Chapitre XII
Des noms : du genre et du nombre des noms.
354. a) La forme des substantifs n'indique pas toujours leur genre; nous renvoyons aux paragraphes 262 à 270, au sujet
1. Barhébrœus, I, p. 58, 1. 24 et 81, 20, ne fait aucune distinction an sujet de la position de l'infinitif absolu, qu'il explique comme un renforcement dn verbe.
des anomalies que présente le syriaque; nous n'ajouterons ici qu'une observation, c'est que les pluriels irréguliers n'ont aucune
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influence sur le genre : )ZnSiS, fZofoj, j/noN, j/oSééé, f^ori}, quoique désignant des choses, sont masculins, parce que le singulier est de ce genre; feb, V&*> V^-* etc., sont, au contraire, féminins, parce que tel est leur genre au singulier : )&^o, 1^4-, . ° *
b) Les titres qui servent a qualifier les personnes, gardent leur genre propre, tels sont notamment les abstraits de dignité : fZa.o? grandeur, kq— *) fraternité, |Zoou£>| paternité, fZo-àau ou iZo-ibA^ sainteté : ^Lo^n^ ^ v^oi^û*» ta Perfection suffit, Overb. 228, 18; t/onSv> v>2 que ta Royauté sache, Jul. 34, 24; k£>«I
^lo<juX ta Divinité a donné, id. 35, 7. Mais foNv» verbe, \*oh esprit, sont masculins quand ils désignent la seconde et la troisième personnes de la Trinité ; \i^ &*a» (bjpfov est masculin, comme nom de l'Antéchrist,, Apoc. chap. 13, 16 et 17; de même, |^oo5 myriades, |\*ii rfmes, désignant des individus.
c) Dans les noms composés, § 256, le genre et le nombre sont indiqués par le second nom : fc nfy,* &**£> ^OM^sàJ? ^ u ordonna de rouvrir les temples païens, Jul. 3, 5; 5, 17; &*£> ■ îo/Mo ]2^aiâ e< a*e restaurer les salles d'école, id.h, 18; (Latoi? V-^^ ^1 ^Hvjl la portière du temple se fendit, Matth. 27, 51; Luc. 23, 45, comp. Héb. 10, 20. Il faut excepter |Zo5oiJ b+o ou <--**nJ b*c> Mésopotamie, qui, comme nom de lieu est féminin sing. : «^ teofaj t^n toute la Mésopotamie, Josué le Styl. 58, 5.
d) Un collectif peut être construit suivant le genre et le nombre qui lui appartiennent, ou suivant les individus qu'il renferme,
o o pooyyoyo »
comp. § 275 : r^?^ P° ^r^l P? m^^? )&*»£*£> oku. èjj$Xs<]/<rce eîç Ta Tustetvà tou cùpavou, Sri eu areCpoïKJtv oùSs OepiÇouatv . . . Matth. 6, 26; cependant cette construction est blâmée par les grammairiens, v. Barhébreus I, p. 241, 1. 11.
0 0 . 0 0 0 0 •°Jt°'*0.1, .
\i± est tém. sing. : \xXoo \l±& ou© (Lo {^ il jette un cri au troupeau et celui-ci se rassemble, Jul. 8, 17 ; }1^ <n^ >noi> iZ laisse le troupeau, Aphraat. 225, 2, comp. Jean 10, 12; rarement il est construit avec le féminin pluriel.
WÎ^ojs une quantité, ]&&> une foule, ]ô^ le reste, et autres collectifs de cette espèce, se rencontrent souvent avec le pluriel masc. : IV^» p^ ofc-ààoo il mourut un grand nombre . . . , Jul. 26, 11 ; V»
,o]j*ii oooi tt^^s^-* • • • I^J-*!^0 chaque ville . . . se pressait pour voir, Addai the Apost. 16, 12, V §§ 275, 276 et 378 c.
355. Le manque du neutre, que ne possèdent pas les langues sémitiques, ne se fait guère sentir que dans les noms qui n'ont pas de genre propre, comme les adjectifs et les pronoms. Le syriaque se sert indifféremment, dans ce cas, du masculin et du féminin, comme dans les constructions impersonnelles des verbes, § 325 a : ,ja^ »-**£>? ^ Xr& it yàp xaxbv &:o{rfaev, Matth. 27,
23; g osî? <n£ \&jJ9 liio ce qu'il avait à faire, Jul. 14, 20; >©£2> *i*à£>? ,Jo cq^î , | oui ,ànM ce qu'il fait, soit en bien, soit en mal, 2 Cor. 5, 10; rn\l )£+*** <J si tu fais une bonne œuvre, Anal, syr., p. 6, 1. 28; oiTSàiO V>oQjù^ ouL ^ûltf d chaque jour suffit sa peine,
Matth. 6, 34; p<n ou |?oi c«ci, ooi ou *^ot ceZa; poi V&lo ou \)<* \^o à cause de ceci, ? ooi ^| ou ? **n ^) de même que; ^SiSn f*^o ji^l? I,-»} <-io wn pew moins que ce qui avait été semé, Josué le Styl. 37, 14; ou^ -iooi \*\3ï ]rA r^0 v*iO0,l P H ne négligea pas ce qui était
son devoir, id. 46 ult. ; ^*2i£? 1^4 lequel des deux? fréquent; ^*2&?, fc^£? en second lieu, en troisième lieu, etc.
On trouve même comme neutre, le masculin uni au féminin : \]2^o ]ilj^\ akXa rcoXXa, Jean 21, 25.