^c tous les jours, nous avons à bien agir, Aphraat. 230, 3; %-a%nN «^ |o<* 2^^. U n'avait pas de quoi payer, Matth. 18, 25.
Dans les constructions impersonnelles, bu) est parfois omis : <aioajû^ Uy a à s'étonner, Josué le Styl. 2, 7 ; q^ïiNq îot^iû^ Uy a lieu d'admirer et de s'étonner, Jul. 4, 10; 6, 22; 23, 11 ; 61, 5; lo|V>^o Vàôoi )tii^S c'est un sty et de joie et de transport, id. 9, 7 K
1. Comp. les tournures analogues en grec : (x^j noXka X^eiv, rcfortv èv sâbt ^vXoaoctv. Ces locations se rencontrent également en néo-hébreu, notamment celle si usuelle de b"ft renseignement (est qu'il faut) dire.