‹ Traité de grammaire syriaqueChapitre 164 sur 209 · Chapitre VUL · texte numérisé non relu

Chapitre VUL

M et h^L.

339. a) b*\ U est s'emploie surtout impersonnellement, car c'est un ancien nom qui n'a pas les caractères du verbe, § 220 fin : tZo^, b*\ \2lo comment cela va-t-il chez toi? Sindban 2, 8 ; ^o^ V& M? tout ce qu'il y avait, Josué le Styl. 26, 13; quelquefois, cependant, il a un nom pour sujet : *+£ à-»r> ^ , b*]? \ri'ih\ |-^ld poû les anciens tombeaux qu'il y avait pris de Mâr Qounâ, id. 35, 15; vos^ M ^éViâiS pûa combien depains avez-vous? Matth. 15, 34. Il prend les pronoms suffixes personnels, comme un nom, pour former les personnes du verbe être, § 220 fin : quioaVo **<nok*]? )aSéS^ qtd était galUéen d'origine, Josué le Styl. 62, 6. Dans FHexapla et l'Heraqléenne, cette locution est très-usuelle et se rencontre dans les passages où la P'àittâ a )o<n comme présent, 334J:^2^| p? . ooua^J )5 etc., au lieu de *-*oot p, oo<n p >.

1. Suivant Bar'ali, n° 650, éd. Hoffmann, on disait aussi ^ SftS ^oioà*|t

•n lien de i^9 ^<"©^1 c'e^ tcn tel, en considérant le suffixe et v^9 comme le régime direct de à-»|, par analogie de ^ouaOoi, y. § 348.

b) *-»} est, comme un participe, § 335 c, suivi de l'auxiliaire |ooi avec le sens de l'imparfait : \o<n bu\ U y avait est fréquent dans les fables et les contes (v. Kalil. etDamn., Sindban etc.); avec un nom, comme sujet : ^oouia^ |ooi M? v*NéPo et ceux qw étaient avec lui, Josué le Styl. 68, 17; auquel cas &*) prend généralement le suffixe du sujet, avec lequel |o<n s'accorde : vo*^L»| \^à^ y-à^ oooi car c'étaient des pécheurs, Matth. 4, 18; à-*o<* **2>-»] fêtais, Act. 22, 3. L'accord de )o<n avec le sujet a même lien, quand M n'a pas le suffixe : \2j ,-ioi ^ Cioai i+\ il y avait là des femmes, Matth. 27, 55 ; l^al H %J&*> ^*? oo<n &*) il y avait chez nous sept f rires, id. 22, 25; on trouve aussi le féminin comme neutre, § 325 : ^1 ^o<* M? V^itte! ^s| attfit Ze# étrangers qu'il y avait là, Josué le Styl. 26, 11.

c) Devant *-»|, on met |o«J pour exprimer le subjonctif ou le conditionnel, comme devant un participe, § 336 b : à*J ^? l®»-3

la-â,9Qâ ^L sache distinguer. Anal, syr., p. 20, 1. 21 ; o) *Jj3{ ^i ^oio^l JooU jb o{ wkjioL»! ]o«J? tZ /att£ nécessairement qu'il soù ou qu'il ne soit pas, de Hermen. Aristot. 33, 10; ^octi* M |o«J IUNoa, jw'tfo en aient le pouvoir, Josué le Styl. 81, 3.

d) h+\ et Jooi &*) suivis du lftmadh du datif expriment, pour le présent et l'imparfait, le même rapport de propriété que )o« et )o«j pour le passé et le futur, § 338 : va* ]12 <ju£> |o<n M© U avait sept femmes, K*in ])£> jL \o<n bu] c&> %i sache que, quand même tu aurais cent fis, Sindban 1, 2 et 6, 11; ^ l& ^ $ q^ J2loj )z^m b*\i si ce n'était pas pour qu'il y eût une bonne fin, Addai the Apost. 9, 20; d'une manière figurée : %]& ^ bu\ tu as à savoir, Josué le Styl. 71 ult.; <oo^? «-^ M polmj il éprouve la tentation de se lever, Jul. 8, 23, comp. § 332 c; sans le dâlath conjonctif : ^oouiio >onJZ] ^ ^-*| je puis me venger d'eux, Jul. 70,

11 ; avec omission de &*) : pj t>V? ^ ...olLje n'ai pas à songer, «. 88, 26. - - • -

ba] suivi du dâlath du génitif exprimait la nature ou une qualité inhérente k l'individu, v. § 317e; suivi du dâlath du relatif, il signifie quelqu'un, quelques-uns, § 320/; suivi du dâlath

conjonctif, il forme une locution adverbiale : ? M, ? ^àào| M, • ^ fc-0, 7 Isu) fc-*J, 5 ji. 2^J parfois, par places, par endroits.

340. à-kik # n'e** pas, contracté de b*\ P, suit les mêmes constructions que h^\ : ou£» ^£ r»*-*? }g*v>S/ à^ tZ n'y a pas (26 disciple plus grand que son maître, Matth. 10, 24; à^ oi^x» Vo vo<sl1^ \om Us n'avaient rien du tout, Josué le Styl. 65, 2; -iooi à-ii* ]à*4*» ^o<n^ dcpLOp-rfav oùx. et^ov, Jean 15, 24; Ii&Nqa. vo<n^ &^ & n'ont pas de pouvoir, Aphraat. 219, 1.

H se rencontre plus rarement avec les suffixes que h.*\ : ^lo ^«oû-k^o V&r> demain, il disparaîtra et ne sera plus, Jul. 9, 6, comp. Ps. 37, 36; il est quelquefois suivi des pronoms isolés, p} hj^je ne suis plus, ^oJ) à-àl* ils ne sont plus, Jérém. 31, 15; Job. 24, 24. b+\f au contraire, prenant les pronoms suffixes trèsfacilement, a rarement un pronom isolé après lui.

La construction de h * S avec un infinitif est très-usuelle, v. § 332c : lot-^p ^yi^ à*^ on ne peut connaître Dieu, Anal. syr., p. 7, 1. 2; p| WaviS £om h*^ on n'entendait rien que, Josué

le Styl. 35, 20; avec y. jio|? h^ personne ne dira, Addai the Apost 23, 13.

341. Le pronom est construit comme régime, suivant le rapport logique mais non grammatical, dans la phrase suivante : ^-*? ^ <oaàt b*\ ^1 \J&£> p moi, vous ne m'aurez pas toujours, Matth. 26, 11; Jean 12,8.

Chapitee IX.

Des compléments des verbes.

342. Le syriaque jouit d'une grande liberté pour la construction du verbe avec son objet. Lorsque celui-ci est déterminé, il est souvent précédé du làraadh de la direction : )v>frsN )^d U appela

les peuples, Aphraat. 220, 21 ; *+2jqX£u<* ^éWééS ^ secours mon incrédulité, Marc 9, 24; surtout, si c'est un nom propre : ^Sû-â, UaJ ^iio^p écoute leprophUe Jérémie, Aphraat. 219, 18; |o<w ^hééV>

^\S\q ^âg-v^So f/,-viS ^qjL on Jésus aimait Marthe, Marie et Lazare, Jean 11, 5; quelquefois l'objet est en apposition sans

lâmadh : ^ V-^°? KnlS9 ^^ *£><* donne la moitié qui me revient, Luc. 15, 12; oi,^) yaa il plaça sa main, Marc 8, 24.

Un nom indéterminé n'a pas le lâmadh : V^*-3 ^J ï*^ rende réponse, Aphraat. 222, 9; ^rA^ 1^°}^ nviim ocxe 8a*TuXiov et; xr(v Xeîpa aÙTou, Luc. 15, 22. Mais cette règle n'est pas très-constante, les Syriens, k défaut d'article, n'ayant pas une idée très-nette de la détermination: on rencontre notamment le lâmadh devant un objet indéterminé mais qualifié : <£o<n IfoZ |?oi ]k^* ) v>S? I^éJld? )Znnn,SsnS de peur que cette cause ne suscitât une affreuse inimitié, Addai the Apost. 3, 9; devant un nom, usité comme pronom indéfini ou devant un nom de nombre : *aJP V^f3? 2*** blâmerait quelqufun, Spicil. sy r. 6, 1 ; ^oouiio *-âjp btHo il envoya quelqu'un d'eux, Josué le Styl. 13, 13; ^o Va^ jiaSV) ^no^^oz P \èJ\ n'appelle pas maître quiconque . . . , Anal, syr., p. 28, 1. 20; fli^wS ti^o^ >oa£)) il ressuscita avec lui beaucoup de gens, Addai the Apost. 12, 19; flï^fflS Jo<* \^ forçait beaucoup de personnes,

id. 35, 2; v^-àViS/ ^o yit^. ^ hfL) je t'enverrai un de mes disciples, id. A, 17; 5,22.

Les pronoms personnels, objets d'un verbe, sont suffixes du verbe ou du lâmadh, on dit : ou£4-£> ou «^ V$uo, et avec les suffixes de la troisième personne du pluriel, ^oJ} Vfc-o, ^Jl V^o, § 220, ou vo«-^ Vfc-o, ^«^ V^o. Quand l'objet est exprimé par un nom, le suffixe du verbe ou du lâmadh sert à rehausser ce nom, que lui-même ait ou n'ait pas le lâraadh, v. ci-dessus § 305a.

Lorsque l'objet est précédé d'un adjectif, comme V© suivi du suffixe, § 304c, le lâmadh est omis ou placé devant l'adjectif: |Zoj-»fio ouis*© oiSinà.o et il prit toute l'amertume, Aphraat. 223, 18;

Jiolo oiSnS cjiZo^ ok^iâ U rassembla près de lui tout le cottège, Josué le Styl. 8, 19; ^j^ <nSnS ^m éééY> \1moa, un ulcère frappa tout notre corps, id. 19, 16.

343. L'objet peut précéder le verbe, auquel cas il suit les mêmes règles que lorsqu'il est placé après lui ; déterminé, il a ou n'a pas le lâmadh : ^oisoLh ^r*^ l<"-^>tf? f-4 tels que s'ils

t * o o o o ty

devaient servir Dieu, Anal, syr., 9, 2, comp. ^*J| )]» P |«As per-

oo*c » o y *> o « k

sonne n'a vu Dieu, Jean 1, 18; ^•vw )Zoiioo|? \b±v*\ \y\^ <*ï±]

qtd aiment cette science de la magie, Spicil. syr. 9, 1 ; \io\i jJa» »^ »Mi4>j il pensa qu'il avait trouvé le moment opportun, Josué le Styl. 17, 8; indéterminé, il n'a pas le lâmadh : %o^>àJ ^ V^r^° eto qu'ils ne lui brisent pas d'os, Aphraat. 217, 16; *£>«-* |3 V^^3 Une répondit pas, id. 222, 8; Exod. 12, 46; mais on rencontre ici également, pourvus du lâmadh, des noms que nous considérons comme indéterminés : ^^? voJ<n V^r3 t^0 I^^^l^o et il transperça trois de ces Persans, Josué le Styl. 61, 10; ^-io \ilo voJ| lias |/.ft\ 2>-»|9 et tous ceux qui sont auprès de toi, qu'il les convertisse, Addai the Apost. 4, 18.

Quand l'objet déterminé précède, il peut être repris, avec une certaine intensité, par le suffixe du verbe ou du lâmadh : H-am *£» oi^h otfZù* ) — liftHmonSo il nomma Constantin chef de V armée, Josué ie Styl. 41, 3.

344. a) Un verbe peut avoir un double objet ou deux régimes directs. Tels sont notamment les causatifs, § 198, comp. § 192: lL$o Itta&J ^oaiisL^; je vous ai enseigné les lois et les décrets, Deut.

4, 5; V-ai )-JaL^ <*jl ci Nom! ] ^Séja^ V^^°1 il fit souffrir à ce vieillard des tourments variés, Jul. 6, 4; *s4-oo?p l^às <jJL*$ U

répondit à Eudocete, id. 20, 8, comp. Luc. 23, 9; ]&*-£j m ln\ (i^ioty H l'habilla de vêtements de pourpre, Luc. 15, 22 ; ^oJ| ^?oJ <o*^-»? )$££* il leur fera connaître leurs œuvres, Job. 36, 9 Hex.;

\b±t> ouaSuo p-»?? Vôo] otSnm U lui a appris la voie du jugement et lui a enseigné la science, Isaïe 40, 14; |à-»?oiûàio }h] ^ojj uqm U leur

montra le mystère du baptême, Aphraat. 226, 11; ^ r*03? ^^ *ia» ^io ^ fais-moi voir ce qui t'a été commandé par ton maître, Jul. 20, 8; ^^th^ ^^ >a1a2^at| pi'ête-moi trois galettes, Luc: 11, 5; o-av> m iso^qi H lui confia sa pensée, Jul. 107, 1, comp. 86, 8 ; Overb. 175, 14.

b) Quelques verbes prennent au p"al un double objet; ce sont ceux qui signifient emplir, payer, couvrir, desmander : <-jJ) o^io

lï^fl p^ emplissez d'eau les cruches, Jean 2, 7 ; v^oto^qs* }«A ou^d Wo Dieu lui a payé ses mauvaises actions, Jul. 5, 27 ; ^oJ} ^o^aJ )j£u| que nous leur payions des hommages, Anecd. syr., IV, p. 60, 1. 21; \soq£l2 ^lo )lio mhJ±£iZ p)je lui ai demandé des paroles de la loi, Aphraat. 395, 2 ; V^ ^oioaLûo^o couvre-le d'airain, Exod. 27, 2.

c) Dans les constructions du passif, le premier objet de ces verbes devient sujet et le second, régime : l^a^iio &**£> ^J^ld2J\o ]r\'àV\w et la salle du festin fut remplie de convives, Matth. 22, 10; Pjio? <n-"'oj] \o<n l^nS^^o pci celui-ci avait été instruit de la voie du Seigneur, Act. 18, 25.

Parmi les participes passifs qui prennent un régime direct, § 331 b, il en est quelques-uns chez lesquels ce régime s'explique comme un second objet de l'actif, quand même l'actif aurait la forme d'un causatif (pa'el ou aphfel) : ]«-^P ^énS (teâpopo;, fréquent; VÉàèoS li*r* vêtus d'une cuirasse, Jul. 9, 27; JHûs ^-jJ&àc couverts de tiares, Josué le Styl. 23, 2; ouLi ^jp| ^ ceint de son

glaive, id. 32, 8, comp. ar. Ui-^ \*xuixi; -to<* ysv> Icua^s elle était pleine de malades, id. 35, 7. Ces participes se distinguent de ceux énoncés sous le § 331 b, en ce qu'ils ont un sens passif.

345. a) Les verbes qui signifient considérer comme, tenir pour, <-Jjbl J****S ont souvent deux compléments, dont le second est à considérer comme l'attribut du premier (dans les phrases passives, comme 1 attribut du sujet) : ^*ok^o ^*<n^. p| >ntM *sJo p é»om et je les considère toutes comme un dommage, Ep. aux Philipp. 3, 7; |ka^ ^ ^àiêf/ vmNn ]^ considère une seule chose comme bonne, Anal, syr., p. 3, 1. 17 ; ct^so jlfcjp ôt^ */ïIéé?\j ^ioiS ^u utw femme considère son mari comme une loi, id. 8, 28.

De même, ceux qui ont le sens de faire, proclamer, instituer,

pi*endre, etc. : pàVièSn «jJLcutfjo ]2^oo* . oou^c ^oaso \on ^. jtn\) je te ferai prince et maître à vie et t'établirai prêtre . . . , Jul. 16, 15; \*iàî?» hJ\ ]^o ]nSv> ta appelles roi le monstre, id. 18, 7 ; .av^m

^ooul* jaI? p-»| jnNYiS qu'Us prissent pour roiquibonleur semblerait, Josué le Styl. 17, 7 ; V^r^0 téV^* ^J) V*^> # bâtit les pierres en autel, 1 Rois 18, 32; tt00*3? ^r^r^ Ir**-* ^Là r^r^J nous observons les azymes comme une fête de notre sauveur, Aphraat 223, 16; ^a+dIIû p£l on les appelle ivraies, Spicil. syr., p. 5 ult.; ciioà^io? J^ow \&£Lk> qui est appelé le bâton de la colère, Josué le Styl. 6, 10; \2>y$ )hJ] uaii ^pTftK ny* np% 1 Rois 16, 31, aj. Spicil. syr., 14, 17.

346. a) L'attribut verbal peut être complété par un ou plusieurs

mots qui se construisent comme l'objet, sans le secours d'une préposition; telles sont notamment : les locutions adverbiales de temps et de lieu, ii>tk)\ *U*o\ : \-*£auJ *ië> ^oJobJ )\L^o ]2a6q1 de

longs jours, les Israélites demeureront, Aphraat. 219, 2; Hosée 3, 4; *-«xna£>f b**£> }*»£* ]b^Z ^ûSij il fut élevé pendant trois mois dans la maison de son père, Act. 7, 20; v^2d$ >L^lo |loa*^? \Lio] ,1 pendcait que tu marches dans la voie de la justice, Anecd. syr., I, p. 34, 1. 17, comp. § 3716; les locutions qui indiquent un état, JU.\ : n^Nq» V|^ ils allaient nus, Job 24, 10; ^o-éio w»giotÉV>S/ oo^oo « loin nJ^ e£ m* disciples s'approchèrent lui montrant la construction..., Matth. 24, 1, comp. § 330 d; les locutions qui précisent et déterminent l'attribut, j^a^xXJ : H-— *o <*o\l ]o<n +***, caaa*o qiNSono et Joseph était de belle prestance et de jolie figure, Gen. 39, 6, comp. 29, 17; ^oaH^ T^r* l*8 mn* libres (déliés quant à leurs reins), Josué le Styl. 23, 2.

b) H n'est pas rare qu'un abstrait verbal soit choisi dans ce cas, jjikiJÎ J^il^JÎ, soit seul : ^ fa il fit un vœu, Sindban 1,3; \h é/iSs nàSq ils firent un trou, Josué le Styl. 42, 19; ppDos ^ksL\ U reçut un ordre, id. 44, 14; )rn \ t^t-^ r° pendant qu'ils travaillaient, id. 30, 12; )£qjo) |o<ji t-^M-û il faisait des cures, Addai 19, 1 ; soit accompagné d'un ou plusieurs adjectifs : \&h P^°) \&\ ^ il leur fit subir un grand tourment, Josué le Styl. 32, 2; . oJ) oaoJ > Vân —*13Z Us les entassèrent en deux tas, id. 46, 9; \&L± ^ n*i\ ■>) X&h il éprouva une grande angoisse, Sindban 3, 14; \aqlû 2xJ) zVi \jl*£> tu mourras d'une mort amere, Martyr, homer., Chrest. Knos, 39, 'lO.

347. Un certain nombre de réfléchis de verbes dérivés sont actifs et se construisent avec un régime direct, §§ 193 a 200; tels sont : &A se souvenir, *sul*z) méditer, \s>2*jd) comprendre, %<ioh±,\ connaître, ***)ob*,] promettre, s^rV^l désirer, r^omL] se représenter, concevoir. Anal, syr., p. 33, 1. 28, etc.

348. Les verbes neutres signifiant arriver à se construisent souvent sans préposition : ) — a^ ^oi-*4^û la nouvelle lui arriva, comme en hébreu KXâ et en arabe çb ^ ; p? *▲)] ^ncz^] |$o foà«r> ^ v^oua^ et il ne resta personne à qui il n'arrivât du mal, Josué le Styl. 72, 16; If^o? «-^^ \&x* f^o et lorsqu'il arrive à

la porte du tombeau, Jacq. de Saroug, Monum. syr. de Môsinger, II, p. 52 vers 6 ; «-*r^ ou oik^i^ il lui arriva, *±+r\ & m! arriva,

fréquent; ^<n^om \~x& ^ — 1*^,** P n<w« *w savons pas ce qui lui arriva, Act. 7, 40; v^ouaoot |3 iLw «0^© e£ rtèn de fâcheux ne lui arriva, id. 28, 5 et 6 ; vo3| |ooi pLooi? parce gw cela leur arriva, Luc. 13, 2; (ji-iooi^ ôi^fi tfcnitf ce qui lui arriva (à elle), Addai the Apost. 12.,pénult.; ^ le désir est venu à, se construit de même : ^j^9 je désirai, Rabb. Overb. 164, 23; Poème d'Alexandre, Chrest. Knos, p. 75, vers 12 !.

349. Le régime indirect des verbes est précédé de la préposition régie par le verbe, v. § 373. Le lâmadh du datif se rencontre souvent dans une même phrase à côté de celui du régime direct : ^-^cl^l rr±o ri^ ^L. h^] je t'enverrai un de mes disciples, Addai the Apost. 5, 22 ; ^anuS . . . ]L^a^^ oviSé»! livrez le Golgotâ à Jacques, id. 12, 1.

Le régime indirect que Ton veut accentuer, est mis en tête de la phrase et peut être, dans ce cas, repris par le suffixe : ^jktsd» k*^ \&u eji2^(jiai2i^o et à ses faveurs, un y a pas de terme, Spicil. syr. 4, 16; ^qi éSs raa . . . pn^o Lia \± au sujet des nones, il commanda, Jul. 61 ult.

Page 1